
Comment voulez-vous que je vous parle de ce roman sans spoiler ?
Alexis Laipsker vient lui-même de nous prévenir : il ne peut quasiment rien révéler sur Le Cercle de Kern sans risquer de gâcher le plaisir. Alors je vais rester sage… enfin, je vais essayer.
Les trente premières pages nous plongent dans une scène glaçante, terriblement marquante. Puis nous faisons un bond de huit ans… pour entrer dans LE CERCLE.
Un tueur en liberté.
Une enquêtrice qui porte malheur.
Un accident de la route en pleine nuit.
Un père cherche sa fille disparue.
La Sagnée, un hameau complètement isolé.
Un simple d’esprit se balade dans une forêt inquiétante.
Des cercles blancs apparaissent sur les arbres.
Des habitants étranges. Vraiment étranges. Ils se taisent tous et semblent liés par un terrible secret.
Une détenue en fuite… en sait-elle plus que la police ?
Je n’en dirai pas plus.
La construction est redoutablement efficace. Trois fils narratifs qui alternent, trois histoires qui nous tiennent en haleine et cette frustration de devoir quitter l’une au moment précis où l’on brûle de savoir ce qui va se passer. On cherche les liens. On se pose mille questions.
Et pendant ce temps, Alexis Laipsker nous manipule en beauté.
Je pensais pourtant être prévenue. Je connais sa méthode : nous mettre sur une piste, nous laisser croire que nous avons compris… et regarder nos certitudes partir en morceaux. Mais cette fois, il m’a particulièrement bien eue. Je suis tombée dans ses pièges et mes neurones se sont retournés dans tous les sens !
Et puis il y a La Sagnée. Ce hameau n’est pas un simple décor. Il devient presque un personnage à part entière.
Il y règne quelque chose de profondément étrange. Une atmosphère lourde, inquiétante, presque étouffante, comme un piège qui se referme peu à peu sur nous. Plus on avance, plus on oscille entre soupçons et paranoïa. On regarde les habitants, leurs silences, leurs attitudes… et on finit par ne plus savoir à qui faire confiance.
Et cette forêt… cette forêt qui semble elle aussi avoir ses secrets.
Cercles blancs, silences, regards, mystère… Le malaise s’insinue doucement et nous donne cette sensation délicieusement désagréable que quelque chose nous échappe.
L’urgence de l’enquête et le mystère qui entoure La Sagnée créent un équilibre parfait entre tension et inquiétude, suspense et atmosphère.
Impossible de lâcher ma lecture.
Quand le mot addictif prend tout son sens, on est avec Alexis Laipsker.
Pendant toute la lecture, je retiens mon souffle, j’échafaude, je soupçonne, je fais des nœuds dans mes neurones…
Et puis arrivent les toutes dernières pages.
WAOUH !
Le genre de fin qui donne immédiatement envie de revenir en arrière et de tout relire depuis le début pour voir ce qu’on a manqué.
Personne ne sortira indemne du Cercle de Kern.
Encore faut-il en sortir…
Car Alexis Laipsker est passé par là !
Pour ceux qui se posent la question : ce roman est un one shot
Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon pour leur confiance.

Quatrième de couverture
Un père qui cherche sa fille. Des villageois liés par un terrible secret. Une enquêtrice qui porte malheur. Un simple d’esprit qui dessine d’étranges symboles. Une fugitive qui en sait trop. Et un tueur en liberté.
Editeur : Michel Lafon, 439 pages, date de sortie : 10 septembre 2026
coucou Nadia,
ce nouveau roman est indépendant des séries précédentes ?
j’ai hâte de découvrir cet auteur.
J’aimeJ’aime
je ne suis pas surpris de ta chronique A.Laipsker m’a depuis : »ET AVEC VOTRE ESPRIT » habitué a du très bon ..
pour ma part je vais devoir attendre 1 jour où 2 mon libraire a du le recommander pour moi😁😘
J’aimeJ’aime
Arggg 😍. Cisaillée et l’eau à la bouche 🙃. Moins on en dit, mieux c’est. Bien vu ma Nadia. Bien vu. Merci à toi pour le partage de la chronique 🙏 😘
J’aimeJ’aime