La valse des tulipes – Ibon Martin

Une nouvelle pépite qui nous vient d’Espagne !

Un polar exceptionnel où la brillante intrigue, l’atmosphère envoûtante et les merveilleux personnages s’entremêlent à la perfection.

L’histoire démarre en force et le premier chapitre nous laisse sans voix.
La journaliste la plus connue de Gernika est tuée par un train, attachée sur une chaise au beau milieu des rails, tenant une tulipe rouge à la main. Des milliers d’internautes regardent la scène en direct sur Facebook. La mise en scène particulièrement cruelle laisse penser qu’il ne s’agit pas d’un crime ordinaire. Une unité spéciale pour les homicides notoires est créée pour résoudre l’affaire avant que la presse ne sème la panique dans la région. Ane Cestero, une tête brûlée, rebelle et tatouée, la dirige avec trois flics de choc et une psychologue à ses côtés. Au delà de l’intrigue, les personnages donnent une belle profondeur au roman. Des personnages forts, au caractère bien trempé. L’auteur explore les chemins sinueux de leur psyché, leurs états d’âme, leurs failles, leurs nuances les rendent très humains et très attachants.

Les meurtres se multiplient et s’enchaînent, les mises en scène ressemblent à des spectacles, toutes les victimes sont des femmes, dans la même tranche d’âge et originaires de la région.
La course contre la montre commence pour arrêter le tueur en série. L’enquête est complexe, les enquêteurs pataugent entre les fausses pistes et les impasses, plusieurs indices finissent par les mener dans un couvent où des religieuses  semblent avoir la mémoire courte et cachent beaucoup de secrets. La tension grimpe crescendo, le rythme s’accélère au fil des chapitres jusqu’au surprenant final.

L’intrigue est fort bien construite sur une double temporalité, mêlant l’enquête avec des voyages dans l’enfance du meurtrier où il raconte ses douloureux souvenirs. Quant à ses motivations, je ne peux pas vous en parler au risque de gâcher toute votre lecture. Son désir de vengeance est lié aux ténèbres du passé. (Petite parenthèse : la 4ème de couverture en dit un peu trop, ne la lisez pas).

Ibon Martin a commencé sa carrière en écrivant des guides de voyage, sa très belle plume nous fait bien sentir son amour pour la région.  Nous sommes au nord de l’Espagne, dans l’Estuaire d’Urdaibai, un espace naturel d’une grande beauté, un lieu magique et sauvage où la mer et la terre s’embrassent. La côte basque espagnole a beaucoup d’éléments en commun avec les pays nordiques, la pluie, le vent et la brume qui rappellent les hivers scandinaves rigoureux. Le décor devient un personnage à part entière, il fusionne à merveille avec l’intrigue, baignant l’histoire dans une atmosphère sombre et envoûtante. Les paysages magnifiques et si paisibles contrastent avec la brutalité des meurtres.

Un bijou que je vous conseille fortement. Une lecture terriblement addictive qui ne laissera personne indifférent.

Je remercie chaleureusement les éditions Actes Sud pour leur confiance.

 

 

 

4ème de Couverture

Bienvenue dans l’estuaire d’Urdaibai, poumon de la Biscaye, un espace naturel d’une beauté stupéfiante qui s’étend des marécages de Gernika aux falaises déchiquetées de la mer Cantabrique.

Ce paradis, qui vit au rythme des marées, voit soudain sa tranquillité mise à mal par le meurtre de plusieurs femmes, toutes âgées d’une cinquantaine d’années.

Ane, une jeune inspectrice de Bilbao, férue de rock, de surf et de mythologie celte, est aux commandes d’une nouvelle unité d’élite chargée de résoudre l’affaire avant que la presse ne fasse souffler un vent de panique sur toute la région.

L’enquête ne tarde pas à révéler que les victimes ont en commun une tulipe rouge sur le corps et une année blanche dans leur CV.  En 1979, quittant alors l’adolescence, elles seraient toutes allées passer une année à Lourdes, “missionnées” par un couvent de Gernika. Dans quel but ?

Ce page-turner s’appuie sur une histoire terriblement addictive et une foule de personnages merveilleusement incarnés. Mais il captive tout autant par son atmosphère : villages austères, maisons de granit, processions fiévreuses, écho lancinant de la pluie, relents de salpêtre, ballets de goélands dans le sillage des chalutiers qui rentrent au port…

Tout autour, les ténèbres franquistes, telle une plaie toujours à vif, baignent cette nature sauvage peuplée d’hommes rudes et de multiples secrets.

Editeur : Actes Sud (Coll. Actes Noirs), 477 pages, date sortie : 2 septembre 2020

2 commentaires sur « La valse des tulipes – Ibon Martin »

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