Complot – Nicolas Beuglet

Complot – Nicolas Beuglet

ENORME COUP DE COEUR !!!

Nicolas Beuglet est de retour.  Son précédent roman Le cri, a été une terrible découverte et un coup de coeur, à tel point que je me suis débrouillée pour trouver son tout premier roman publié sous un pseudo, si vous avez la chance de le croiser, n’hésitez pas, c’est Le premier crâne – Nicolas Sker.

Complot peut se lire indépendamment, mais si vous ne l’avez pas lu, ruez-vous sur Le cri (sorti en poche). Vous ferez connaissance avec l’enquêtrice Sarah Geringën, une héroïne  qu’on aime d’emblée, forte et fragile et Christopher (on les retrouve dans Complot) et puis, avouez que ce serait bête de passer à côté d’une telle pépite.

L’auteur allait-il réussir à me surprendre ? Allais-je autant aimer Complot que Le cri ?  Et bien oui, mille fois oui ! Il fait mieux encore !

Sarah est appelée par les forces spéciales sur sur un archipel isolé au Nord de la Norvège, une scène de crime atroce.  Le cadavre d’une femme nue, la Première ministre, martyrisée, des signes étranges sur le corps et une tête de taureau à côté. Peu d’indices et une mise en scène énigmatique qui laisse présager une difficile enquête.

Ainsi débute ce thriller magistral, cette époustouflante course contre la montre qui mènera Sarah de la Norvège au Liban dans la vieille cité de Byblos, en Allemagne à l’institut Max Planck et à Rome, au Vatican.

Je ne dévoilerai pas grand chose de la passionnante thématique, je vous laisse le plaisir de la découvrir, UNE ODE AUX FEMMES, étayée par les découvertes scientifiques et historiques.
De secrets en révélations ahurissantes, je m’énerve et me révolte en réalisant l’étendue du complot millénaire. L’auteur a accompli un fabuleux travail de documentation et de recherches, pour les curieux, les sources sont citées en fin d’ouvrage.

Une intrigue brillante et passionnante qui flirte avec l’Histoire, la religion, les mythes, la science et la politique.
Ah mais j’en vois venir certains, « un peu comme le Da Vinci Code ? ».   Sachez que le Da Vinci Code vous paraitra fade et insipide après la lecture de Complot, tellement supérieur côté plume et intrigue.

Un extraordinaire page turner, je l’ai lu en deux jours (bien obligée de le lâcher en journée pour bosser), un rythme effréné sans aucun temps mort. Le suspense ne faiblit pas un seul instant et les  nombreux retournements vous en feront voir de toutes les couleurs et vous couperont le souffle plus d’une fois.
L’auteur est scénariste, sa plume nerveuse, aiguisée, fluide et très visuelle nous transporte en nous faisant vivre le récit en 3D.

Une twist final qui me laisse K.O., oh my god, quelle fin ! je ne peux m’empêcher de pousser un énorme WTF !!! (what the fuck !)  Une fin qui laisse présager une suite.  Grrr, l’attente sera longue.

Si vous avez aimé Le cri, vous adorerez Complot.
Si vous n’avez pas aimé Le cri, vous adorerez Complot, c’est sûr !

Nicolas Beuglet est décidément un auteur bourré de talent.

Bon, vous avez compris qu’il faut le lire de toute urgence ?

Je remercie chaleureusement les éditions XO pour leur confiance et Nicolas Beuglet pour sa dédicace, il a tapé juste !

4ème Couverture

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d’une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu’un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu’au cœur même du Vatican, c’est l’odeur d’un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l’histoire, Complot explore les secrets premiers de l’humanité.

