La cité des mers – Kate Mosse

Après La cité de feu et La cité de larmes, grande excitation de découvrir le troisième tome de cette fabuleuse saga historique.

Nous sommes dans la lignée des deux premiers, même si les décors sont très différents et que l’accent est cette fois mis sur le romanesque. Ce troisième opus, mené de main de maître, ne souffre d’aucune faiblesse, il nous plonge dans de passionnantes aventures. On le dévore avec un énorme plaisir ! Pas simple de parler d’un troisième tome, par respect pour ceux qui suivent cette série depuis le début, je fais le choix de ne pas trop en dire.

L’histoire extraordinaire d’une femme ordinaire.
Son désir d’une vie indépendante
et non conventionnelle en haute mer.

Louise Reydon-Joubert, petite fille de Minou et Piet occupe cette fois la première place. Elle a vingt cinq ans et vient d’hériter de la fortune familiale. Louise est une forte tête, plus têtue que jamais, toujours hantée par le passé de sa famille. Elle va revendiquer son indépendance et s’écarter des normes sociales et patriarcales qui régissent la société. Au XVIIè siècle, cela relève de la folie ! La jeune femme rêve de la mer et désire plus que tout naviguer sur son propre bateau, elle devient propriétaire d’un fameux trois mâts appelé La Vieille Lune.

Sur une décennie, l’histoire nous transporte de la Rochelle à Amsterdam et aux îles Canaries. On va embarquer avec tout l’équipage à bord de La Vieille Lune pour un voyage plein d’aventures, de secrets cachés, de meurtres, de vengeance, de manipulation et d’amour. Une grande partie se déroule en pleine mer, entre les tempêtes et les flots déchaînés, les océans peuplés de pirates et le trafic d’esclaves. Ce voyage captivant est rythmé à souhait et on ouvre tout grand les yeux face à tant de péripéties et de rebondissements.

Kate Mosse est une fabuleuse conteuse, son talent est à la hauteur de son imagination, ce n’est pas par hasard qu’on la surnomme « Ken Follett au féminin ». Le plaisir qu’elle prend à écrire ses romans est très communicatif. Comme dans les précédents tomes, le travail de documentation est impressionnant. Dans sa note d’introduction, elle explique qu’elle a pris certaines libertés avec l’Histoire pour les besoins de son récit. Et pour une partie, elle s’est inspirée de deux femmes pirates qui ont réellement existé au XVIIIè siècle, Anne Bonny et Mary Read. Dans cet opus, l’auteure redonne aux femmes toute la place qu’elles méritent.

Comment vous dire que je me réjouis de découvrir la fin de cette palpitante aventure dans le quatrième et dernier tome.

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Le retour de la reine du thriller historique ! Amour, piraterie et vengeance sur les mers du XVIIe siècle.

Paris, 1610. La jeune Louise Reydon-Joubert arrive d’Amsterdam. Issue d’une famille de protestants, elle vient pour recevoir l’héritage d’un père qu’elle n’a jamais connu. Durant son séjour, l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac met soudain en péril la tolérance religieuse favorisée par le roi.

La Rochelle, 1620. La ville est l’un des principaux foyers du protestantisme et le symbole de la résistance à la couronne catholique. Alors que le règne de Louis XIII ravive les tensions religieuses, une jeune fille se fait passer pour un garçon prénommé Gilles, afin de pouvoir travailler dans le commerce du vin.

Côte des Barbaresques, 1621. Un mystérieux bateau flotte sur les eaux. Aux commandes, Louise et Gilles, réunies par des événements dramatiques. Recherchées par les autorités, les deux jeunes femmes parviendront-elles à échapper à leur destin ?

Editeur : Sonatine, 512 pages, date sortie : 16 mai 2024

5 commentaires sur « La cité des mers – Kate Mosse »

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