Oui ? Non ?

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Petit rappel pour les nouveaux venus ou ceux qui me suivent de loin.
OUI ?  NON ? ou les mini retours en quelques lignes
J’ai lancé cette rubrique en mai 2019, suite à ma décision de ne plus faire
de longues chroniques
 pour les lectures mitigées ou les déceptions.
Le blog est fort chronophage, je préfère consacrer du temps à vous parler des livres que j’ai aimé.

J’assume entièrement mes déceptions, mon humble avis n’est pas parole d’évangile et surtout je ne détiens aucune vérité. Je vous ai toujours promis la transparence dans mes ressentis. N’hésitez jamais à lire ces romans pour vous faire votre propre avis. Je ne remets nullement en question les qualités du roman. Le plus souvent, il n’y a pas eu ‘la rencontre’ qu’on attend en ouvrant une lecture. Je suis passée à côté de l’histoire, de l’univers du récit, de l’écriture, etc… Je n’ai pas pas aimé ou j’ai été déçue par rapport à mes attentes.   Allez savoir !

 

Mes déceptions d’octobre 2021

 

La montagne est un personnage à part entière dans ce thriller qui se déroule dans l’ambiance glaçante des Pyrénées. Suite à la découverte d’un homme mutilé dans une station de ski, l’inspectrice Alex Serra est envoyée sur place pour mener l’enquête car elle connaît l’endroit pour y avoir vécu enfant. Une série de meurtres s’enclenche, ils semblent liés à une histoire cachée depuis la guerre, le meurtrier tue systématiquement des personnes apparaissant une vieille photo, il a toujours  deux longueurs d’avance sur la police. 

Un thriller qui avait de folles ambitions au départ, ses différents ingrédients promettaient une excellente recette mais pour moi, la sauce n’a pas vraiment pris. L’intrigue complexe et pleine de ramifications (beaucoup trop) mélange une sombre histoire ancrée dans le passé, une vieille photo, l’Histoire et la Seconde Guerre Mondiale, des anciennes colonies textiles implantées dans le décor, des fragments du journal de Raquel une fille juive qui a fui la France à travers les Pyrénées, des secrets de famille, un traumatisme d’enfance, une flic complètement cinglée, des meurtres rituels, Dante, un monastère, la religion, un manoir terrifiant… 

J’ai eu énormément de mal à m’accrocher à cette histoire au rythme très inégal et qui file dans toutes les directions, les histoires parallèles viennent trop souvent couper l’intrigue principale et cassent l’ambiance et la fluidité. 

Au final, le cocktail est assez lourd et indigeste, il goûte le « déjà-vu » avec une impressionnante quantité de clichés et de personnages stéréotypés. Dommage !

4ème Couverture
Dans une petite station de ski des Pyrénées, située à la frontière de l’Espagne et de la France, un homme est retrouvé mort au fond des eaux glacées d’une piscine. Il est menotté et ses paupières sont cousues. Alex Serra, inspectrice aux homicides de la police de Barcelone, est envoyée sur place pour mener l’enquête aux côtés de Jean Cassel, un lieutenant de police français. Les investigations prennent un tour imprévu lorsqu’un lien est établi entre la victime et une grande famille de la région, propriétaire des terres de la vallée, dont l’héritière vit recluse dans un manoir isolé. C’est en effet dans l’histoire tourmentée du village, lieu de passage des fugitifs pendant la Seconde Guerre mondiale, que semble se trouver la clé de l’affaire. D’une ancienne colonie industrielle perdue dans la montagne jusqu’à un mystérieux monastère, Alex et Jean vont devoir réveiller bien des vieux fantômes pour découvrir la vérité. Et le temps leur est compté : alors qu’une tempête sans précédent s’abat sur la région, la liste des victimes ne cesse de s’allonger. 

