Celle qui pleurait sous l’eau – Niko Tackian

Troisième enquête pour Tomar Khan et son équipe. Les deux premières   (Toxique et Fantazmë) étaient des polars purs et durs, musclés, shootés à la testostérone et filant à la vitesse du TGV.
Changement d’atmosphère et de rythme pour cet opus qui joue dans le registre de la sensibilité, de l’émotion et de la poésie noire.

Je ne vous dirai pas grand chose de l’histoire sous peine de spoiler, je préfère vous laisser plonger à l’aveugle dans ce récit. Je vous conseille de lire les deux précédents ou au moins Fantazmë pour apprécier pleinement celui-ci.

Un roman subtil, tout en pudeur et très touchant par bien des aspects.

Celle qui pleurait sous l’eau est un vibrant hommage à la cause féminine et aux femmes, à toutes les femmes, fortes, courageuses, battantes, fragiles ou victimes.

Clara, une femme fragile qui pleurait sous l’eau.
Clara est retrouvée morte, les veines tailladées, flottant dans une piscine parienne.
Clara s’est suicidée, c’est évident.  Tomar veut classer l’affaire, mais…
Rhonda, la flic, ne croit pas au suicide, son instinct lui dit le contraire, elle s’obstine, elle s’entête envers et contre tout pour découvrir la vérité.
Au même moment, Tomar se retrouve avec la nouvelle procureure sur le dos, elle ouvre une enquête sur le meurtre d’un inspecteur de l’IGPN. Tomar serait impliqué dans cette histoire mais son épilepsie cérébrale brouille ses souvenirs et lui laisse des blancs dans le cerveau, il va tenter d’y voir clair.

Dans cet opus, les personnages se dévoilent de plus en plus, gagnent en épaisseur et en humanité. Tomar est un peu en retrait, laissant le devant de la scène à sa compagne Rhonda,  le couple Rhonda-Tomar prend plus de place dans l’histoire et c’est tant mieux. Une mention spéciale pour la fabuleuse Ara (la mère de Tomar) qui joue un rôle important, une fière combattante pleine de courage pour qui le mot justice n’est pas vain.

Le rythme est soutenu, les chapitres courts s’enchaînent à merveille et on dévore les 250 pages d’une traite. Nous retrouvons le style vif, ultra efficace, très visuel de Niko Tackian, il est scénariste, ne l’oublions pas.

Celle qui pleurait sous l’eau possède ce petit supplément d’âme que j’aime tant. Une très belle réussite à découvrir  !

Je remercie chaleureusement les éditions Calmann-Levy pour leur confiance.

4ème Couverture

Aujourd’hui, Clara n’est plus qu’un dossier sur le bureau de Tomar Khan. On vient de la retrouver morte, flottant dans le magnifique bassin Art Déco d’une piscine parisienne. Le suicide paraît évident.

Tomar est prêt à fermer le dossier, d’autant qu’il est très préoccupé par une enquête qui le concerne et se resserre autour de lui. Mais Rhonda,son adjointe, peut comprendre pourquoi une jeune femme aussi lumineuse et passionnée en est venue à mettre fin à ses jours. Elle sent une présence derrière ce geste.

Pas après pas, Rhonda va remonter jusqu’à la source de la souffrance de Clara. Il lui faudra beaucoup de ténacité – et l’appui de Tomar – pour venir à bout de cette enquête bouleversante.

Editeur : Calmann-Levy, 250 pages, date sortie : 2 janvier 2020

2 commentaires sur « Celle qui pleurait sous l’eau – Niko Tackian »

  1. Niko Tackian, c’est à la fois de 🥊et à la fois du ♥️. Dans celui-ci, il ne démérite pas ! Le thème est un peu à la mode ( Jacques Saussey et bien d’autres) mais cet auteur sait l’aborder justement sans jamais lasser. Merci pour cette présentation.

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