Je suis le feu – Max Monnehay

Je suis le feu

Je suis le feu fait suite aux aventures de Victor Caranne, psychologue carcéral découvert en 2020 dans Somb. J’avais particulièrement aimé et c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis plongée dans cette nouvelle enquête. Comment ne pas s’attacher immédiatement à ce très beau personnage ? Victor traîne une grande culpabilité depuis un drame du passé qui continue de le ronger. Victor et ses névroses, ses failles, ses contradictions, ses fragilités. Victor et ses addictions à l’alcool pour noyer son passé. Victor, tellement vibrant et d’une grande humanité. Touchant et très émouvant.

Les enquêtes sont indépendantes, mais on retrouve les mêmes protagonistes, Caranne, Noémie, Marcus, Baccaro, Babiak…. Je vous conseille vivement de commencer par Somb pour les découvrir et comprendre leurs relations et interactions. Les personnages sont brossés avec beaucoup de nuances et de subtilité dans leur psychologie, qu’ils soient principaux ou secondaires, tous sont fouillés en finesse et occupent une grande place dans les intrigues.

A la Rochelle, en pleine canicule de juillet, la police découvre une scène de crime macabre. Une femme est retrouvée égorgée, assise sur une chaise face à son fils de dix ans. Le gamin est vivant, ligoté, un bandeau sur les yeux et un casque sur les oreilles. Il se souvient juste qu’un gentil monsieur lui a parlé. Aucun autre indice, aucune piste, la police ne comprend rien à cette scène. Le commissaire Baccaro fait appel à Victor Caranne, persuadé que son flair pourra les aider à analyser cette mise en scène et comprendre les motivations du tueur.

L’intrigue est prenante et rondement menée, elle nous embarque à fond, les quelques baisses de régime du milieu se font à peine sentir tant on est immergé dans l’enquête, aux côtés des enquêteurs. La plume est fluide, les mots semblent couler tous seuls et certains dialogues mordants enrobés d’une pointe d’humour apportent une touche de légèreté au milieu de la noirceur.

Quand le tueur récidive encore et encore, en suivant le même mode opératoire, Victor Caranne a l’intuition qu’il faut chercher du côté de l’enfance du tueur, il sent un lien de vengeance envers sa mère. Les enquêteurs sont sous tension, cette traque sans véritable piste les épuise nerveusement et des frictions se font sentir au sein de l’équipe. On alterne entre l’enquête très réaliste, les moments off dans l’intimité des personnages et la voix du tueur qui s’immisce en filigranes. Les rebondissements et les révélations se multiplient, le suspense reste entier jusqu’au surprenant final.

Un très bon moment de lecture ! Si vous ne connaissez pas Max Monnehay, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Je remercie chaleureusement les éditions Seuil pour leur confiance.

Quatrième de couverture

La Rochelle, mois de juillet. Une femme est retrouvée égorgée chez elle face à son fils de dix ans ligoté, qu’un bandeau et un casque audio ont préservé de l’intolérable spectacle. C’est la deuxième en l’espace de quelques semaines et les flics n’ont pas la moindre piste. Le commissaire Baccaro va alors faire appel à Victor Caranne, psychologue carcéral et oreille préférée des criminels multirécidivistes de la prison de l’île de Ré. Mais le tueur est une ombre insaisissable qui va bientôt faire basculer la ville dans la psychose.

Editeur : Seuil, 400 pages, date sortie : 4 mars 2022

2 commentaires sur « Je suis le feu – Max Monnehay »

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