Courtes chroniques

 

Courtes chroniques 01:2023

Beaucoup de lectures….
Peu de temps…
Du retard…
Et je sais que vous les aimez…
Allez, c’est parti pour trois courtes chroniques… pas si courtes !

 

Au premier regard

 

Chaque début d’année, Lisa Gardner, la valeur sûre du thriller américain, nous revient. Qu’elle frappe fort ou un peu moins, une chose est sûre, elle ne déçoit jamais. 

On retrouve avec beaucoup de plaisir nos trois héroïnes, croisées précédemment. Au fil des romans, on s’y attache de plus en plus. D.D. Warren, commandant de la criminelle de Boston, Kimberly Quincy, agent du FBI. Et au milieu, Flora Dane, une civile qui les assiste dans la traque des tueurs en série, Flora a été enlevée durant 472 jours et a échappé à son ravisseur, le tueur en série Jacob Nesss, depuis elle est devenue justicière. 

Des promeneurs découvrent des restes d’os humains dans les montagnes de Géorgie, à côté d’un petit village touristique. Petit à petit, les fouilles révèlent un véritable charnier. Le shérif du coin appelle le FBI à la rescousse. Nos trois enquêtrices débarquent sur place, avec Keith, un génie de l’informatique. Au fil des jours, de plus en plus de corps sont mis à jour. Elles auront beaucoup de mal à progresser et à assembler les pièces de ce macabre puzzle entre les mensonges et secrets, tout le monde se tait ou cache quelque chose. Des témoins subissent des pressions, d’autres se suicident. Ces découvertes semblent déranger beaucoup de monde, à commencer par le maire et son épouse, propriétaires de l’hôtel du village. Ils emploient une domestique muette, cela ressemble plutôt à de l’esclavage. Les pensées de Bonita, la jeune muette, sont insérées en italique dans le récit, elles donnent un angle de vision différent à cette affaire, cette jeune muette a beaucoup de choses à dire, c’est l’impression qu’elle donne. 

L’intrigue est classique mais parfaitement maîtrisée, avec la juste dose de rebondissements et de surprises. Le mélange enquête et vie privée des enquêtrices fonctionne fort bien. Les révélations au compte goutte sur l’ampleur de l’affaire et la montée crescendo en tension sont la marque de fabrique de l’auteure.

La mécanique est huilée dans les moindres rouages, c’est fluide, efficace et sans aucune fausse note. Du grand Lisa Gardner !

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

Quatrième de couverture

D.D. Warren, Flora Dane et Kimberly Quincy, les trois héroïnes fétiches de Lisa Gardner, enfin réunies dans un nouveau thriller haletant.

Macabre découverte dans un petite ville de Géorgie. Les restes d’un corps humain, puis bientôt un charnier, révélés au grand jour… Est-ce le testament de Jacob Ness, le tueur en série qui a défrayé la chronique pendant des années avant d’être abattu ? Ou l’oeuvre d’un complice ?
Aux côtés de la courageuse Flora Dane, survivante de Jacob Ness devenue justicière, les enquêtrices vont unir leurs forces dans une affaire sans précédent, dont une jeune fille, témoin impuissante de l’horreur, détient la vérité. Mais comment la protéger ?

Editeur : Albin Michel, 480 pages, date sortie : 5 janvier 2023

 

 

 

Ta seule issue

Voyage au bout de l’enfer…

Direction les Alpes de Lyngen en Norvège. Erik et sa fille Sofia partent à ski pour un trek en solitaire, une promesse qu’il lui a faite pour ses 13 ans. Ils ont tous les deux besoin de faire une pause après le drame qui a récemment endeuillé la famille. Un banal trek qui va se transformer en une effroyable chasse à l’homme, un cauchemar glaçant jusqu’aux bout des doigts. Erik et sa fille sont témoins d’un horrible crime, ils sont pris en chasse par une bande de fous furieux bien décidés à supprimer les témoins. La seule solution : fuir coûte que coûte pour sauver leur peau.

Emmitouflez vous pour résister au froid polaire ! Accrochez-vous bien, ce thriller haletant mené pied au plancher vous captivera dès les premières pages et ne vous laissera pas une seconde de répit tant le rythme est infernal. On se retrouve propulsé à fond dans une folle course poursuite qui file à 100 à l’heure, Giles Kristian nous fait bien ressentir le sentiment d’urgence à chaque page. Certaines scènes vous glacent le sang et le côté exagéré ne m’a nullement gênée tant j’étais immergée dans ces paysages grandioses, à trembler aux côtés des protagonistes, à ressentir leur peur et leur souffrance, le froid et les engelures. 

L’auteur explore l’instinct de survie en poussant Erik et Sofia dans leurs limites les plus extrêmes. Comment ils vont puiser tout au fond de leur tripes pour y trouver les ressources et libérer l’instinct de survie. Je me suis attachée aux personnages, ce père, bourré de culpabilité, près à se dépasser pour sauver sa fille et Sofia, cette gamine très courageuse et d’une étonnante maturité dans ses réactions. 

Certains trouveront « Le scénario vu et revu, pas très original, manquant de profondeur, vite lu, vite oublié… etc… »  Et la dimension du plaisir, n’est ce pas important dans la lecture ? Idem quand on regarde un bon film d’action, ne le fait-on pas avant tout pour le plaisir, en laissant les questions spirituelles ou profondes de côté.