 

Ilaria Tuti s’est imposée avec son premier roman Sur le toit de l’enfer mettant en scène l’extraordinaire commissaire Teresa Battaglia. J’ai adoré ! Elle a frappé plus fort encore avec son deuxième La nymphe endormie. Un énorme coup de coeur, une pépite à l’atmosphère troublante, une intrigue complexe et fascinante.

C’est donc avec beaucoup d’excitation que j’ai ouvert A la lumière de la nuit, certaine de vivre un magnifique moment lecture. Comment vous dire ma déception ? Ce troisième roman est bien en dessous des deux premiers. Renseignements pris, c’est un spin-off qui se situe entre son premier et deuxième roman. D’où peut être, cette impression de faire marche arrière. Au départ, c’était une nouvelle, elle s’est transformée en un court récit.

Chiara est une fillette de neuf ans atteinte d’une maladie rare l’empêchant de s’exposer à la lumière. Elle est hantée par un rêve étrange et récurrent mais est-ce vraiment un rêve car il semble tellement réel. Teresa Battaglia y croit fermement et c’est le point de départ de cette enquête abordant de façon très superficielle l’exode des gens des Balkans, traversant la frontière entre la Slovénie et l’Italie dans les années 90.

Emouvant, poignant et plein de sensibilité par moment, la très belle plume nous plonge dans l’atmosphère sombre et brumeuse de la montagne et des forêts. Mais dans l’ensemble, l’auteure nous a habitué à beaucoup mieux, elle nous a coupé le souffle avec ses enquêtes complexes et détaillées nous emportant complètement. Ici, l’intrigue manque cruellement de consistance, elle est moins passionnante et les deux thématiques sont à peine survolées. Le final vire à l’eau de rose. Il faut bien avouer que 225 pages c’est très court pour approfondir.  Grosse déception pour moi !

4ème Couverture
Atteinte d’une maladie rare et condamnée à l’obscurité, Chiara, huit ans, fait des rêves aussi étranges qu’effrayants : dans la forêt qui jouxte sa maison, elle voit un arbre couvert de mystérieuses inscriptions au pied duquel repose un cœur d’enfant.

Chiara est convaincue que son rêve fait écho à des événements réels. Terrifiés, ses parents contactent la police, lançant la commissaire Battiglia sur les traces d’un passé tourmenté. Dans cette région d’Italie où la terre est brûlante, seuls peuvent enquêter ceux qui survivent à la lumière de la nuit…

 

Ses deux premiers romans (Les loups à leur porte et Helena) ont été des coups de coeur, des romans coup de poing, des chocs de lecture.

J’ai ouvert son troisième en toute confiance et je suis tombée de haut. J’ose dire que c’est une déception, je suis d’autant plus surprise que je ne m’y attendais absolument pas. Je suis à contre courant de tous les excellents avis qui encensent ce roman, je risque de me faire lyncher, mais je vous ai toujours promis la franchise avant tout. Ca passe ou ça casse, pas de demi-mesure possible avec cette lecture ! La seule façon de l’aborder, c’est de lâcher prise complètement et d’accepter de flotter dans ce voyage déstabilisant.

Un roman profondément torturé d’une cruauté absolue ! 700 pages explorant le MAL et l’imaginaire sous toutes ses formes et facettes. Le paranormal se mêle à l’horreur dans cet étrange voyage à travers le monde et les époques. Les différentes temporalités se superposent avec des allers-retours dans le temps, les mondes visibles et invisibles se mélangent. On croise une multitude de personnages -un vampire, un démon, un fantôme, une sorcière, des extraterrestres…- ils voyagent aux quatre coins de la planète à des époques différentes.

Dix longs chapitres indépendants, qui ne semblent avoir aucun lien entre eux, aucun fil conducteur apparent, si ce n’est un manoir caché et une actrice. Dix chapitres sans unité de temps ni de lieu qui donnent plutôt l’impression de lire des nouvelles. La construction m’a trop déroutée, mon esprit cartésien s’est senti perdu sans aucun fil pour s’accrocher.