Editeur: XO, 496 pages, date sortie: 16 mai 2018

La nuit de l’ogre – Patrick Bauwen

La nuit de l’ogre – Patrick Bauwen

La nuit de l’ogre est la suite du Le jour du chien, même s’il peut se lire indépendamment, je vous conseille vivement de lire le premier tome pour mieux appréhender les protagonistes et apprécier pleinement l’histoire. Nous retrouvons Chris Kovak, médecin urgentiste et personnage hors norme (que j’adore), le lieutenant Valenti, le commissaire Batista et Le chien.

Un excellent thriller qui démarre au quart de tour.
Chris Kovak enquête sur la mystérieuse disparition de la fille d’une amie, il est loin d’imaginer dans quoi il met les pieds. Une plongée dans les profondeurs du mal où se côtoient la folie, l’horreur et la noirceur. Un vrai cauchemar peuplé de cadavres, de serial killer, d’un étrange homme au chapeau melon, de rats et de têtes conservées dans du formol.  Les lugubres photos post mortem, à la mode au siècle dernier, tiennent une place importante dans l’intrigue, elles me donnent froid dans le dos.

La construction est diaboliquement parfaite, l’intrigue palpitante et terrifiante, l’ambiance est glauque et angoissante à souhait.  Patrick Bauwen maîtrise à merveille l’art du suspense et de la tension chez ses lecteurs.  Sa plume est fluide, efficace. 500 pages tournées frénétiquement et rythmées par les nombreux rebondissements.

Un redoutable thriller qui mettra vos nerfs à rude épreuve, attention à la crise de  tachycardie.

J’ai lu L’oeil de Caine il y a fort longtemps, j’ai re-découvert Patrick Bauwen avec Le jour du chien , je vais désormais le suivre de très près, c’est une certitude.

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

4ème Couverture

La mort est un art.
Vous en êtes le spectateur.
Et vous pourriez être sa prochaine victime.

Des sous-sols de Paris aux recoins obscurs des facultés de médecine, Chris Kovac, médecin urgentiste, se lance à corps perdu dans une enquête qui ressemble à une nuit sans fin.

Editeur: Albin Michel, 496 pages, date sortie: 9 mai 2018

Je t’aime – Barbara Abel

Je t’aime – Barbara Abel

Déclaration d’amour 

Je t’aime… quand tu nous offres un roman inclassable entre un drame, une histoire d’amour et un thriller psychologique.

Je t’aime… quand tu me fais passer une nuit blanche happée par  ton sacré bouquin terriblement addictif.

Je t’aime… car tu as le secret pour plonger des familles ordinaires, sans histoires dans l’horreur en une fraction de seconde.

Une famille recomposée, quatre femmes, quatre destins, un secret, un mensonge, un grain de sable vient enrayer l’engrenage bien huilé et le drame survient. Le basculement total, l’explosion, le déchirement, l’impensable. Les évènements s’enchaînent façon « effet papillon », les rebondissements se multiplient, nous surprennent et nous mettent dans un état de grande tension jusqu’au dénouement final totalement bluffant.

Je t’aime… quand tu m’entraînes dans la spirale infernale de l’amour, de la haine, du ressentiment, de la vengeance jusqu’à la descente aux Enfers. Et que je me pose plusieurs fois la question : et moi, à leur place, comment réagirais-je ?

Je t’aime… car tu excelles dans l’art du thriller psychologique effrayant, en tissant des histoires simples en apparence mais si profondes et complexes. Tu aimes tellement tes personnages, tu parviens à les pousser dans leur limite extrême en nous faisant ressentir leurs émotions comme personne.

Je t’aime  Barbara Abel, car tu es au sommet de ton art.

Je remercie chaleureusement Agnès Chalnot et les éditions Belfond pour leur confiance.

4ème Couverture

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.
Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Editeur: Belfond, 464 pages, date sortie: 3 mai 2018

Les jumeaux de Piolenc – Sandrine Destombes

Les jumeaux de Piolenc – Sandrine Destombes

Alerte COUP DE COEUR !

Réussite totale !

Je découvre Sandrine Destombes avec son cinquième roman, mea culpa, personne n’est parfait ! Je suis très heureuse qu’elle ait remporté le Prix VSD RTL du meilleur thriller français 2018.

