7/13 – Jacques Saussey

7/13 – Jacques Saussey

J’ai beaucoup aimé …

Je l’ai déjà écrit, je vais me répéter mais ce n’est pas grave !
Jacques Saussey est un grand monsieur du polar.  Son précédent roman Ne prononcez jamais leurs noms avait été un énorme coup de coeur, il nous avait offert une pépite du genre en hissant la barre très haut (son meilleur roman, à mon humble avis, si vous ne l’avez pas lu, précipitez vous, il vient de sortir en poche)

Dans cet opus au titre énigmatique, son dixième roman, Jacques Saussey nous  surprend une fois de plus en nous livrant une intrigue brillante, orchestrée au millimètre près, un puzzle surprenant dont les pièces s’emboitent à merveille tout au long du récit. Une double enquête passionnante, mêlant présent et passé.

Nous retrouvons avec plaisir Daniel Magne et Lisa Heslin, ceux qui ont lu Ne prononcez jamais leurs noms savent qu’ils n’ont pas été épargnés, Lisa se reconstruit psychologiquement mais le chemin est très long.

Le livre démarre en force avec le meurtre abominable d’une femme, elle est retrouvée sans tête, sans mains et sans papiers dans une villa dont les propriétaires sont absents. L’enquête s’annonce plus que difficile.

Ensuite, nous remontons le temps jusqu’en 1944.  Un officier américain essaie de rejoindre la France depuis l’Angleterre.  Il va traverser la Manche en avion malgré une météo exécrable, c’est une question de vie ou de mort. L’avion se serait écrasé et l’officier aurait disparu, c’est la théorie qui ressort de nombreux documents depuis septante ans.  Est ce vrai ? Et qui est cet officier important ?  Pourquoi son histoire est elle liée aux meurtres d’aujourd’hui ?
Le mystère reste entier et je vous mets au défi de deviner quoi que ce soit avant les toutes dernières pages du roman.

L’intrigue au présent est loin d’être linéaire, les meurtres sordides se multiplient pendant que l’enquête complexe et dense lorgne vers les faits d’actualité dramatiques, la pollution en Baie de Somme et les migrants.
L’alternance entre passé et présent crée un rythme addictif et nous maintient en haleine jusqu’à la toute fin.

Le travail historique effectué par l’auteur est tout simplement grandiose et la construction magistrale est parfaite.
Une des grandes forces de l’auteur, ce sont ses personnages qu’on retrouve avec bonheur. Des personnages plein d’humanité et d’épaisseur, qui se dévoilent de plus en plus à travers leurs fêlures.

Un polar noir, sombre et dur, un polar engagé.
Un polar à lire absolument !

Je remercie chaleureusement les éditions du Toucan pour leur confiance.

4ème Couverture

Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée. Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. Le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition inattendue va faire basculer son destin. Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés.

Editeur: Toucan (coll. Touc. Noir), 464 pages, date sortie: 10 janvier 2018

Irrévocable – Andreas Pflüger

Irrévocable – Andreas Pflüger

La 4ème de couverture me titille très fort, tous les ingrédients me plaisent et laissent présager un beau coup de coeur !

D’un côté, Jenny une femme flic, membre d’une unité d’élite, qui a perdu la vue lors d’une intervention.  Une héroïne très charismatique, peu ordinaire, presque surhumaine.  Elle est hyper entrainée, possède des capacités hors du commun, c’est une tireuse exceptionnelle malgré sa cécité, adepte des arts martiaux et de la philosophie guerrière des samouraïs.  Spécialisée aujourd’hui dans les interrogatoires délicats et difficiles.

De l’autre, Holm, un méchant, plutôt abominable, qui tue sans pitié.  Il est responsable de la cécité de Jenny.

Au milieu, une prise d’otage et des enfants qu’il faut sauver au plus vite.

J’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire. La première partie est longue, confuse, compliquée, pleine de flash back incompréhensibles, on ne comprend pas bien où l’auteur veut nous emmener avec une surenchère de détails.  C’est simple, j’étais sur le point d’abandonner ma lecture quand le puzzle s’est mis en place.

