Le manteau de neige – Nicolas Leclerc

Une très belle surprise…

Enfin un bandeau de couverture qui sonne juste !
Nicolas Leclerc frappe fort avec son premier roman.
Impressionnant de maîtrise !
Pari gagné, il a réussi à surprendre la serial lectrice que je suis.

Un thriller mâtiné de surnaturel et de paranormal, mais que les esprits cartésiens se rassurent, le mélange est parfait et reste terre à terre, tout est crédible sans délire excessif. L’auteur cite ses sources d’inspiration et références en fin d’ouvrage.

Une ferme isolée en pleine nature dans les montagnes enneigées du Jura. Etienne et Louise Devillers ont plus de 80 ans, ils y vivent en ermite. Un soir, Louise qui vit en catatonie depuis plus de vingt ans, ouvre les yeux, sort de son fauteuil pour égorger sauvagement son mari et replonge aussitôt dans son état léthargique. Leur fils Alexandre et son épouse Laura semblent avoir coupé tout contact avec les vieux. C’est leur petite fille Katia qui hérite de la ferme. Elle a 16 ans et souffre d’haptophobie, une peur panique de toucher et d’être touchée. Après les funérailles de son grand père, Katia est bouleversée, en proie à des hallucinations, assaillie de visions et de voix. Est elle entrain de devenir schizophrène ?

Le lecteur est loin de se douter qu’il s’embarque dans un récit aussi original, la surprise est totale. Nicolas Leclerc a une imagination débordante, il nous offre une histoire dingue, peuplée de fantômes. Un thème difficile, voire casse gueule mais l’auteur s’en sort haut la main.

L’intrigue est ficelée à merveille, superbement construite, elle nous happe dès le prologue et les rebondissements nous tiennent en haleine jusqu’à la dernière page. L’enquête progresse sans aucun temps mort. Aucune surenchère d’effets surnaturels, l’angoisse est distillée au compte goutte, nous baignons dans une ambiance glauque, limite effrayante, je vous avoue avoir ressenti quelques craintes au moment d’éteindre la lumière.

Les personnages ont de la consistance et sont bien travaillés. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Katia, cette gamine en détresse, terrorisée par ce qui lui arrive. Persuadée que la clé de l’énigme se trouve enfouie profondément, elle va fouiller le passé familial obscur et affronter la noirceur. Au passage, l’auteur nous interroge sur le poids du passé qui se transmet de génération en génération et nous offre des réflexions intéressantes sur les héritages familiaux.

Le rythme s’accélère dans les cent dernières pages, je tourne les pages de plus en plus vite, les émotions font yoyo, la tension monte jusqu’au feu d’artifice final.

Le seul petit bémol que j’émettrai, c’est la plume un peu simple. Elle n’a cependant pas gâché mon plaisir de lecture car elle est restée fluide et très visuelle avant tout.

Nicolas Leclerc, retenez bien son nom !

Je remercie chaleureusement les éditions du Seuil pour leur confiance.

4ème de Couverture

Katia est haptophobe : elle ne peut supporter aucun contact physique. Ses parents ont tout tenté depuis son enfance, médecins, psys, guérisseurs, rien n’y fait. Mais le malaise de Katia prend une ampleur plus inquiétante lorsque son grand-père est sauvagement assassiné par sa femme. Un détail cloche cependant : cette dernière était dans un état végétatif depuis 30 ans…

Editeur : Seuil, 350 pages, date sortie : 6 février 2020

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