Après quelques chapitres, j’ai vite senti que je tenais une pépite entre les mains.  Si vous me suivez régulièrement, vous savez que c’est pour découvrir de tels cadeaux que je suis une serial lectrice.

Comment traduire au mieux mon ressenti de lecture tellement enthousiaste ? Que pourrais-je dire pour vous donner envie de vous jeter toutes affaires cessantes sur cet incroyable roman ?

Si je vous dis: j’ai A-DO-RE  !
Si je vous dis: 399 pages avalées en moins de 24h !
OK, les arguments sont un peu faibles, vous voulez en savoir plus.

Si je vous dis: j’ai entamé Les jumeaux de Piolenc une heure après avoir terminé le Franck Thilliez, (oui, je sais, fallait oser !) et la magie a opéré à 100%, là… je vous sens devenir très impatients.

L’histoire commence comme un macabre fait divers. Nous sommes en 1989 et deux jumeaux de onze ans disparaissent.  Un mois plus tard, un seul sera retrouvé mort.  L’affaire n’a jamais été élucidée. Trente ans plus tard, le délai  de prescription approche quand d’autres disparitions d’enfants surviennent. Le père des jumeaux est vite suspecté. Le lieutenant Fabregas est en charge de l’enquête, assisté de son ancien supérieur à la retraite (en charge du dossier il y a 30 ans).
Passé et présent sont intimement liés, les réponses se trouvent dans le passé,  les secrets du village remontent à la surface, les fantômes endormis se réveillent, les masques tombent et les blessures qu’on croyait fermées se rouvrent.

Au delà d’une magistrale intrigue ficelée à la perfection, Sandrine Destombes réussit l’exploit de nous immerger complètement dans l’ambiance d’un petit village de 5000 âmes et sa très belle plume nous fait ressentir à merveille l’atmosphère envoûtante de peur, de psychose et de suspicion qui s’empare des habitants.

J’ai adoré la galerie de personnages, très crédibles, fouillés dans leur psychologie, leur profondeur et leurs nuances.

Le rythme est enlevé, l’auteur ne nous laisse pas beaucoup respirer, n’espérez pas poser votre lecture en cours de route, c’est impossible tant le suspense est intense.  La tension est palpable à chaque page et l’angoisse monte crescendo au fil du récit. De coups de théâtre en révélations, les fausses pistes, les doutes et les rebondissements se multiplient.  Les gendarmes avancent lentement dans des voies sans issue, l’enquête est fort complexe, vont-ils parvenir à dénouer cette pelote toute emmêlée ?  Le mystère s’épaissit au fil des jours et restera entier jusqu’au dénouement final. Mais purée de purée !!!
Quel final saisissant ! J’ai adoré et j’ai poussé mon WTF !!!

Si je vous dis: Sandrine Destombes a frappé très fort !

Si je vous dis: Les jumeaux de Piolenc frôle la perfection.  Et possède ce petit supplément d’âme que j’aime tant.

Alors convaincus ou vous hésitez encore ?

Je remercie les éditions Hugo Thriller pour leur confiance.

4ème Couverture

Août 1989. Solène et Raphaël, des jumeaux de onze ans originaires du village de Piolenc, dans le Vaucluse, disparaissent lors de la fête de l’ail. Trois mois plus tard, seul l’un d’eux est retrouvé. Mort.

Juin 2018. De nouveaux enfants sont portés disparus à Piolenc. L’histoire recommence, comme en macabre écho aux événements survenus presque trente ans plus tôt, et la psychose s’installe. Le seul espoir de les retrouver vivants, c’est de comprendre enfin ce qui est arrivé à Solène et Raphaël. Au risque de réveiller de terribles souvenirs.

