L’écrivain public – Dan Fesperman

L’écrivain public – Dan Fesperman

Elu meilleur roman policier de l’année par le New York Times.

Le récit se déroule en 1942 durant la seconde guerre mondiale à New York, peu après Pearl Harbour, l’auteur s’est inspiré de faits réels pour aborder le thème de l’immigration allemande à travers une enquête et des meurtres. Tous les ingrédients sont réunis pour titiller ma curiosité.

Le contexte historique est très intéressant, instructif et superbement documenté. La reconstitution est parfaite, l’auteur nous immerge dans le New York méconnu des années 40, le New York de l’après prohibition et son quartier allemand, les immigrés juifs, les nazis, la mafia et ses liens avec les autorités, les gangsters….

A mon avis, c’est le grand intérêt du roman. Car l’intrigue est le gros point faible… trop d’histoires en parallèle qui nous égarent. Elle est beaucoup trop lente et manque de rythme, très mal ficelée, noyée dans un mic mac de détails inutiles. Pas vraiment maîtrisée, comme si l’auteur l’avait mise au second plan, se concentrant avant tout sur le côté historique de son récit. Les personnages sont trop nombreux, peu approfondis, on s’y perd un peu sans s’y attacher vraiment.

Au final, le roman est intéressant mais manque totalement de fluidité et de rythme. Il ne m’a pas réellement passionnée ni embarquée…. je me suis ennuyée ! trop de longueurs et de descriptions. J’ai eu l’impression de lire un reportage. Comme si l’auteur avait mis en avant son métier de reporter de guerre. Dommage !

Je remercie chaleureusement l’agence Anne & Arnaud pour sa confiance.

4ème Couverture

9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s’échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l’Hudson. C’est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d’un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d’un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d’une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l’avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l’ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent…

Editeur: Cherche Midi, 464 pages, date sortie: 12 avril 2018

MAD – Chloé Esposito

MAD – Chloé Esposito

Un roman léger à lire cet été sur la plage ou au bord d’une piscine.

Une histoire de jumelles, Beth et Alvie, la vertueuse et la maléfique. Beth est mariée à un superbe italien et vit dans une magnifique villa en Sicile, tout lui réussit. Alvie, l’anti héroïne sexy, est une catastrophe ambulante, sans le sou, virée d’un boulot qu’elle déteste et de son appart par ses colocataires.  Tout bascule lorsque Beth invite sa jumelle à passer quelques jours dans sa villa sicilienne…. les surprises et les meurtres vont s’accumuler à la vitesse grand V.

Un roman noir bourré d’humour, décalé, décapant et comme l’annonce le titre, complètement FOU.
Imaginez Tarentino qui rencontre Bridget Jones !
La 4ème de couverture me titille, tous les bons ingrédients sont réunis et je m’attends à passer un excellent moment .

Si le scénario est sympa, l’intrigue est assez peu crédible, trop tirée par les cheveux mais je m’accroche car les rebondissements s’enchaînent dans un tourbillon dingue et rendent la lecture addictive.

Hélas, tout va très vite partir à vau l’eau.  A vouloir gonfler l’humour, le rocambolesque, le ton loufoque et décalé, le roman accumule les clichés et s’égare dans les excès jusqu’à frôler le ridicule par moment.  Même les traits de l’héroïne sont forcés à l’extrême pour la rendre trash à mourir. Trop c’est trop !  Le mélange des genres fonctionne à moitié, des scènes de meurtres sanglants mélangées à des scènes érotiques style « Cinquante nuances… », comment vous dire ?

Je l’ai lu assez vite mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. C’est un roman qui ferait merveille adapté au cinéma par Tarentino.

Au final, ça passe ou ça casse ! Dommage la sauce n’a pas trop pris !
A lire pour vous faire votre avis, ce divertissement vous fera peut être passer un bon moment.
Une de mes amies l’a lu, elle a adoooré.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve Noir pour leur confiance.

 

4ème Couverture

Alvie est une catastrophe ambulante sans avenir, virée de son boulot et même de son appartement par ses colocataires. Tout le contraire de sa sœur jumelle, Beth, qui réside dans une somptueuse villa de Taormine en Sicile avec son mari, un superbe Italien, et son adorable petit garçon. De quoi lui donner des envies de meurtre ! Alors, quand Alvie reçoit un appel de sa sœur qui lui propose un vol en première classe pour la rejoindre, elle ne saute pas immédiatement de joie… avant de céder à l’appel du luxe et du soleil. Mais la gentillesse n’est pas gratuite : Beth lui demande de se faire passer pour elle le temps d’un après-midi.
Cet échange d’identité va se révéler la première étape d’un tourbillon diabolique et irrésistible ! Entre faux-semblants et rebondissements, Alvie se découvre de nouvelles passions peu ordinaires et apprendra que la vie de rêve peut parfois avoir un goût de… sang.

