
Paris noyé sous une pluie incessante. Une petite fille de cinq ans qui hurle dans la nuit en proie à de terrifiants cauchemars. Une mère épuisée qui perd peu à peu ses repères et carbure aux anxiolytiques. Et dans la cave inondée de son immeuble, une inscription sur le mur qui va tout faire basculer.
Bienvenue dans l’univers de Sidonie Bonnec.
Un thriller domestique… en apparence
Avec La Femme effacée, Sidonie Bonnec signe un deuxième roman très différent de La fille au pair, tout en conservant ce qui faisait déjà la force de son premier livre : une atmosphère particulière, une tension grandissante et ce malaise omniprésent qui ne vous lâche plus.
Au premier abord, on pourrait croire que nous sommes face à un thriller domestique autour d’une thématique vue et revue (que je préfère taire…). Mais l’autrice nous emmène progressivement tout à fait ailleurs.
Et quand le roman prend une autre dimension… difficile de le lâcher.
Le passé qui hante le présent
Le récit bascule alors entre le présent et un passé très lointain — autour de 1466 — nous plongeant au cœur d’une histoire où généalogie, transmission et secrets de famille occupent une place centrale, tandis que le passé vient peu à peu hanter le présent. L’alternance temporelle pourra peut être dérouter certains lecteurs. Personnellement, j’ai trouvé l’ensemble fort original et réussi, notamment dans cette façon d’explorer comment le passé continue de peser sur les vivants, longtemps après avoir été enfoui.
On retrouve également ce sentiment d’enfermement et d’inquiétude qui m’avait déjà marquée dans La Fille au pair. Candice perd progressivement ses repères, le suspense monte, les certitudes vacillent et l’atmosphère devient de plus en plus oppressante.
En résumé
J’ai beaucoup aimé le mélange des genres, le thriller psychologique, la dimension historique, la thématique et surtout cette atmosphère trouble et enveloppante. Difficile d’en dire davantage sans risquer d’en révéler trop. C’est un roman qui se découvre au fil des pages, et mieux vaut en savoir le moins possible avant d’y entrer.
Avec La Femme effacée, Sidonie Bonnec confirme son talent pour installer un malaise durable et maintenir son lecteur dans un état d’inquiétude permanente. Une autrice à suivre.
Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.
Quatrième de couverture
Après le succès de La Fille au pair, Sidonie Bonnec confirme son talent et signe un thriller psychologique implacable.
Candice suffoque dans un Paris submergé par une pluie incessante qui l’oblige à rester enfermée chez elle. Sa fille de cinq ans se réveille chaque nuit en hurlant. Un cri rauque et douloureux dont aucun médecin ne parvient à expliquer la raison. Et puis, cette sensation d’être épiée dans ses moindres gestes… Quand elle découvre une étrange inscription gravée sur le mur de sa cave, elle y voit l’empreinte d’un lointain passé qui n’a pas tout dit. En cherchant à percer son origine, Candice bascule dans une histoire terrifiante : celle d’une femme qu’on a voulu effacer. Entre folie, manipulation et vengeance qui défie le temps, La Femme effacée plonge le lecteur dans une spirale oppressante où les fantômes d’hier hantent les vivants d’aujourd’hui.
Editeur : Albin Michel, 320 pages, date de sortie : 2 septembre 2026
j’avoue que je prefère de loin LA FEMME EFFACÉE à LA FILLE AU PAIR ..
j’ai bien aimé ce style a « la dark water » on peut rajouter aussi que le livre se lit vite grâce a des passages très courts 😁
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