Foire du Livre Bruxelles – Le Bilan


J’avais prévu deux jours.
J’en ai fait un.

La Foire du Livre version généraliste :
des allées propres, lumineuses, presque trop sages.

Beaucoup de feel good.
Beaucoup de “tout ira bien”.
Beaucoup de blanche et de philo.

Et le noir ?
Il se faufile.
Il se planque presque.

Il faut le chercher.

Alors j’ai fait ce que tout lecteur de polar fait en terrain hostile : j’ai traqué.

Parfois, on tombe sur des endroits presqu’irréels.
Mais toujours pas assez sombres.


Même les histoires passent par les écouteurs maintenant.
Mais moi, je veux encore les pages qui grincent.


Entre deux stands trop lumineux.
Au détour d’une allée.

J’ai fini par en trouver.

Mais jamais là où il devrait être.

Un polar coincé entre deux récits feel good.
Un autre perdu au milieu du développement personnel.


Et puis parfois, il reprend un peu de place.
Avec Piergiorgio Pulixi et le stand des éditions Gallmeister.
Là, d’un coup, je respire.

Avec Jérémie Claes, croisé sur le stand des auteurs belges.
Son livre en main.
Ce genre de moment simple…
mais qui fait le lien entre les pages et le réel.


Et puis il y a les gens.

Ceux qui fouillent, concentrés.
Ceux qui lisent debout, assis, ailleurs.
Ceux qui attendent.

Et puis…

Des silhouettes improbables, touchantes, parfois drôles,
comme sorties d’un roman.

Parce que la Foire, ce n’est pas qu’un salon.
C’est aussi une galerie.


Et surtout, les rencontres.
Celles où le noir se raconte autrement.
Avec Piergiorgio Pulixi.
Avec Clarence Pitz.


Et puis il y a ceux qu’on ne peut pas rater.

Philippe Boxho.

Des piles de livres.
Une file qui n’en finit pas.

Tout le monde en parle.
Tout le monde s’arrête.
Tout le monde attend.

Moi, j’ai regardé de loin.

Pas par snobisme.
Juste parce que ce n’est pas là que je cherche.


Je suis rentrée avec une certitude :

Le noir n’est pas partout.
Mais il est toujours là.

J’ai essayé de vous embarquer avec moi à travers ces quatre petits reportages.
Et vous, dites-moi : vous trouvez encore votre dose de noir dans ce genre de salon ?

17 commentaires sur « Foire du Livre Bruxelles – Le Bilan »

  1. Je ne suis jamais allée à un salon ma Nadia, la foule me crispe trop et j’étouffe. Et si en plus, il faut attendre, mes jambes ne suivent pas. Merci beaucoup pour le partage 🙏 😘.
    Le noir, quand on le cherche, on finit bien par le trouver 🤔

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  2. merci pour ce petit tour d’horizon ! Honnêtement j’hésite à aller à celui de Montaigu cette année parce perso le feel good et le cosy machin je n’en peux plus 😇🤣 Je sais qu’il en faut pour tous les goûts, j’ai bien tenté d’en lire, mais honnêtement j’ai besoin de lectures qui me fassent vibrer, frissonner, étout étout 😆 J’aurais bien voulu rencontrer Pulixi !

    Aurélie C

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  3. Je n’ai pas su y aller, cette année, dommage, parce que j’adore le site de « Tours et Taxis » et de la gare maritime (si il y avait toujours des stands dedans, cette année). Oui, il faut chercher les polars, le noir, parce que les gens veulent du « feel good », ils veulent du joyeux, du « qui se termine bien », parce que l »actu est angoissante, anxiogène, alors, ils n’ont pas envie de lire leurs emmerdes sur papier… :/ Moi, j’aime les polars, les thrillers, les romans noirs, on ne me changera pas 😉

    Merci à toi et super photo, avec le monsieur en short et en sandales, mais au moins, il a évité les chaussettes dans les sandales 😉

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      1. Je prendrai ces romans à la librairie ou je les louerai à la biblio, je n’aurais jamais eu le temps d’aller à la foire. Oui, la majorité lit de la littérature blanche, de la romance (dark ou pas) et des têtes de gondoles. Nous, nous sommes atypiques avec nos lectures noires 😉

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  4. Bonjour et merci pour cette visite à distance. J’aime ce salon même si je n’y suis plus allée depuis quelques années. Je lis du noir depuis très jeune mais j’aime changer, essayer autre chose en fonction des conseils. J’y avais rencontré et découvert Martin Michaud juste avant nos vacances au Québec ( où il vit), je ne sais pas si tu connais. Un homme si solaire qui écrit du si bien du noir. Bonnes lectures

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  5. merci Nadia pour ton retour.

    voilà quelques années que je n’y suis pas allée.

    je lis beaucoup d’autres genres de livres que le noir même si j’ en ai toujours un en cours.

    grâce aux réseaux sociaux je découvre d’autres « petits » salons plus spécifiques mais je ne m’y suis pas encore rendue.Je ne suis pas toujours en capacité physique pour me déplacer.

    Là nous avons discuté avec ma compagne d’un projet de vacances à Lyon pour le salon du polar.

    Tant qu’à faire voyons grand 😉😄

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