Hunter – Roy Braverman

Une lecture jouissive et jubilatoire !

Roy Braverman, vous connaissez ?  Retenez bien ce nom car je sens qu’il va faire un sacré bruit ! Derrière ce nouveau pseudo, se cache Ian Manook.
Changement de pseudo, changement de décor et d’ambiance.  Nous passons des steppes de Mongolie à l’Amérique profonde avec ce premier tome d’une trilogie.

Ambiance noire et glacée, nous sommes au fond d’une vallée isolée des Appalaches, Pilgrim’s Rest, en pleine tempête de neige et blizzard.
Vengeance, haine, racisme, défaillance du système judiciaire sont au coeur de ce thriller « couillu » 100%  action pure et dopé à la testostérone. Bien loin du style contemplatif de Yeruldelgger.

Accrochez-vous, ça commence fort, très fort avec une scène d’ouverture à couper le souffle qui vous en met plein les mirettes.  Vous voilà prévenus, c’est du lourd et ça va secouer dans tous les sens, nous sommes dans un film de Tarentino ou une excellente série B écrite par un grand maître au talent inoui.

Un ou plusieurs tueurs en série, un prisonnier en cavale, cinq filles disparues sur quinze ans, des meurtres sanguinolents, un père ex flic qui cherche sa fille Louise depuis douze ans, un flic ripoux, le FBI, des fusils, des couteaux, des arbalètes.  Des salauds, des victimes, une galerie de personnages que vous n’oublierez pas de sitôt.

Ca défouraille, ça tire à tout va dans ce page turner qui sent la violence, l’horreur, la peur, le sang et le sexe. Une chasse à l’homme stressante et une intrigue brut de décoffrage qui vous englue et vous empêche de poser votre lecture.

J’ai adoré le rythme d’enfer, soutenu de bout en bout, les chapitres courts se terminant sur des cliffhanger.     J’ai adoré l’écriture très visuelle, crue, sèche, acérée, nerveuse, percutante.
Sans hésitation, je choisirais Tarentino pour une adaptation cinéma.  Un pur divertissement garanti 100% adrénaline, 100% hémoglobine.  Une vraie jouissance pour les amateurs du genre.

Un twist final de malade qui me donne envie de me ruer sur le deuxième opus.  Et zut, va falloir attendre la suite. Mais vous, oui vous, n’attendez pas pour plonger dans Hunter.
Les âmes sensibles, svp, passez vite votre chemin, il y en a qui n’en sortiraient pas indemnes.

Je remercie chaleureusement les éditions Hugo Thriller pour leur confiance.

4ème Couverture

Si vous croisez sa route, ne vous arrêtez surtout pas.
Plus personne ne s’arrête à Pilgrim’s Rest. Une vallée perdue dans les Appalaches. Un patelin isolé depuis des jours par le blizzard. Un motel racheté par le shérif et son frère simplet. Un bowling fermé depuis longtemps. Et l’obsédant souvenir d’une tragédie sans nom : cinq hommes sauvagement exécutés et leurs femmes à jamais disparues. Et voilà que Hunter, le demi-sang indien condamné pour ces crimes, s’évade du couloir de la mort et revient dans la vallée. Pour achever son oeuvre ?

Après douze ans de haine et de chagrin, un homme se réjouit pourtant de revenir à Pilgrim’s Rest. Freeman a compris le petit jeu de Hunter et va lui mettre la main dessus. Et lui faire enfin avouer, par tous les moyens, où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.
Pilgrim’s Rest sera peut-être le terminus de sa vengeance, mais ce que Freeman ignore encore, au volant de sa Camaro rouge qui remonte Murder Drive, c’est qu’il n’est pas le seul à vouloir se venger. Et que la vérité va se révéler plus cruelle et plus perverse encore. Car dans la tempête qui se déchaîne et présage du retour de la terreur, un serial killer peut en cacher un autre. Ou deux.

Editeur: Hugo Thriller, 320 pages, date sortie: 16 mai 2018

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