Massacre au camp de vacances – Joey Comeau


En pleine canicule, je me suis dit qu’un bon roman d’horreur serait peut-être le meilleur moyen de me donner quelques frissons. Je lis assez peu de slashers, mais mes rares incursions dans ce genre m’ont prouvé qu’il pouvait se révéler particulièrement efficace lorsqu’il mêle tension, émotion et immersion. C’est donc avec curiosité que j’ai ouvert Massacre au camp de vacances

Le jeune Martin vit seul avec sa mère Elizabeth, maquilleuse d’effets spéciaux sur des films d’horreur. Lorsqu’elle décroche enfin un contrat sur un tournage à Toronto, le garçon est envoyé dans un camp biblique durant les vacances d’été. Très vite, le séjour vire au cauchemar lorsque le responsable du camp, le père Tony, se met à assassiner méthodiquement les enfants.

Les premiers chapitres sont plutôt prometteurs. J’ai apprécié la relation entre Elizabeth et Martin. Leur complicité, entretenue tout au long du récit par leurs échanges de lettres, apporte une touche de tendresse et d’humanité qui contraste agréablement avec l’univers horrifique. C’est d’ailleurs ce fil rouge qui m’a le plus intéressée tout au long de la lecture.

Malheureusement, je reste beaucoup plus réservée sur le reste du roman. Une fois les massacres lancés, les scènes sanglantes s’enchaînent à un rythme soutenu, mais les personnages manquent globalement d’épaisseur et je ne suis jamais parvenue à m’y attacher. Faute d’une véritable montée de tension et d’un réel attachement aux personnages, la violence finit par perdre de son impact. Certains passages, censés être horrifiques, m’ont même paru frôler l’absurde, au point d’en devenir presque involontairement drôles.

Les amateurs de slashers très gore, assumant pleinement leurs excès et leurs codes seront peut être séduits. Pour ma part, j’espérais une intrigue plus dense, des personnages plus développés et davantage de suspense. Une déception, donc, car le point de départ et la belle relation entre Elizabeth et Martin laissaient entrevoir un potentiel qui, à mes yeux, n’a pas été pleinement exploité.

Au final, malgré les litres d’hémoglobine déversés, la canicule a gagné… les frissons attendront une prochaine lecture.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.


Quatrième de couverture

Lisez à vos risques et périls… Un slasher implacable qui conjugue horreur et émotion

Le jeune Martin, onze ans, vit seul avec sa mère Elizabeth, qui l’a eu bien trop jeune. Elle travaille au comptoir de cosmétiques dans un grand magasin d’Halifax en attendant de percer dans sa vraie passion : le maquillage d’effets spéciaux pour des films d’horreur.
Quand elle obtient enfin un travail à Toronto sur un film gore durant les vacances d’été, Elizabeth se retrouve sans solution de garde. Martin décide alors, seul, de contacter ses grands-parents pour qu’ils l’inscrivent à un camp biblique près de chez eux.
Martin s’adapte rapidement à la colonie de vacances. Il découvre les activités, se lie d’amitié avec un groupe de filles et en embrasse même une.
Pourtant le cadre idyllique de la campagne va se transformer en cauchemar. Le directeur du camp, le père Tony, assassine sauvagement un des enfants. L’animateur qui découvre le meurtre est la victime suivante. Et le massacre ne fait que commencer.
En parallèle, Elizabeth envoie des e-mails à Martin pour lui raconter son tournage. La complicité qui la lie à son fils est évidente. Un fils qu’elle risque de ne jamais revoir…

Avec Massacre au camp de vacances , Joey Comeau livre un slasher aussi violent que sensible, une lettre d’amour au cinéma d’horreur, portée par une relation mère-fils bouleversante.

Editeur : Fleuve, 231 pages, date de sortie : 9 avril 2026

9 commentaires sur « Massacre au camp de vacances – Joey Comeau »

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