Courtes chroniques

Des romans sortis il y a quelques mois… en juillet, j’ai pioché dans ma PAL pour une séance rattrapage. Et j’ai été bien inspirée de les choisir, dans des genres très différents, du plus léger au plus lourd, du plus soft au plus hard, ils méritent le détour. Allez, c’est parti pour un concentré de mes ressentis !

Troisième opus de la série Bretzel & Beurre salé, le cosy crime à la mode bretonne.

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé Cathie Wald et sa joyeuse bande.

Après ses multiples péripéties, Cathie coule enfin des jours paisibles dans le petit village de Locmaria. Elle a été adoptée par les habitants et son restaurant est devenu un incontournable du coin. La vie est belle… enfin ! Jusqu’à ce que son ex mari débarque avec un projet immobilier complètement dingue, racheter l’ancienne abbaye bénédictine pour la transformer en hôtel de luxe pour milliardaires. Le projet est très mal accepté par les villageois, un comité d’opposants se crée pour tenter de bloquer la vente. Quand le leader est retrouvé raide mort près des ruines, l’ex mari se retrouve accusé de meurtre.

Il a beau être un odieux et détestable personnage, Katie est intimement persuadée qu’il n’est pas un assassin, elle va mener l’enquête avec son ami Yann. Réussira-t-elle à faire la lumière sur cette affaire ?

Un régal dans la lignée des deux premiers tomes. Une lecture rafraîchissante et très divertissante au coeur de l’été. Un roman léger et distrayant sans prise de tête.

Des personnages attachants qu’on retrouve avec plaisir, un zeste d’humour et une pincée de légèreté. Des secrets et fausses pistes, une chasse au trésor, une pointe de suspense et des surprises qui vous tiennent en haleine et vous font espérer une suite.

Quatrième de couverture
La fin de l’été s’annonce délicieuse à Locmaria. Enfin adoptée par les villageois, Cathie, propriétaire du désormais incontournable restaurant Bretzel et beurre salé, espère bien profiter de la douceur de la côte bretonne. C’est compter sans l’arrivée de son ex-mari…
Ce dernier débarque en effet à la tête d’un projet immobilier des plus controversés: voilà qu’il veut racheter les ruines de l’abbaye bénédictine pour en faire une résidence de milliardaires !
Les esprits s’échauffent, un comité se crée pour bloquer la vente… et le chef de fi le des opposants est retrouvé raide mort près des ruines tant convoitées. Tout accuse l’ex-mari de Cathie. Or, même si c’est un mufle de la pire espèce, Cathie n’arrive pas à l’imaginer en meurtrier. Elle met donc ses rancunes de côté et,
avec l’aide de Yann, le journaliste secrètement amoureux d’elle pour qui la région n’a aucun secret, commence son enquête.
Une fois de plus, la joyeuse quinquagénaire se retrouve au coeur des évènements. Coïncidence ? Rien n’est moins sûr…
Le nouvel opus pur beurre salé des aventures de Cathie Wald !

Editeur : Calmann-Lévy, 339 pages, sorti le 6 avril 2022

Et si l’eau venait à manquer ?

Un thriller « écologique » qui colle à l’actualité. Flippant de réalisme !

La vague de chaleur qui touche l’Europe atteint des records jamais vus, la sécheresse s’installe un peu partout. Elsa, une jeune suédoise, ex activiste écolo, génie de l’informatique et Julius, un jeune étudiant en hydrologie alertent les autorités. Mais les politiques tardent à prendre l’affaire au sérieux et redoutent la crise sociale et politique. La situation se dégrade vite, il ne pleut plus depuis des mois, l’eau vient à manquer, les paysans voient leurs réserves s’épuiser, un désastre pour les récoltes et les animaux. Les feux de forêt font rage et deviennent incontrôlables. Les hôpitaux sont saturés. L’eau est coupée, plus une goutte ne sort des robinets, les bouteilles se vendent à prix d’or. Les gens fuient et prennent la route en quête d’un point d’eau. La population est au bord de la guerre civile, les émeutes sont de plus en plus violentes.

Ce roman d’anticipation vous glacera le sang et vous fera frissonner des pieds à la tête. Un thriller catastrophe impressionnant de crédibilité, 100% ancré de l’actualité, un brin visionnaire (mais chut, je ne dirai rien là dessus).

J’ai dévoré les 550 pages en deux jours tant cette histoire est captivante. Loin d’être extraordinaire, le style est efficace, plutôt journalistique. L’auteur, journaliste de métier, a effectué un impressionnant travail de documentation pour renforcer l’aspect scientifique et réaliste du récit. Mais aucune crainte à avoir, l’accent est mis avant tout sur le côté thriller et course contre la montre.

Suspense, action, rebondissements et émotions fortes vous feront tourner les pages frénétiquement.

Un premier roman à découvrir et à lire cet été en pleine canicule, avec une boisson bien fraîche en main !

Quatrième de couverture
L’été s’installe en Allemagne et un soleil intense inonde enfin les parcs et les piscines extérieures. Seuls l’hydrologue Julius Denner et l’informaticienne Elsa Forsberg tentent d’alerter l’opinion publique : la chaleur va s’intensifier à court terme. Personne ne les prend au sérieux jusqu’à ce que les premières rivières s’assèchent, que les incendies de forêt deviennent incontrôlables et que les centrales nucléaires doivent être arrêtées en urgence. Partout en Europe, les  » réfugiés de l’eau  » sont à la recherche de ce qui était autrefois une ressource naturelle. Alors que la civilisation menace de s’effondrer autour d’eux, Julius et Elsa tentent désespérément d’arrêter la catastrophe et sont pris dans le collimateur de puissances qui poursuivent leurs propres intérêts…

Editeur : Hervé Chopin, 550 pages, sorti le 5 mai 2022

Un premier roman léger et fort sympathique !