Editeur: Fleuve noir, 480 pages, date de sortie: 14 juin 2018

L’échange – Rebecca Fleet

L’échange – Rebecca Fleet

Caroline et Francis, un couple au bord de la rupture tentent de surmonter leur crise  et de recoller les morceaux, ils décident de partir une semaine en vacances en profitant d’un échange de maison. Rien ne se passera comme prévu.

Une histoire de couple, d’adultère, de mensonges et de secrets. Un huis clos alternant entre présent en 2015  et passé en 2013.  Un passé que Caroline aimerait tant oublier.

Je vous avoue avoir été un peu déçue, peut être parce que le roman est annoncé comme « explosif » par l’éditeur. Une histoire vite lue qui ne me laissera  pas un souvenir impérissable.
Ce thriller psychologique ressemble à tant d’autres, l’intrigue est intéressante mais il lui manque une touche d’originalité pour se démarquer et faire la différence.
J’avoue qu’à force d’en lire, je deviens très difficile !

Un climat de tension s’installe dès les premiers chapitres mais il retombe assez vite, un manque de suspense et de rebondissements, peu de surprises, un rythme lent et une fin trop prévisible. De plus, je n’ai ressenti aucune empathie pour l’héroïne, ni aucun autre personnage d’ailleurs.

Au final, une lecture sympathique et divertissante que j’ai moyennement aimé. Mais comme je dis toujours, cela ne reflète que mon humble avis.

A emporter dans vos valises, le roman ne vous cramera pas les neurones cet été.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l’occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d’imaginer que quelqu’un puisse y habiter.

Peu à peu, Caroline remarque des signes de vie, ou plutôt des signes de sa vie. Les fleurs dans la salle de bains, la musique dans le lecteur CD, tout cela peut paraître innocent aux yeux de son mari, mais pas aux siens. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu’elle aurait préféré garder enfouis. Et à présent, cette personne se trouve chez elle…

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 336 pages, date sortie: 7 juin 2018

Signe de vie – J.R. Dos Santos

Signe de vie – J.R. Dos Santos

Grosse déception !!!!

Beaucoup de bruit pour rien…

L’origine de la vie, de l’infini, la vie extra terrestre et la question « sommes nous vraiment seuls dans l’univers ? », voilà des questions qui me titillent beaucoup.

Je déteste écrire ce genre de chronique par respect pour l’auteur et le travail accompli, j’essaie de trouver quelque chose de positif à exprimer. Mais là, je cherche en vain, je ne trouve rien.

Un roman de vulgarisation scientifique (ou un manuel scolaire ?) d’un ennui profond et beaucoup trop long, 697 pages qui tiendraient sur la moitié. Il ne se passe quasi rien, très peu d’action. L’intrigue ne fait pas le poids, elle est tellement diluée dans les pseudo vérités scientifiques, les descriptions à n’en plus finir, les nombreuses digressions, clichés et répétitions, les longs passages techniques sur l’astronomie, la biologie, la chimie, la métaphysique, les mathématiques.
Beaucoup d’échanges et bavardages interminables entre les scientifiques. Des personnages hyper caricaturaux et stéréotypés.

Une bonne nouvelle quand même, si vous vous accrochez durant les 500 premières pages soporifiques, les 200 dernières sont meilleures.

La fin est décevante, précipitée n’importe comment, comme si l’auteur en avait marre et voulait finir au plus vite (après 700 pages, je le comprends !). Dommage !

Si vous voulez découvrir l’auteur, lisez plutôt « La formule de Dieu ».

Comme d’habitude, cette chronique n’est pas l’évangile et ne traduit que mon humble avis.

Je remercie les éditions HC pour leur confiance.

4ème Couverture

SOMMES-NOUS VRAIMENT SEULS DANS L’UNIVERS ?
CE QUE LA SCIENCE A DÉCOUVERT.
Un observatoire astronomique capte une émission étrange venue de l’espace sur la fréquence de 1.42 GHz.
Un signe de vie.
Le gouvernement américain et l’ONU en sont immédiatement informés.
Un objet se dirige vers la terre.
La NASA prépare d’urgence une mission spéciale internationale pour aller à la rencontre du vaisseau inconnu. Tomás Noronha, le célèbre cryptanalyste, est recruté pour faire partie de l’équipe d’astronautes.
Ainsi commence une histoire à couper le souffle qui nous entraîne au coeur du plus grand mystère de l’univers.

Editeur: HC Editions, 697 pages, date sortie: 3 mai 2018