Te tenir la main pendant que tout brûle – Johana Gustawsson

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Coup de coeur pour ce coup de maître !

J’ai adoré la trilogie de Johana Gustawsson (Block 46, Mör et Sang) mettant en scène le duo d’héroïnes Emily Roy et Alexis Castells. Je connais le grand talent de l’auteure mais j’avoue que cette fois, elle me laisse sans voix avec cet excellent thriller psychologique  !

Québec, Lac-Clarence en 2002. L’ancienne institutrice du village, aimée de tous, a massacré son mari de trente coups de couteau dans leur maison. Couverte de sang, elle réclame la lieutenant Maxine Grant. Quand celle-ci arrive sur place avec son équipe, l’institutrice est murée dans le silence, impossible d’en tirer un seul mot. En cherchant à expliquer cette folie et cette violence, ils font une découverte macabre qui les glace et les plonge dans l’incompréhension.

Paris en 1899.  Lucienne refuse d’admettre la mort de ses deux petites filles dans l’incendie de son hôtel particulier. Elle s’intéresse au spiritisme et à la magie noire et rejoindra une société secrète pour tenter d’entrer en contact avec ses filles.

Québec, Lac-Clarence en 1949. Lina une jeune adolescente turbulente est obligée de rejoindre sa mère sur son lieu de travail après l’école. Au sein de cette Mad House, une maison de repos, Lina sympathise avec une vieille dame fort mystérieuse.

Trois femmes. Trois voix. Trois destins.
Trois époques reliées par un fil invisible.
Trois atmosphères.

L’intrigue principale se déroule en 2002 mais elle plonge profondément ses racines dans le passé jusqu’en 1899. Johana Gustawsson excelle dans l’art de nous faire voyager entre les époques et sa façon d’entremêler les destins est tout simplement magistrale. La brillante construction est un véritable exploit et j’ose dire qu’on touche à la perfection. Les chapitres alternent entre trois voix et trois époques, le passé résonne jusque dans le présent et on prend un plaisir fou à naviguer dans ces  atmosphères si différentes. La magie noire, les sorcières, les médiums, l’amour et la maternité tissent un fil invisible entre les protagonistes et les différentes époques.

L’histoire de ces trois femmes nous passionne autant qu’elle nous ensorcèle. Elles sont au centre de cette intrigue diabolique, trois femmes fortes et fragiles, émouvantes, touchantes et qui donnent une sensibilité toute particulière au récit. Mais quel est le lien qui les unit ?

L’enquête avance, pleine de suspense et de rebondissements, la tension nous fait trembler, on est littéralement envoûté par l’enchevêtrement de ces vies. De subtils indices sont semés ça et là, d’infimes détails attisent notre curiosité. Toutes les pièces du puzzle finissent par s’imbriquer minutieusement. Quand l’incroyable dénouement arrive, accrochez-vous bien… la révélation finale sidérante vous coupera le souffle.

Bluffant de bout en bout !

Pour ceux qui ne connaitraient pas l’auteure, ce one shot est parfait pour découvrir cette voix exceptionnelle du thriller féminin.

Une chose est sûre, je ne lâcherai pas la main de Johana Gustawsson.

Je remercie chaleureusement les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Lac-Clarence, Québec, 2002. Maxine Grant, inspectrice et mère célibataire dépassée, est appelée sur une scène de crime affreuse. L’ancienne institutrice du village, appréciée de tous, a massacré son mari, le lardant de coups de couteau.

Paris, 1899. Lucienne Lelanger refuse d’admettre la mort de ses filles dans un incendie. Elle intègre une société secrète dans l’espoir que le spiritisme et la magie noire l’aideront à les retrouver.

Lac-Clarence, 1949. La jeune Lina vit une adolescence mouvementée. Pour la canaliser après l’école, sa mère lui impose de la rejoindre à la Mad House, la maison de repos où elle travaille. Lina y rencontre une étrange patiente, qui lui procure des conseils pour le moins dangereux…

Editeur : Calmann-Lévy, 357 pages, date sortie : 6 octobre 2021

5 commentaires sur « Te tenir la main pendant que tout brûle – Johana Gustawsson »

  1. Merci pour cette belle chronique que je m’empresse de partager! Très tentant! Je note, je note:-)! J’aime beaucoup les histoires qui se passent à des époques différentes comme « La nymphe endormie » de Tuti, « L’archipel des larmes » de Grebe et encore bien d’autres!

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