Blood Orange – Harriet Tyce

Alison Wood est avocate pénaliste, elle a tout pour être heureuse, un mari parfait, une adorable petite fille, une belle maison et un boulot qu’elle adore. Mais nous ne sommes pas dans un conte de fée et la réalité a un tout autre visage. La vie personnelle d’Alison est une véritable ruine, elle mène une double vie, entretient une relation sexuelle très hard avec son patron et passe toutes ses soirées à se souler jusqu’au coma éthylique. Au moment où son couple est entrain de sombrer -son mari lui reprochant de boire et de faire passer le boulot avant sa famille- elle se voit confier sa première affaire de meurtre. Madeleine Smith est retrouvée à côté du cadavre de son mari poignardé, couverte de sang, elle ne se souvient de rien mais plaide coupable. Durant ses entretiens avec Madeleine pour la préparation du procès, Alison fait des parallèles avec sa vie de couple ratée.

Un portrait de femme, un mélange de thriller domestique et juridique explorant le couple, le mensonge, la trahison, la manipulation et les relations amour-haine.

Tout le roman est raconté à la première personne, avec la voix d’Alison. Une héroïne complexe, ambigüe, pleurnicharde, qui joue les victimes et s’auto détruit avec l’alcool. Difficile de s’y attacher, d’éprouver de l’empathie ou de la sympathie pour elle, j’ai juste eu envie de la secouer ou de la gifler durant la moitié du récit.

Un roman bien écrit et très addictif, je l’ai avalé en deux jours, curieuse de connaitre le dénouement et sentant venir un gros twist final. J’ai de loin préféré le portrait d’Alison et la partie domestique abordant le couple en crise à la partie juridique avec la préparation du procès.

J’ai ressenti une certaine tension durant ma lecture mais suite à l’énorme battage médiatique, je m’attendais à quelque chose de plus tordu, à être menée en bateau de bout en bout. L’histoire manque un peu de suspense et sent le déjà vu par moment. Par contre, la fin avec ses révélations est particulièrement réussie. Le twist machiavélique vous explose en pleine face. WTF !!!

Un bon moment de lecture mais pas le coup de coeur attendu.

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont et la Bête Noire pour leur confiance.

4ème Couverture

Alison Wood est avocate pénaliste. À mesure que sa carrière décolle, sa vie familiale se dégrade : elle passe ses journées à plaider et ses soirées dans les bars pour décompresser. Patrick, un collègue avec qui elle entretient une liaison toxique, souffle le chaud et le froid et l’humilie tout autant qu’il se sert d’elle. Pourtant, Alison n’arrive pas à décrocher.
Quand Patrick lui confie sa première affaire de meurtre, elle se plonge dans l’histoire de sa cliente, Madeleine, qui a poignardé son conjoint d’une quinzaine de coups de couteau. Au fil de leurs entretiens, Madeleine se livre : son mari diluait la pilule contraceptive dans son thé, examinait toutes ses dépenses, prenait toutes les décisions…
Petit à petit, leurs deux vies se font écho. Qui contrôle qui ? Et si, avant de défendre les autres, Alison commençait par se défendre elle-même ?

Editeur: Robert Laffont (coll. La Bête Noire), 400 pages, date sortie: 21 février 2019

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