Editeur: Hugo Thriller, 399 pages, date sortie: 3 mai 2018

Le manuscrit inachevé – Franck Thilliez

Le manuscrit inachevé – Franck Thilliez

Un one-shot indépendant qui ne fait pas partie de la série des Sharko.
Un roman sombre et tordu qui vous retournera le cerveau à la manière d’une équation mathématique.

Difficile voire impossible de résumer ces 525 pages addictives, bourrées de rebondissements, sans aucun temps mort.
Un roman inachevé, des kidnappings, des tueurs abominables, la mémoire et ses défaillances, l’hypermnésie, l’amnésie sont au coeur de cette histoire de fou qui nous plonge dans la folie et la noirceur humaine.

Une histoire dans l’histoire, une passionnante intrigue et des sous intrigues qui s’entremêlent brillamment.
Un extraordinaire puzzle, une construction vertigineuse en tiroirs.  Tout est calculé et millimétré. Franck Thilliez nous vrille les nerfs et nous piège dans un labyrinthe complexe, il nous balade d’énigme en énigme en semant des indices. De fausses pistes en voies sans issue, nous avançons en cherchant vainement la sortie tandis que le suspense monte et l’angoisse nous envahit.
Le maestro nous bluffe plus d’une fois mais orchestre son histoire sans jamais nous perdre, ah qu’il est diabolique !

Le manuscrit inachevé est un excellent thriller qui a frôlé le coup de coeur, MAIS….
Mais pourquoi cette fin décevante ?  Pourquoi cette fin si peu originale, expédiée à la va vite, limite bâclée… Dommage !

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.

4ème Couverture

Aux alentours de Grenoble, une voiture finit sa trajectoire dans un ravin après une course-poursuite avec la douane. Dans le coffre, le corps d’une femme. À la station-service où a été vu le conducteur pour la dernière fois, la vidéosurveillance est claire : l’homme n’est pas le propriétaire du véhicule.

Léane Morgan et Enaël Miraure sont une seule et même personne. L’institutrice reconvertie en reine du thriller a toujours tenu sa vie privée secrète. Sa vie ? Un mariage dont il ne reste rien sauf un lieu, L’Inspirante, villa posée au bord des dunes de la Côte d’Opale, et le traumatisme de l’enlèvement de sa fille Sarah. L’agression soudaine de son mari va faire resurgir le pire des quatre dernières années écoulées.

Editeur: Fleuve Noir, 528 pages, date sortie: 3 mai 2018

Lumière noire – Lisa Gardner

Lumière noire – Lisa Gardner

Une mécanique bien huilée…

Flora, une jeune fille kidnappée est restée enfermée dans un cercueil durant 472 jours. Animée d’un instinct de survie hors du commun, elle s’en sort miraculeusement en se faisant la promesse de ne plus jamais être une victime.  Elle devient une sorte de justicière. En recherchant une jeune fille disparue, Flora est à nouveau kidnappée.  Va-t-elle parvenir à s’en sortir une deuxième fois ?

La reine américaine du thriller psychologique signe un roman addictif, prenant, glacial et oppressant, les claustrophobes feraient mieux de s’abstenir.

Une lecture passionnante, efficace et maîtrisée mais ce n’est pas le coup de coeur.

J’ai adoré les deux personnages féminins, DD. l’enquêtrice et Flora, la victime.  Des héroïnes fortes, fouillées, profondes et complexes. Le grand point fort de ce roman.

J’ai aimé la course contre la montre, le rythme addictif, l’ambiance anxiogène, le suspense qui joue avec nos nerfs et la tension quasi permanente.

Mais trop de surenchère, d’invraisemblances, un certain manque de crédibilité et la fin trop attendue m’empêchent d’adhérer à 100%. Dommage !

Une mécanique bien huilée qui ravira les fans de thrillers à l’américaine et vous fera passer un très bon moment de lecture.

Si vous ne connaissez pas Lisa Gardner, lisez son Derniers adieux, il est excellent !!!

