L’heure du diable – Patrick Bauwen

La révélation choc…

Une excellente trilogie qui a démarré en force avec Le jour du chien, nous a fait trembler avec La nuit de l’ogre. Elle se clôture en apothéose avec ce troisième opus d’une redoutable efficacité et diabolique à souhait.

Un thriller parfait, un sans faute pour Patrick Bauwen !

Sans aucune hésitation, ce troisième tome est mon préféré de la série. Plus sombre, plus profond, une plume affinée, un énorme travail sur les personnages principaux. Et LE FINAL !!!!

C’est un immense plaisir de les retrouver tous les trois. Notre gentil docteur Chris Novak bien mal en point. Il souffre d’agoraphobie sévère, il vit cloîtré chez lui sous l’emprise de l’alcool couplé aux anxiolytiques et à l’opium. Il donne ses consultations médicales en ligne. Un jour, un mystérieux patient le contacte pour jouer à un étrange jeu meurtrier avec lui, sa vie va basculer en enfer.

Le lieutenant Audrey Valenti, appelée avec son groupe Evangile -une unité spécialisée dans la Sureté des Transports Parisiens- sur une horrible scène, le corps d’une jeune femme déguisée en sorcière est encastré à l’avant d’un train.

Ainsi démarre cette double enquête plus que palpitante, le compte à rebours est lancé et la traque  débute pour débusquer le Chien, ce psychopathe de la pire espèce, ce diable qui mène la danse et continue à semer la mort autour de lui. Ceux qui ont lu les deux premiers tomes connaissent bien ce monstre.

Patrick Bauwen a plus d’une carte dans son jeu et une fois de plus, il me surprend totalement avec une intrigue démoniaque, boostée à l’adrénaline. Le rythme effréné me tient en haleine et me scotche à ma lecture. Aucun temps mort entre les rebondissements et les coups de théâtre,  le suspense et la tension grimpe crescendo, mes muscles se crispent face à la violence, mon souffle se fait court, mon coeur s’emballe et je tourne frénétiquement les pages.

On voyage de Paris, à Saint-Prix et à Berck, en passant par Prague et Amsterdam. On s’égare sur des fausses pistes, on croise des joueurs de béhourd -un jeu médiéval avec ses combats d’une rare violence-, une confrérie secrète d’élites universitaires aux idées extrêmes. Attendez vous à des surprises !

Mais le truc qui fait la différence dans L’heure du diable, c’est le juste équilibre entre l’enquête sous haute tension et le fond, les contrastes s’opposent et cela donne une autre dimension au récit. Un seul mot me vient à l’esprit : le talent ! Ça pulse à mille à l’heure et pourtant l’auteur parvient à installer une vraie ambiance, sombre, glauque et étouffante.  Il prend le temps de travailler, d’affiner ses personnages  pour les révéler en profondeur, un énorme attachement pour leurs âmes torturées.

Le final est très réussi, un feu d’artifice époustouflant et sublime ! Durant toute ma lecture, je me suis trituré les méninges avec cette question: mais bon dieu, qui est-il ? Qui est le Chien ? J’ai suspecté tout le monde, essayé vainement de deviner mais j’ai eu tout faux. Quand les dernières pages révèlent son identité, la surprise me laisse sans voix, la larme au coin de l’oeil, me voilà en empathie avec un monstre.

Je referme le roman avec un petit pincement au coeur et la gorge nouée, dieu que c’est triste de dire au revoir aux personnages.

Un excellente trilogie que je vous conseille vivement. Amateurs de sensations fortes, n’hésitez pas une seconde ! Petite précision, les opus peuvent se lire séparément car les histoires sont indépendantes mais vous y perdriez beaucoup quant à l’évolution des personnages.

Je remercie chaleureusement les éditions Albin Michel pour leur confiance.

 

 

 

4ème Couverture

Tout commence la nuit d’Halloween sur une voie ferrée, où le corps d’une jeune femme est retrouvé étrangement encastré à l’avant d’un train. Le lieutenant Audrey Valenti est dépêché sur l’enquête, en compagnie du groupe Évangile, la brigade spécialiste des crimes du métro et du réseau ferroviaire.
Le docteur Chris Kovak, qui a rompu sa collaboration avec la brigade, est devenu agoraphobe. Incapable de sortir de chez lui, en proie à de terribles addictions, il poursuit néanmoins l’exercice de la médecine par téléconsultation. Jusqu’à ce que d’étranges messages lui parviennent : l’œuvre du Chien, ce tueur impitoyable auquel il a déjà eu à faire par le passé. À chaque fois qu’il le contacte, quelqu’un meurt. Et les contacts sont de plus en plus rapprochés…
Bientôt, ces meurtres en série conduisent Kovak et Valenti sur les traces d’un groupuscule mystérieux qui pratiquent le Béhourd, un sport de combat médiéval. Une traque impitoyable qui confrontera Christian à son passé et le liera aux origines du Chien, qui mène la danse une nouvelle fois…

Editeur : Albin Michel, 475 pages, date sortie : 3 septembre 2020

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