La deuxième partie est nerveuse et file à toute vitesse, entremêlant passé et présent. Accrochez vous !
Des rebondissements, des fusillades, des courses poursuites, des cadavres… beaucoup de cadavres, des explosions.
Un suspense qui monte crescendo, un rythme haletant, une intrigue complexe, de l’action à revendre, au détriment de la psychologie.  L’auteur est scénariste, son écriture efficace et très visuelle nous projette dans un bon film de série b.

Une belle découverte à condition d’oublier la première partie !

Si vous aimez les héroïnes au caractère bien trempé et les bons films d’action…. allez y les yeux fermés.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.

4ème Couverture

Barcelone, il y a cinq ans : une opération tourne au cauchemar. Ce jour-là, Jenny Aaron, membre d’une unité très spéciale de la police allemande, perd tout : son amour, son honneur, sa vue. Elle survit grâce à ses autres sens et à la philosophie des samouraïs. Les arts martiaux constituent un de ses atouts majeurs, en dépit de sa cécité.
Mais les interventions à haut risque sont désormais remplacées par les interrogatoires les plus délicats. Écouter les silences, comprendre les non-dits, est devenu sa nouvelle spécialité. Un coup de fil de Berlin va pourtant propulser Jenny au sein de son ancienne équipe qu’elle pensait ne plus jamais revoir.
Un détenu de la prison de la capitale se déclare prêt à parler à condition que ce soit elle qui mène l’interrogatoire. Malgré ses réticences, la spécialiste accepte.
À peine entend-elle la voix de l’homme, que Jenny comprend : l’accident qui lui a coûté la vue n’était que le prologue. Dans les prochaines trente-six heures va se jouer sa vie…

Editeur: Fleuve noir, 544 pages, date sortie: 11 janvier 2018

Fantazmë – Niko Tackian

Fantazmë – Niko Tackian

A lire de toute urgence !
Totale réussite !

Deuxième opus pour l’inspecteur Tomar Khan, il nous revient dans un polar noir, urbain et inscrit dans l’actualité post attentats.

Niko Tackian nous percute de plein fouet et nous balance une vraie claque.

Fantazmë peut se lire indépendamment de Toxique (la première enquête de Tomar Khan) mais franchement, si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille de vous ruer d’abord sur cette pépite qui vient de sortir au format poche.

Nous retrouvons le commandant Khan et son groupe. Les personnages ont pris de l’étoffe, un beau supplément d’âme et d’humanité.  Tomar Khan, un flic borderline, toujours hanté et torturé par son passé et ses cauchemars. Il va traquer un impitoyable tueur albanais dans les bas fonds de Paris, Fantazmë « spectre en Albanais » est redouté par tous les milieux, mieux vaut ne pas croiser sa route.

La vengeance et les règlements de compte sont au coeur de Fantazmë et l’enquête très complexe abordera la mafia albanaise, la prostitution et l’exploitation des femmes, la drogue, les flux migratoires et les réfugiés.

Un polar violent, dur, shooté à la testostérone.

Une maîtrise impressionnante de la construction,  c’est très original et les chapitres courts donnent un rythme d’enfer, ça va vite, très vite… Aucun temps mort dans ce roman puissant et une tension qui monte crescendo jusqu’à nous nouer les tripes.  N’espérez pas poser votre lecture en cours de route, c’est mission impossible. Le récit est porté par une écriture ultra efficace, très cinématographique, l’auteur est scénariste pour la TV et la BD, ne l’oublions pas.

Toxique était une révélation, Fantazmë est la confirmation d’un grand talent.
Niko Tackian est devenu un incontournable sur la scène du polar.

Quoi, vous hésitez encore ?  Foncez, c’est excellent !

Je remercie chaleureusement les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.

4ème Couverture

Janvier 2017. Dans une cave du XVIIIe arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort. Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il. Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux
a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi. Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable,
un Fantazmë, un « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.
Avec cette enquête troublante, Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre
où s’affronteront inévitablement son devoir de policier et ses sentiments d’être humain.