J’ai aimé, beaucoup aimé certains chapitres, comme le deuxième par exemple… j’en ai rejeté d’autres. J’ai adoré la magnifique plume de Jérémy Fel. Mais au final, le voyage aura été en dent de scie, trop douloureux, entre le cauchemar et la torture. 

Pour public averti, les âmes sensibles passeront leur chemin. Rien ne nous est épargné. Tout ce que vous avez lu comme romans noirs, violents, hard… passera pour « oui oui à la plage » à côté de celui-ci. Nous sommes à la limite du soutenable par endroits, trop c’est trop !!!

4ème Couverture
Dans un univers sombre et magnétique, où les époques et les lieux se superposent jusqu’au vertige, Gabriel, Damien ou Natasha se débattent avec de vieilles peurs héritées de l’enfance et leurs pulsions les plus inavouables.  Jérémy Fel entraîne ici son lecteur dans un imaginaire éblouissant, où cruauté et trahison règnent en maître. Comme dans un palais des glaces, les destins se répondent et se reflètent, créant un monde où visible et invisible, réel et fiction, se confondent.  

 

2 commentaires sur « Oui ? Non ? »

  1. Merci pour tes conseils auxquels j’attache beaucoup d’importance vu que depuis que je lis tes chroniques, je peux compter sur les doigts les livres sur lesquels nous n’avons pas le même avis: un! Il s’agit de « Mon territoire » que l’on avait trop comparé à « Un hiver de glace » de Daniel Woodrell ou encore à « Sweetgirl » de Travis Mulhausser, deux livres que j’avais adorés. En ce qui concerne « Les sept châtiments », tu n’es pas la première à être de cet avis, une personne qui partage nos goût a même été jusqu’à dire, je cite: « ce livre avait tout pour être un très bon thriller avec un huis-clos à ciel ouvert, dans les montagnes (tout ce que j’adore, donc), mais l’auteur a malheureusement voulu changer soudainement de direction et en faire un « Seven » littéraire, ce qui a tout gâché(…) », donc je passerai mon chemin pour celui-là. En ce qui concerne Ilaria Tuti, j’ai faillit l’acheter, j’attendrai qu’il arrive à la bibliothèque! Mais encore une fois, la même personne m’a aussi dit que j’allais être déçue, moi qui avait adoré les deux premiers tomes de « Teresa Battaglia », je te donnerai mon avis quand je l’aurai lu. En revanche, je ne sais pas si le livre a été traduit en français (mais peut-être lis-tu en néerlandais et/ou en anglais aussi), j’ai lu un autre livre de Ilaria Tuti, il s’agit d’un drame, un « one shot » et je pense qu’il te plairait beaucoup. Il s’agit de « Bloemen van steen » (Fleurs de pierre si je traduis le titre littéralement), j’ai traduit le résumé pour toi et ceux qui seraient intéressé lorsqu’il sortira en français:
    Pendant la Première Guerre mondiale, l’armée italienne mène une série de batailles contre l’Autriche-Hongrie. Dans les Alpes, une guerre de tranchées s’ensuit. Dans la neige et l’air raréfié, des milliers de jeunes hommes se battent pour leur vie. S’ensuit un appel désespéré à la population pour aider les hommes. Des centaines de femmes des villages en contrebas se mettent en action. Elles sont de tous âges et, au péril de leur vie, transportent des paniers remplis de nourriture et de munitions dans les montagnes jusqu’au front. On les appelle « les Portatrici », les porteuses, et ce sont elles qui, en fin de compte, ramèneront les corps des jeunes hommes en bas de la montagne.
    Dans « Fleurs de pierre », Ilaria Tuti suit les destins de cinq de ces femmes extraordinaires à travers les yeux d’Agata, une jeune femme qui doit simultanément s’occuper de son père mourant. L’histoire d’Agata, et celles de Caterina, Viola, Lucia et Maria, redonnent à ces femmes la place qui leur revient dans l’histoire. »

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