Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory

Quand les fantômes du passé résonnent avec le présent…

Deuxième roman écrit par R.J. Ellory en 2004, juste après Papillon de Nuit. Quatorze ans plus tard, il vient d’être traduit par Sonatine.

Inconditionnelle de l’auteur, j’ai plongé dans ma lecture sans aucune appréhension, 100% confiante de découvrir une oeuvre de jeunesse et une autre facette du maestro.

Les fantômes de Manhattan est un magnifique roman qui laisse émerger le génie de l’auteur.  Pour les aficionados, oubliez ses autres romans, ne comparez pas, soyez curieux en l’ouvrant et laissez vous tout simplement porter.

Une sacrée histoire qui démarre au début du siècle en Pologne, passe par le camp de concentration Dachau, se poursuit parmi les gangsters à Manhattan des années 50 à nos jours.

R.J. Ellory est un conteur au talent exceptionnel. Un virtuose qui possède deux dons particuliers. Celui de tisser des doubles récits qui entrelacent les histoires, les destins, les époques. Et celui de relier des petits fragments de nous-même au vaste monde et ainsi nous donner un sentiment d’appartenance.

Comment la grande Histoire avec un grand H résonne avec la petite, celle de nos vies étriquées emplies de solitude et de promesses oubliées ?  Nos vies où l’équilibre fragile peut se rompre à chaque instant. Nos vies bâties tant bien que mal sur de lourds secrets de famille. Comment alléger du poids du passé qui nous poursuit pour prendre son envol et oser vivre pleinement. Est-il possible de se libérer complètement ? Le chemin passe-t-il par le pardon, la vengeance ou l’amour ?

Un roman noir et blanc, teinté de poésie, de lumière et d’espoir.  L’intrigue est forte, prenante et émouvante, la construction précise et infaillible, l’alternance des époques donne un beau rythme au récit, la profondeur des personnages et le souffle particulier nous emporte complètement.

La plume de l’auteur est sublime, il manie les mots comme un magicien, les choisit avec tant de soin, les mots qui touchent et nous font vivre beaucoup d’émotions.

Un grand roman, un roman brillant tout simplement !

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Et si un livre détenait les clés de votre existence ?
Annie O’Neill, 31 ans, est une jeune fille discrète. Elle tient une petite librairie en plein cœur de Manhattan, fréquentée par quelques clients aussi solitaires et marginaux qu’elle. Son existence est bouleversée par la visite d’un nommé Forrester, qui se présente comme un très bon ami de ses parents, qu’elle n’a pratiquement pas connus. L’homme est venu lui remettre un manuscrit. Celui-ci raconte l’histoire d’un certain Haim Kruszwica, adopté par un soldat américain lors de la libération de Dachau, devenu ensuite une des grandes figures du banditisme new-yorkais. Quel rapport avec l’histoire intime d’Annie ? Et pourquoi le dénommé Forrester est-il si réticent à lui avouer la vérité ? Lorsqu’elle lui sera enfin dévoilée, celle-ci sera plus inattendue et incroyable que tout ce qu’elle a pu imaginer.

Editeur: Sonatine, 464 pages, date de sortie: 7 juin 2018

2 réflexions au sujet de « Les fantômes de Manhattan – R.J. Ellory »

  • 29 juillet 2018 à 13 h 17 min
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    En cours de lecture! 100 % raccord avec ta chronique ! Un grand monsieur de la plume qui nous fait prendre conscience que la trajectoire des destins individuels est directement liée à la prétendue grande Histoire!

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    • 29 juillet 2018 à 14 h 55 min
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      Merci Jean michel ! Nous sommes sur la même longueur d’onde, mister Ellory est vraiment un grand monsieur.

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