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

4ème Couverture

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

Editeur: Albin Michel, 512 pages, date sortie: 3 janvier 2018

Bilan lecture avril 2018

Bilan lecture avril 2018

 8 livres lus, soit 2852 pages

Après l’extraordinaire, magnifique et richissime mois de mars, un mois d’avril très en dent de scie avec des hauts et des moyens. De belles retrouvailles, de magnifiques découvertes, pas de grosses déceptions mais des lectures en demi teinte.

S’il ne devait en rester qu’un pour ce mois d’avril, la PALME D’OR irait sans hésitation à : Sous les pavés la jungle de Simone Gélin.
Et le PRIX  DECOUVERTE irait ex-equo à : Haïku d’Eric Calatraba et Boccanera de Michèle Pedinielli.

Le mois de mai s’annonce exceptionnel avec beaucoup des magnifiques sorties attendues, Franck Thilliez « Le manuscrit inachevé », Patrick Bauwen « La nuit de l’ogre « , Nicolas Beuglet « Complot », Barbara Abel « Je t’aime », Greer Hendricks « Une femme entre nous » et plein d’autres belles surprises. Je sens que mes nuits seront courtes et ma vie sociale proche du niveau zéro !

Petit changement de formule pour le bilan, j’ai décidé de vous mettre uniquement les chroniques en bas de page, je supprime les petits résumés qui me prennent beaucoup de temps et ne sont pas très utiles pour ceux qui me suivent régulièrement.

Je suis entrain de réfléchir à une autre formule pour les livres « DECEPTIONS ».
Faut-il en parler ou pas ? L’éternelle question qui fait débat !  Ne parler que des livres qu’on aime, c’est louche et si me suivez, j’estime légitime de vous dire que je n’ai pas aimé un roman.  Mais, les chroniques étant très chronophages, je pense peut être mettre simplement quelques lignes dans le bilan ou juste une mini chronique.
Je l’annonce d’ailleurs sur ma page « Déceptions » du blog :  mon humble avis est tout à fait subjectif. Je ne remets nullement en question les qualités du livre, j’ai bien trop de respect pour les auteurs. Disons que je suis juste « passée à côté » (de l’histoire, de l’écriture, etc…), que je n’ai pas aimé ou que j’ai été fort déçue.  Inutile d’en faire un fromage, n’est ce pas mieux de consacrer du temps aux livres que j’ai aimé ? Et vous qu’en pensez-vous ?  Dites le moi en commentaire !

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures…
Soyez fous et déraisonnables, achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les,
empruntez les, peu importe, mais lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Cliquez sur les titres pour lire les chroniques entières

La disparue de Saint-Maur – Jean-Christophe Portes

Claustrations – Salvatore Minni

Sous les pavés, la jungle – Simone Gélin

Innocente – Amy Lloyd

Haïku – Eric Calatraba

Les espionnes du Salève – Marc Zellweger

Le brasier – Vincent Hauuy

Boccanera – Michèle Pedinielli

 

Boccanera – Michèle Pedinielli

Boccanera – Michèle Pedinielli

Coup de coeur

Retenez bien son nom….

J’ai rencontré la pétillante Michèle Pedinielli au Boulevard du polar à Bruxelles, j’ai beaucoup aimé son enthousiasme et son franc parler, elle a attisé ma curiosité… Ni une ni deux, me voilà plongée dans son Boccanera.

Un premier roman surprenant, original et étonnant de maîtrise.  Une très belle découverte, mon instinct m’a bien guidée !

Ah que j’ai aimé son personnage de détective privé au nom imprononçable, Ghjulia Boccanera dite « Diou ».  Une héroïne très singulière au caractère plus que trempé, la cinquantaine, décalée,  fauchée, fragile, indépendante, insomniaque, un brin fonceuse, inconsciente sur les bords, elle déteste les fachos et les cons, carbure au café, quitte rarement ses jeans, tee-shirt et Doc Martens.