Editeur: Calmann-Lévy, 300 pages, date sortie: 3 janvier 2018

Cirque mort – Gilles Sebhan

Cirque mort – Gilles Sebhan

Le premier roman noir de Gilles Sebhan, auteur de plusieurs romans autobiographiques et de deux essais consacrés à Tony Duvert.

Un drame survient dans une petite ville calme,  tous les animaux d’un cirque sont massacrés à la hache. Deux jeunes garçons disparaissent, les mois passent et l’enquête piétine. Disparition ? Assassinat ? Puis Théo, le fils du lieutenant Dapper, disparait à son tour.

Dans la région, un hôpital accueille des adolescents très perturbés, il est dirigé par un psychiatre-gourou très bizarre. Ilyas, un adolescent aux visions étranges semble savoir beaucoup de choses sur la disparition de Théo.  Dapper va mener l’enquête, il s’écartera de la loi et du cadre légal, il est prêt à tout pour retrouver son fils.  Je ne vous en dirai pas plus sous peine de trahir le roman.

Gilles Sebhan nous offre un polar étrange et singulier, à la limite du fantastique.  C’est angoissant, oppressant, glaçant jusqu’au malaise.

 L’auteur nous perturbe en nous questionnant sur la mort et les frontières entre normalité et folie.

Sa plume est fine, subtile, ciselée, chaque mot, chaque phrase trouve sa juste place.

Le suspense est présent jusqu’à la dernière page de ce livre très court qui se lit d’une traite.

Lancez vous dans cette expérience de lecture déstabilisante !

Je remercie chaleureusement les éditions du Rouerge pour cette très belle découverte.

4ème Couverture

Est-ce que Théo est avec toi ? Pour le lieutenant Dapper, le malheur a commencé avec ces mots-là, ce jeudi noir où sa femme l’a appelé parce que leur fils n’était pas rentré à la maison, après la classe. Il enquêtait alors sur la disparition de deux garçons. Peu de temps avant, un événement avait horrifié les habitants de la petite ville : tous les animaux d’un cirque installé pour Noël avaient été décimés à la hache. Depuis que Théo n’est pas rentré, depuis tout un hiver, Dapper, dessaisi de l’enquête, ne parvient pas à se résigner. Parce qu’un enfant disparu n’est jamais un enfant mort. Alors, puisqu’il n’a rien d’autre, il décide de suivre la piste que lui offre une lettre anonyme. Elle mène au centre hospitalier où sont accueillis de jeunes psychotiques. Dans ce lieu étrange, un adolescent, Ilyas, prétend avoir été l’ami de Théo. Dapper reprend espoir, puis comprend qu’il ne savait pas tout de son fils. Et comment en parler à sa femme, dire : J’ai rencontré un garçon qui a des visions et j’ai foi en lui ? Dans ce roman singulier et oppressant, Gilles Sebhan nous emporte sur les pas d’un homme dont peu à peu l’enveloppe se déchire. Dapper est prêt à tout pour retrouver son enfant, y compris à ne plus incarner la raison et la loi comme il a accepté de le faire quinze ans durant.

Editeur: Rouergue (coll. Rouergue noir), 147 pages, date sortie: 3 janvier 2018

La disparue de la cabine N°10 – Ruth Ware

La disparue de la cabine N°10 – Ruth Ware

Après Promenez vous dans les bois, Ruth Ware nous revient avec un deuxième thriller psychologique.

Fermez les yeux et imaginez…

Une croisière d’une semaine vers les Fjords de Norvège, un yacht luxueux, une dizaine de passagers très sélect.
Laura Blacklock, une jeune journaliste pour un magazine de voyage est invitée à bord pour couvrir l’évènement.  Un voyage de rêve qui tourne vite au cauchemar. Dès la première nuit, Laura est réveillée par un bruit, un gros plouf, elle voit la passagère de la cabine voisine jetée par dessus bord.  Petit problème: le lendemain, aucun passager ne manque à l’appel, personne ne croit Laura et de plus, la cabine voisine n’a jamais été occupée.