L’auteure Tori Eldridge, fille d’une mère chinoise et d’un père norvégien, est ceinture noire to-shin do et enseigne l’art Ninja à travers les Etats-Unis. Elle s’est inspirée de ses propres expériences, de son héritage et sa culture métissée pour créer son héroïne Lily Wong.

Une héroïne haute en couleurs aux airs d’Uma Thurman dans Kill Bill. Jeune, idéaliste et déterminée. Une dure à cuire qui se croit invincible. Cette justicière des temps modernes n’a pas froid aux yeux.

Un roman très punchy, bourré d’action, d’adrénaline et de castagne. L’intrigue se laisse lire, même si j’avoue qu’elle ne m’a pas énormément passionnée, les pages se tournent toutes seules. J’ai aimé ce roman pour l’attachante Lily, un sacré bout de femme qui porte toute l’histoire sur ses épaules, une héroïne plus que craquante. Entre deux combats et quelques coups de pédales dans les rues de Los Angeles, les haltes gastronomiques nous font découvrir la cuisine chinoise, de quoi saliver et être en appétit durant la lecture.

Un bon divertissement qui donne envie de découvrir la prochaine aventure de Lily.

Quatrième de couverture
Depuis le viol et le meurtre brutal de sa soeur, Lily Wong consacre sa vie à la protection des femmes les plus vulnérables. La jeune femme mène une double existence : d’un côté redresseuse de torts impitoyable, de l’autre fille modèle. Comme si lutter contre la mafia ukrainienne et les maris violents ne suffisait pas, elle doit cacher la vérité à son ogresse de mère, qui désespère de son manque de féminité et aimerait qu’elle se range enfin. Le jour où Lily doit secourir une mère et son fils partis d’un refuge pour femmes battues, elle se trouve contrainte d’affronter ses démons, et de faire équipe avec un partenaire très beau… et très dangereux.

Editeur : EquinoX-Les Arènes, 402 pages, 24 février 2022

COUP DE COEUR !!! ♥️♥️♥️

Enfin un bandeau de couverture qui ne ment pas « Un polar addictif politique explosif »

Juin 2012. Toute une famille a été massacrée. Le père, un ancien cadre politique socialiste aurait massacré sa femme et son fils avant de se pendre. Deux flics du 36 quai des Orfèvres vont tenter de faire la lumière sur cette affaire atroce. La commandante Laurence Verhaeghen, obsédée par son boulot et sa carrière. Et Gabriel Prigent, détruit, ravagé par la disparition de sa fille en 2006. Il reprend du service après un an de mise à pied et de séjour à l’HP. Deux personnages borderline, extrêmes jusqu’au boutiste.

Ce roman noir, très noir aborde la pédocriminalité, ses pires perversions et abominations. Et tous ses réseaux protégés par les hommes politiques mafieux, tous ses trafics, de la cellule familiale aux affaires internationales passant par le darkweb. La prostitution de luxe, les affaires de gros sous et d’évasion fiscale.

La politique et des personnages bien réels en toile de fond de cette intrigue hyper réaliste, hallucinante et trash mais loin de tout voyeurisme à la mode. L’auteur a effectué un colossal travail de documentation pour travailler son histoire et ses personnages dans les moindres détails.

Une descente aux enfers où les drames humains vous scotcheront, l’horreur et le sordide vous fileront la nausée, les émotions vous tordront les tripes. L’intrigue est addictive, toute en tension, suspense et uppercuts. Une fois commencée, impossible de poser cette lecture sinon le temps de reprendre son souffle. Un mot sur la plume de Bejamin Dierstein… à vif, percutante puissance mille.

Un roman exceptionnel d’une force incroyable ! Un roman qui laisse des traces et envoie du lourd, du très lourd. On n’en sort pas indemne, je l’ai refermé complètement groggy.  A ne pas mettre entre toutes les mains, les âmes sensibles passeront leur chemin. Les autres, ne passez surtout pas à côté de ce très grand roman noir !

Mon seul mini bémol…. Certains trouveront des longueurs sur les 850 pages, l’intrigue aurait gagné à être un peu plus resserrée.

Quatrième de couverture
Juin 2012. Triomphe politique pour la gauche et gueule de bois pour la droite. Les têtes tombent. Les purges anti-sarkozystes au sein du ministère de l’Intérieur commencent. La commandante Laurence Verhaeghen quitte la DCRI et rallie la Brigade criminelle de Paris. Elle est rapidement rejointe par son ancien collègue Gabriel Prigent, hanté par la disparition de sa fille six ans plus tôt.

Pour leur retour au 36, les deux flics écopent d’une scène de crime sauvage : un ancien cadre politique a tué sa femme et son fils avant de se suicider. L’enquête débouche sur la découverte de réseaux puissants, à mi-chemin entre l’organisation pédocriminelle, la prostitution de luxe et l’évasion fiscale. Désabusés par leurs erreurs et leurs doutes, tourmentés par leurs obsessions,

Verhaeghen et Prigent vont partir pour un voyage sans retour vers la barbarie moderne.

Dans la lignée de David Peace ou James Ellroy, une complainte noire et désespérée en forme de descente aux enfers.

Editeur : EquinoX-Les Arènes, 842 pages, sorti le 6 janvier 2022.

2 commentaires sur « Courtes chroniques »

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