La ville de Nice est un personnage à part entière dans ce roman.  Le Nice authentique, couleur locale, celui des vrais gens, des habitants… très loin des clichés, des touristes et des riches.  Boccanera est engagée par l’amant de Mauro Giannini pour enquêter sur sa mort.  La police a vite conclu à un crime homophobe, un jeu sexuel qui aurait mal tourné. L’affaire s’annonce très compliquée, voire tordue. Les morts vont vite s’accumuler autour de Diou,  elle se ramasse quelques coups au passage mais rien ne l’arrête pour explorer toutes les pistes possibles…. en passant par les cabarets travestis, un grand groupe de construction, le chantier du tramway souterrain, une agence immobilière….

Une magnifique galerie de personnages secondaires gravite autour d’elle, haut en couleur, atypiques, attachants et bien campés. Son ex amant, le commandant Jo Santucci, son coloc Dan, Colette la patronne du resto, Mohamed le garagiste syrien, Bertolino le voisin bricoleur.

L’auteure a réussi a créer une vraie atmosphère, elle égratigne au passage quelques clichés sur les homosexuels et les réfugiés.  L’intrigue est magnifiquement ficelée, du suspense, de l’action mais pas de courses poursuites ni de flingues à chaque page.  L’humour flirte avec la dérision et la gravité par moments.
La plume est belle, le ton léger et les dialogues cocasses.

Un excellent divertissement, déjanté et génial.  A lire absolument !

Retenez bien son nom, Michèle Pedinielli va s’imposer dans la cour des grands, je le sens.  Moi, j’attends le retour de Diou avec beaucoup d’impatience.

Je remercie chaleureusement les éditions de l’Aube pour leur confiance.

 

Michèle Pedinielli, née à Nice d’un mélange corse et italien, est « montée à la capitale » pour devenir journaliste pendant une quinzaine d’années. Aujourd’hui de retour dans sa ville natale, elle a décidé de se consacrer à l’écriture.

 

4ème Couverture

Si l’on en croit le reste de l’Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que. Il y a aussi Ghjulia – Diou – Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque. Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d’ange lui demande d’enquêter sur la mort de son compagnon, avant d’être lui-même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où des drapeaux arc-en-ciel flottent fièrement alors que la solidarité envers les étrangers s’exerce en milieu hostile… Au milieu de ce western sudiste, Diou peut compter sur un voisin bricoleur, un shérif inspecteur du travail, et surtout une bonne dose d’inconscience face au danger.

Editeur: Nouvelles éditions de l’Aube, 215 pages, date sortie: 1er février 2018

Le brasier – Vincent Hauuy

Le brasier – Vincent Hauuy

Je n’ai pas lu Le tricycle rouge, Le brasier est la suite, on retrouve les mêmes personnages dans une autre intrigue.  Les tomes se lisent indépendamment, mais je vous conseille quand même de lire le premier, l’auteur y fait beaucoup référence.

Vincent Hauuy a une imagination délirante et plus que fertile, il a construit son récit comme un jeu vidéo (normal me direz-vous, c’est son métier !), un puzzle drôlement alambiqué.

Plusieurs intrigues très complexes qui mêlent la science, la biotechnologie, la génétique, le clonage, un trafic ignoble, la mafia russe, la CIA, le FBI… vous suivez ?

Un page turner intelligent, à la limite du paranormal. N’essayez surtout pas de poser votre esprit ailleurs durant votre lecture,  au risque de vous perdre en cours de route.
Le rythme est effréné et les chapitres courts. C’est bourré d’action,  de rebondissements, de courses poursuites, de cliff hanger, de flash back (trop ! ils cassent le rythme par moment), de nombreux personnages, (trop ! dont un qui change de nom au passage, voilà qui nous simplifie la vie).

Une bonne lecture que je termine sur un sentiment mitigé, je me suis trop pris la tête, ce n’est pas le coup de coeur attendu.  Si vous avez aimé Le tricycle rouge, foncez !