L’ombre d’Agatha Christie et de Paula Hawkins lorgnent vers ce thriller psychologique.  L’action est un peu longue à se mettre en place et l’enquête passe au second plan, le récit se concentre sur la paranoïa et la détresse de l’héroïne, une névrosée shootée à l’alcool et aux anxiolytiques.

Un huis clos marin oppressant qui nous fait bien ressentir la sensation de confinement et les angoisses de Laura. Une lecture captivante, du mystère, de la tension, des rebondissements, des pistes brouillées.

Un polar qui se lit bien, l’écriture fluide et les chapitres courts nous tiennent en haleine, le rythme est plutôt haletant.

Au final, un agréable moment de lecture et un bon divertissement.

Mais, une impression de déjà lu, des retournements de situations qui lorgnent un peu trop vers Mary Higgins Clark et un dénouement quelque peu prévisible, tiré par les cheveux ne m’ont pas totalement convaincue.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.

4ème Couverture

Une semaine à bord d’un yacht luxueux, à silloner les eaux du Grand Nord avec seulement une poignée de passagers.
Pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d’une meilleure occasion de s’éloigner au plus vite de la capitale anglaise.
D’ailleurs, le départ tient toutes ses promesses : le ciel est clair, la mer est calme et les invités très sélects de l’ Aurora rivalisent de jovialité. Le champagne coule à flot, les conversations ne manquent pas de piquant et la cabine est un véritable paradis sur l’eau.
Mais dès le premier soir, le vent tourne. Laura, réveillée en pleine nuit, voit la passagère de la cabine adjacente être passée par-dessus bord.
Le problème ? Aucun voyageur, aucun membre de l’équipage ne manque à l’appel. L’ Aurora poursuit sa route comme si de rien n’était.
Le drame ? Laura sait qu’elle ne s’est pas trompée. Ce qui fait d’elle l’unique témoin d’un meurtre, dont l’auteur se trouve toujours à bord…

Editeur: Fleuve Noir, 432 pages, date sortie: 11 janvier 2018

Une colonne de feu – Ken Follet

Une colonne de feu – Ken Follet

Une fresque époustouflante,
un fascinant roman historique,
une mécanique bien huilée.

27 ans après Les piliers de la terre, 10 ans après Un monde sans fin, Ken Follet nous revient en très grande forme avec le troisième tome de sa monumentale saga.  Un vrai bonheur de lecture !

L’auteur fait un bond de deux siècles et nous entraîne au coeur du XVIè siècle en pleine guerre des religions, avec Elisabeth 1ère d’Angleterre qui créera les premiers services secrets anglais.

Une saga passionnante, haletante, riche en rebondissements, mêlant avec aisance personnages historiques et fictifs et couvrant six décennies d’une période agitée et violente de l’histoire de l’Europe. C’est extrêmement bien documenté et foisonnant de détails.  On voyage de Kingsbridge, ville imaginaire d’Angleterre à Paris, en passant par Séville, Anvers, l’Ecosse, les Pays Bas et Hispaniola en Amérique.

Une centaine de personnages et une intrigue qui peut paraitre complexe mais n’ayez crainte, l’auteur est un formidable raconteur d’histoires, il a le don de prendre ses lecteurs par la main sans jamais les perdre et la narration devient limpide sous sa plume très visuelle.

Comme toujours chez Ken Follet, le roman regorge de thèmes et d’intrigues. Les rivalités religieuses, le fanatisme, le bien et le mal, la tolérance, les amours difficiles, les trahisons, exils et manipulations, les dissensions politiques, les querelles de succession au Trône…

Les personnages sont forts,  on se prend d’emblée d’affection pour certains, on en déteste d’autres mais aucun ne laisse indifférent et les femmes ont la part belle dans cet épisode.

