
Botigalli garde ses secrets
Une maison achetée pour un euro dans un village abandonné de l’arrière-pays sarde. Pour Tilda, architecte en quête d’un nouveau départ, c’est une aubaine. Le rêve : rénover entièrement une vieille bâtisse et tourner définitivement la page d’une période douloureuse.
Lorsque le jeune frère de Tilda vient lui rendre visite et disparaît soudainement, les questions se multiplient. Et puis il y a ces cloches de l’église qui sonnent toutes seules le dimanche…
En parallèle, Enzo, un journaliste qui enquête sur l’histoire de Botigalli, cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce lieu marqué par une histoire aussi mystérieuse que douloureuse. Il tente de faire parler les silences et de déterrer certaines vérités enfouies.
Vera Buck nous plonge dans un roman où la noirceur se mêle à l’intime.
Un huis clos à ciel ouvert
Au cœur de l’arrière-pays sarde, Botigalli semble figé hors du temps. Ses maisons abandonnées, ses ruelles silencieuses, ses montagnes et la nature sauvage qui l’entoure créent une atmosphère aussi fascinante qu’inquiétante.
Botigalli est bien plus qu’un décor. Le village devient un personnage à part entière, chargé des traces de ceux qui y ont vécu.
Tilda ne vient pas seulement restaurer une maison. Elle veut aussi reconstruire sa vie et prendre un nouveau départ. Face à elle, Enzo enquête sur l’histoire du village et tente d’en comprendre les silences.
On retrouve ici tout ce qui fait l’univers singulier de Vera Buck : une tension qui s’installe insidieusement, un présent qui se mêle au passé, plusieurs voix qui se répondent et des révélations distillées par petites touches. La double temporalité est parfaitement maîtrisée et, peu à peu, les pièces du puzzle s’assemblent.
Bien plus qu’un mystère
Derrière la noirceur et le mystère, l’autrice fait peu à peu émerger une histoire profonde, où les blessures du passé prennent une résonance bouleversante.
Les secrets familiaux, la psychologie des personnages et les non-dits donnent au récit une profondeur qui dépasse largement l’énigme qui entoure le village. Tout est merveilleusement travaillé.
Et puis il y a cette atmosphère… Envoûtante, sombre et parfois inquiétante.
Je ne vous parlerai bien sûr pas de ce qui s’est réellement passé à Botigalli, de ceux qui portent encore les traces de son histoire et de tout ce qui se cache derrière les apparences. Gardons le mystère et le plaisir de la découverte !
Sachez simplement que les révélations s’accélèrent dans les derniers chapitres et que Vera Buck nous réserve une fin qui m’a bouleversée et serré la gorge.
Après Les enfants loups et La cabane dans les arbres, Un sombre été est, pour moi, son meilleur roman.
Un roman noir mystérieux et envoûtant, porté par un décor fascinant et cette profondeur humaine qui lui donne ce petit supplément d’âme que j’aime tant.
À noter : Vera Buck a ajouté une postface à ce roman. Je vous conseille vivement de la lire après avoir refermé le livre. Elle donne une dimension supplémentaire, profondément émouvante, à tout ce que vous venez de vivre.
Je remercie chaleureusement les éditions Gallmeister pour leur confiance.
Quatrième de couverture
Une villa délabrée vendue un euro dans un village fantôme en Sardaigne : pour Tilda, architecte allemande, c’est une aubaine. À la recherche d’un nouveau départ, elle souhaite rénover l’endroit et tourner la page sur son douloureux passé. Mais l’apparence idyllique du lieu est trompeuse. Les cloches sonnent le dimanche comme par magie, et l’on murmure qu’une malédiction plane sur la maison. Avec l’aide d’Enzo, un journaliste qui enquête sur ce village, Tilda tente de percer les mystères qui l’entourent. Lorsque Nino, son jeune frère venu lui rendre visite, disparaît soudainement, elle est prête à tout pour le retrouver. Tilda découvre alors, dans l’arrière-pays de l’île, une vérité plus sombre que n’importe quelle légende – et qui semble étroitement liée à son passé. Car ceux qui s’installent à Botigalli n’achètent pas seulement des murs. Ils achètent aussi les secrets qu’ils renferment.
Après Les Enfants loups et La Cabane dans les arbres, Vera Buck signe un nouveau thriller envoûtant.
Editeur : Gallmeister, 425 pages, date de sortie : 19 août 2026
Tout à fait d’accord avec toi ma Nadia :-D
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J’avais beaucoup aimé les précédents romans de cette autrice, je me réjouis donc de la lire à nouveau ! Merci pour votre chronique.
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Alors autant commencer par le sombre été, même si le nôtre fut ensoleillé ! ;) Un huis clos à ciel ouvert, j’adore ça. Quant aux fait que les cloches de l’église sonnent toutes seules le dimanche, je dirais que c’est normal, partout on est en train de niquer le repos dominical, les magasins sont ouverts, alors, les choches sonnent… elles bossent ;)
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