Le silence de la ville blanche – Eva Garcia Saenz de Urturi

Une pépite à découvrir au plus vite !

Premier tome de la trilogie de la Ville Blanche. Cette trilogie connaît un succès fou en Espagne et est entrain de faire le buzz un peu partout dans le monde. Décidément les thrillers espagnols cachent des petites merveilles et ils me surprennent de plus en plus.

Deux jeunes sont retrouvés assassinés dans la cathédrale Santa Maria à Vitoria, la mise en scène particulièrement macabre fait penser aux meurtres rituels qui ont terrorisé la région vingt ans plus tôt. La panique et la peur s’emparent immédiatement de la ville. A l’époque, un archéologue renommé, Tasio Ortiz, a été reconnu coupable, il purge sa peine de prison mais sa libération est imminente. Qu’est ce que ces crimes signifient ? Tasio a-t-il été condamné à tort ? A-t-il un complice ? Ou dirige-t-il les meurtres depuis sa cellule ?

Une enquête passionnante construite autour de meurtres en série et d’un lourd secret de famille.

Un thriller fascinant teinté de psychologie criminelle, d’Histoire, de mythologie et baignant dans les légendes ancestrales. Nous sommes au pays Basque espagnol, Eva Garcia Saenz de Urturi (originaire de Vitoria) nous immerge complètement dans sa région avec une multitude de détails sur la culture, la gastronomie, l’architecture, les traditions, les fêtes religieuses et le folklore. Elle nous fait arpenter les rues, ressentir la morsure du vent, suivre les processions religieuses comme si nous y étions. On sent l’énorme boulot de documentation effectué en amont.

L’atmosphère est mystérieuse et étrange, envoûtante et magnétique.
La magie opère immédiatement et le petit supplément d’âme fait toute la différence !

C’est une sacrée gageure de renouveler le genre « serial killer », l’auteure y réussit brillamment avec son savant mélange d’ingrédients : suspense, procédures policières, mystère, atmosphère, secret de famille, personnages forts. Le dosage est absolument parfait !

Le jeu temporel est bien exploité, le passé s’entremêle étroitement à l’enquête au présent. Chapitre après chapitre, les pièces du gigantesque puzzle s’assemblent sous nos yeux. Les pages se tournent toutes seules, entre  les révélations et les petits twists, l’enquête devient de plus en plus palpitante et le suspense nous fait serrer les mâchoires.

Le duo d’enquêteurs fonctionne à merveille. Estibaliz Ruiz, brillante enquêtrice, coéquipière et amie de longue date de Unai, alias Kraken, obsédé par la prévention du crime et spécialisé en profilage criminel. Ses méthodes peu orthodoxes dérangent la nouvelle commissaire adjoint Alba, avec qui il entretient une relation ambigüe.  L’auteure dresse de fabuleux portraits, elle a apporté un grand soin à tous ses personnages, les principaux et les secondaires, elle les analyse finement, les fouille en profondeur, scrute leur états d’âme, leurs failles. Elle nous les rend terriblement attachants.

Intelligent et diabolique !

Ce thriller ne vous coupe pas le souffle par son rythme effréné… Non, c’est bien pire, cette course contre la montre vous maintient méchamment sous tension, vous hypnotise et vous scotche à votre lecture jusqu’à la terrible révélation finale.

Laissez vous surprendre par le talent d’Eva Garcia Saenz de Urturi !

Le deuxième tome de la série, c’est pour quand ?

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance renouvelée.

 

 

4ème Couverture

Dans la cathédrale de Santa Maria à Vitoria, un homme et une femme d’une vingtaine d’années sont retrouvés assassinés, dans une scénographie mystérieuse : entièrement nus, se touchant la joue dans un geste amoureux alors qu’ils ne se connaissaient pas. Détail encore plus perturbant :  l’autopsie montrera que leur mort a été provoquée par des abeilles insérées dans leur bouche.
La mise en scène rappelle une série de crimes qui a terrorisé la ville vingt ans auparavant. Sauf que l’auteur de ces actes, jadis membre apprécié de la communauté de Vitoria, est toujours derrière les barreaux. Sa libération conditionnelle étant imminente, qui est le responsable de ces nouveaux crimes et quel est son but ?  Une seule certitude, l’inspecteur Unai López de Ayala, surnommé Kraken, va découvrir au cours de l’enquête un tout autre visage de la ville.

Editeur : Fleuve, 560 pages, date sortie : 10 septembre 2020

4 commentaires sur « Le silence de la ville blanche – Eva Garcia Saenz de Urturi »

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