Dépaysement garanti, Ken Follet nous raconte l’histoire comme si nous y étions.
C’est tout simplement excellent et ambitieux.  Un pavé de 928 pages sans temps mort.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Noël 1558, le jeune Ned Willard rentre à Kingsbridge : le monde qu’il connaissait va changer à tout jamais… Les pierres patinées de la cathédrale dominent une ville déchirée par la haine religieuse et Ned se retrouve dans le camp adverse de celle qu’il voulait épouser, Margery Fitzgerald.
L’accession d’Élisabeth Ire au trône met le feu à toute l’Europe. Les complots pour destituer la jeune souveraine se multiplient, notamment en France où la séduisante Marie Stuart – considérée comme l’héritière légitime du royaume anglais et issue de la redoutable famille française de Guise – attend son heure. Pour déjouer ces machinations, Élisabeth constitue les premiers services secrets du pays et Ned devient l’un des espions de la reine. À Paris, il fait la connaissance de la libraire protestante Sylvie Palot dont le courage ne le laisse pas indifférent…
Dans ce demi-siècle agité par le fanatisme qui répand la violence depuis Séville jusqu’à Genève, les pires ennemis ne sont cependant pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n’importe quel prix.

Editeur: Robert Laffont, 928 pages, date sortie: 14 septembre 2017

Le sceau des sorcières – Jacques Vandroux

Le sceau des sorcières – Jacques Vandroux

Un vrai bonheur de lecture !

J’ai découvert Jacques Vandroux l’été dernier avec Projet Anastasis, une merveille et un énorme coup de coeur.  C’est avec une grande joie que je me suis jetée sur Le sceau des sorcières et je n’ai pas été déçue.

Grenoble, des femmes sans histoire sont assassinées et torturées sauvagement.  Un tatouage les relient ‘le sceau des sorcières’.  Nadia Barka, une capitaine au caractère bien trempé, une tête brûlée borderline est en charge de l’enquête. Elle comprend vite qu’elle doit plonger dans le passé pour tenter d’élucider ces meurtres sordides. Des prêtres italiens et un vieil aristocrate romain vont l’épauler pour fouiller les secrets du Vatican.

L’auteur maitrise l’art de nous faire voyager entre présent et passé et nous propulse dans un thriller musclé saupoudré d’un brin d’ésotérisme.

Quel est donc le lien entre l’Inquisition, la chasse aux sorcières, le procès d’une guérisseuse condamnée à mort au 17è siècle et les meurtres d’aujourd’hui ?
Nadia Barka est prête à tout pour résoudre l’affaire, elle ira jusqu’à fréquenter les élites de la ville de Lyon dans leurs soirées fines entre échangistes, masochistes et baignant dans les trafics les plus sordides.

Un récit captivant, passionnant et impossible à lâcher.  Une intrigue à couper le souffle et une imagination débordante qui emporte complètement le lecteur.  Un suspense d’enfer, beaucoup d’action, aucun temps mort si ce n’est quelques petites longueurs dans la Ville de Rome. Des scènes noires à vous glacer le sang.  Un livre qu’on vit à fond, un rythme enlevé, une lecture toute en tension, une écriture vive et très fluide.

J’ai adoré le personnage de Nadia Barka, une héroïne hors du commun, qui n’a pas froid aux yeux.

Si vous n’avez pas encore lu Jacques Vandroux, il est plus que temps de faire sa connaissance en vous jetant sur Projet Anastasis .

Une chose est sûre, je suis entièrement conquise et je guetterai de près la sortie de son prochain roman.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont pour leur confiance.

4ème Couverture

Quand Isabelle Desmondières, chef d’entreprise à la vie débridée, est retrouvée torturée à mort à son domicile, c’est à son entourage que s’intéresse la police. Mais l’enquête prend une autre tournure lorsqu’une mère de famille sans histoires est découverte, quelques jours plus tard, immolée par le feu sur le campus de Grenoble. Car il y a un point commun entre les deux victimes : un tatouage mystérieux, le fameux  » sceau des sorcières « .

Pour comprendre ce qui lie ces meurtres atroces, le capitaine Nadia Barka devra exhumer les secrets du passé, notamment ceux du Vatican, et remonter des procès iniques de l’Inquisition au XVIIe siècle aux turpitudes d’une élite lyonnaise dépravée.

Editeur: Robert Laffont, 560 pages, date sortie: 23 novembre 2017