On reste scotché jusqu’aux révélations finales que je préfère taire. Adrénaline et suspense sont au rendez-vous de ce bon thriller. Je l’ai dévoré en une soirée et j’ai passé un excellent moment !

Giles Kristian est surtout connu pour ses thrillers historiques, Ta seule issue est son premier thriller contemporain. Voici quelques mots de l’auteur : « Pour moi, il s’agissait d’une exploration de la souffrance physique et de la volonté humaine de survivre, mais aussi de celle d’un autre thème : le deuil, la lutte d’un père pour réussir à lâcher prise, et la lutte de son enfant pour devenir adulte.

Je remercie chaleureusement les éditions HarperCollins pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Une nature hostile. Un tueur impitoyable. Qui sera la proie ? 
Les ténèbres à perte de vue. Une tempête pour tout horizon. La mort qui rôde. Comment en sont-ils arrivés là ? Erik et sa fille avaient pourtant prévu un simple trek dans les montagnes norvégiennes. Un moyen de se retrouver, après le drame qui a brisé leur famille. Mais à cause d’un accident, leur voyage tourne au cauchemar. Alors qu’ils ont trouvé refuge dans une maison isolée, ils sont témoins d’un crime atroce. Le père et la fille doivent fuir à tout prix. Fuir pour survivre. C’est le début d’une traque sans merci à travers des étendues hostiles…
Une chasse à l’homme dans une nature brute et inhospitalière.

Editeur : HarperCollins, 325 pages, date sortie : 4 janvier 2023

 

Petite sale

 

Une plongée dans le monde rural de la fin des années soixante avec la lutte des classes sociales et tous les enjeux de pouvoir, leur hiérarchie et la violence qui les oppose. Les patrons et les riches qui règnent en véritables despotes sur leurs domaines et leurs terres, tyrannisant, humiliant et méprisant les pauvres et les ouvriers. Les femmes invisibles tout en bas de l’échelle. Le Moyen Age n’est pas loin.

Quand Sylvie, 4 ans, la petite fille de « Monsieur » le maître disparait brutalement, les gendarmes du coin entament les recherches. La dernière a avoir vu Sylvie, c’est Catherine « la petite sale ». Deux policiers parisiens débarquent pour prêter main forte aux gendarmes dépassés par l’affaire. Un duo classique mais qui fonctionne bien, Dassieux, le vieux flic un peu usé, proche de la retraite et Gabriel, le jeune gars plein d’enthousiasme. Débute alors une enquête d’un autre temps, avec son côté rétro. En 1969 la technologie n’existait pas, les recherches étaient menées à l’ancienne et tout prenait beaucoup de temps, les interrogatoires, les notes dans les petits carnets, les déplacements, la communication, fallait d’abord trouver un téléphone fixe… 

Louise Mey nous offre un polar fort noir assez déprimant. Un pur roman d’ambiance, sombre, froid et brumeux. L’atmosphère tient toutes ses promesses, on est immergé au coeur de ce domaine rural, dans la boue et l’humidité, aux côtés des habitants taiseux, entre les non-dits et les secrets de famille. Le style de l’auteure est soigné avec sa plume froide et clinique qui souligne le moindre détail.

C’est du côté de l’enquête que vient la déception. Après un excellent début, mystérieux et intrigant, j’ai fini par m’engluer un peu dans les longueurs, ayant beaucoup de mal à m’attacher aux personnages, le rythme fort lent a laissé la place à un certain ennui.

Et même si j’ai aimé le final, c’est une lecture en demi-teinte pour moi avec des hauts et des bas. 

Je remercie chaleureusement les éditions Le Masque pour leur confiance.

Quatrième de couverture

La terre est riche. Parfois, elle y pense – la terre est riche. La boue est riche. Elle pas. Tout le monde est plus riche qu’elle, même la boue.
Catherine est pauvre. Catherine fait sale. Catherine parle peu. Elle n’aime pas qu’on la regarde – les filles qu’on regarde ont des problèmes. Au Domaine où elle travaille, elle fait partie de ces invisibles grâce à qui la ferme tourne.
Monsieur, lui, est riche. Il ne parle pas non plus – il crache ou il tonne. Et il possède tout.
Mais quand sa petite-fille de quatre ans disparaît ce jour glacé de février 1969, Monsieur perd quelque chose d’une valeur inestimable.
Dans cette vallée de champs de betterave, où chaque homme et chaque femme est employé de près ou de loin par Monsieur, deux flics parisiens débarquent alors pour mener l’enquête avec les gendarmes.
Car une demande de rançon tombe. Mais le village entier semble englué dans le silence et les non-dits.  Personne ne veut d’ennuis avec Monsieur. À commencer par Catherine. Catherine qui se fait plus discrète et plus invisible encore. Catherine qui est la dernière à avoir vu la petite.

Editeur : Le Masque, 374 pages, date sortie : 11 janvier 2023

 

 

 

 

 

10 commentaires sur « Courtes chroniques »

      1. Ça me semble normal Nadia de te lire et de de commenter.
        N’oublie pas que tu devras nous approvisionner en livres quand nous serons embastillées avec Wivine300. 😜📚
        Belle journée à toi également 😘

        Aimé par 1 personne

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