Avec Massacre au camp de vacances, Joey Comeau revisite les codes du slasher dans un roman très gore où les massacres s’enchaînent au cœur d’un camp biblique. Si la relation entre Martin et sa mère apporte une véritable dimension humaine au récit, je suis malheureusement restée sur ma faim face à des personnages peu développés et à une tension qui n’a pas réussi à m’emporter.
Les disparus d’As Covas met en scène la disparition de trois enfants en Galice en 1979 et le retour, vingt-cinq ans plus tard, de la seule survivante sur les lieux du drame. Présenté comme un polar ou un cold case, le roman s’oriente en réalité vers un récit d’introspection lent et atmosphérique, centré sur la mémoire, les silences et le poids du passé. Si la plume de Susana Fortes est sensible et soignée, l’absence de véritable enquête et le rythme contemplatif pourront frustrer les amateurs de polar, tandis que les lecteurs de romans d’atmosphère et de récits introspectifs pourront s’y retrouver.