Je remercie chaleureusement les éditions Hugo Thriller pour leur confiance.

4ème Couverture

Quand le général Lavallée engage Noah Wallace pour retrouver les assassins de sa fille Sophie, le profiler refuse de croire à sa mort.

Persuadé que la jeune blogueuse est en danger, mais vivante, il accepte la mission et mène l’enquête avec Clémence Leduc, sa troublante partenaire. Mais tous deux vont très vite se rendre compte que les ramifications de cette disparition sont beaucoup plus vastes qu’il n’y paraît et pourraient être liées à la récente vague de meurtres et de suicides inexpliqués qui frappent l’ensemble du territoire américain.

Hanté par les visions d’un petit garçon sans visage et d’un brasier d’où s’échappent des cris d’effroi, Noah va se retrouver au coeur d’une investigation menée tambour battant mais qui le mènera aux portes de la folie.

Editeur: Hugo Thriller, 496 pages, date sortie: 5 avril 2018

Les espionnes du Salève – Marc Zellweger

Les espionnes du Salève – Marc Zellweger

La Suisse est restée neutre durant la seconde guerre mondiale, voilà ce que nous savons tous.  L’envers du décor est  tout autre.  « L’envers du miroir » est le premier tome d’une saga qui couvrira cinq années, Mark Zellweger nous dévoile une facette peu connue de son pays et son implication durant le conflit.

Son roman est préfacé par le docteur Christian Rossé, historien spécialiste du sujet.

Nous allons suivre un réseau de résistantes qui ont risqué leur vie au quotidien et permis de sauver des centaines ou milliers de personnes,  le courage de ces femmes est magnifiquement mis en lumière.

L’auteur a accompli un fabuleux travail de recherche pour nous offrir un récit entre l’histoire, la fiction et l’espionnage.

Le livre offre une mine d’informations historiques, il fourmille aussi de détails et de personnages, beaucoup trop pour moi, je me suis perdue dans le dédale des différents réseaux de renseignements et de résistants français. Trop de détails tue !
J’aurais aimé que le roman se concentre sur les espionnes, ma lecture aurait certainement été plus fluide.  Je n’oublie pas qu’il s’agit d’un premier tome d’une série, tout reste donc possible dans le développement du récit.

Je reste admirative devant la force de ces femmes de l’ombre !

Je remercie chaleureusement Mark Zellweger pour sa confiance.

4ème Couverture

Le 14 juin 1940, l’armée allemande rentre dans Paris et les années sombres recouvrent la France. Aussitôt, le service de renseignement suisse, le SR, s’active aux frontières. En même temps, la communauté internationale du renseignement basée à Genève depuis 1936 se mobilise sous la férule du vice-consul anglais Victor Farrell. Peu à peu des filières de passage entre la France et la Suisse romande se mettent en place, la résistance s’organise entre Genève et Lyon en concertation avec les espions installés à Genève. Hannah Leibowitz, échappée de justesse du ghetto de Lodz, arrive à Genève en juin 1940 avec son fils Avram. Elle prend la tête d’un groupe de femmes de toutes nationalités et résolument décidées à lutter contre la barbarie nazie. On les dénomme : Les Espionnes du Salève. Le 1er juin 1941, Armand jeune lycéen de Gex en zone interdite, est capturé par la Gestapo alors qu’il entre en Suisse au nord de Genève. Une certitude s’impose : on l’a dénoncé. Qui est le traître ? Les espionnes et leurs contacts mènent leur enquête. Elles seront confrontées à des collaborateurs sournois prêts à les dénoncer, à des agents allemands déterminés et agissant en Suisse sous couverture et à des trafiquants en tout genre. Une série d’intrigues toutes aussi palpitantes nous mènent entre 1940 et 1942 dans Genève, « nid d’espions ».

Editeur: Eaux Troubles, 320 pages, date sortie: 16 février 2018