De l’or et des larmes

De l'or et des larmes

J’ai découvert la commandant Rebecca Lost dans sa quatrième enquête Blessures invisibles.  Je la retrouve avec grand plaisir dans une nouvelle aventure passionnante. Jamais, oh grand jamais je n’aurais imaginé qu’un polar se déroulant dans le monde du sport de haut niveau me captive autant.

Jean-Luc Provost, l’entraineur de l’équipe de France, décède brutalement dans un accident de voiture. Après expertise, la thèse de l’accident ou du suicide est vite écartée au profit d’un assassinat, la voiture a été sabotée. Mais qui pouvait lui en vouloir à ce point ? Reconnu, auréolé et très respecté dans le milieu, il entrainait fièrement ses gymnastes pour ramener quelques médailles d’or aux prochains jeux Olympiques.

L’enquête sensible est confiée à la commandant Rebecca Lost. A six mois des jeux Olympiques de 2024, cette mort fait beaucoup de bruit et les enjeux sont énormes pour la France. Entre les politiques, la fédération, les médias, les sponsors et les sommes d’argent colossales en jeu, Rebecca Lost et son groupe ont une pression énorme sur les épaules, ils doivent boucler l’enquête au plus vite et si possible sans faire trop de casse.

La gymnastique olympique est un univers assez méconnu, Isabelle Villain nous donne à voir l’envers du décor, ce qui se cache en coulisse. Tout ce que les jeunes gymnastes endurent pour leur rêve ultime : une médaille d’or et quelques minutes de gloire sur la plus haute marche du podium. Un univers sans concession où les limites n’existent pas, il faut sans cesse les dépasser à coups d’entrainements extrêmes, de pressions, de sacrifices, d’oubli de soi, de douleurs, de blessures, de larmes et de sueur. Un univers impitoyable où le mental d’acier est roi, où le silence est loi. Les jeunes athlètes sont prêts à tout accepter, même l’inacceptable pour briller dans la lumière et ne pas décevoir. Tout y est décrit avec beaucoup de finesse et une grande justesse.

L’humain est au coeur de cette enquête réaliste, riche en rebondissements, en fausses pistes et en tension. Les chapitres courts impriment un rythme enlevé. Les personnages sont travaillés en profondeur et on découvre avec plaisir d’autres facettes de la vie privée de Rebecca Lost et la complicité au sein des membres de son groupe.

A pas feutrés, l’auteure nous amène au coeur de la thématique très sensible de son roman. L’enquête prend une toute autre tournure, les langues finissent par se délier pour oser dire l’indicible et l’horreur, les carapaces se fissurent laissant surgir les émotions enfouies profondément. Quand la cruelle vérité explose, le dénouement final nous scotche et nous glace.

Pour ceux qui se posent la question, les enquêtes du groupe Lost se lisent indépendamment sans aucun problème.

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada pour leur confiance.

Quatrième couverture

2 commentaires sur « De l’or et des larmes »

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