OUI ? NON ?

Mes déceptions et lectures mitigées de décembre 2020.

La chronique OUI ? NON ? ou les minis retours en quelques lignes

Petit rappel pour les nouveaux venus ou ceux qui me suivent de loin.
J’ai lancé cette rubrique en mai 2019, suite à ma décision de ne plus faire de longues chroniques

pour les lectures mitigées, en demi-teinte ou les déceptions.
Le blog est fort chronophage, je préfère consacrer temps et énergie à vous parler des livres que j’ai beaucoup aimé.

J’assume entièrement mes déceptions, mon humble avis n’est pas parole d’évangile, je ne détiens aucune vérité.  Je vous ai toujours promis la transparence dans mes ressentis. N’hésitez jamais à lire ces romans pour vous faire votre propre avis. Je ne remets nullement en question les qualités du roman, j’ai bien trop de respect pour les auteurs. Le plus souvent, il n’y a pas eu ‘la rencontre’ qu’on attend en ouvrant un roman. Disons que je suis juste « passée à côté » de l’histoire, de l’univers du récit, de l’écriture, etc… ou que je n’ai pas tout simplement pas aimé.  
Allez savoir !

Un bon moment lecture, et pourtant je suis mitigée avec un sentiment de déception au final. Un thriller domestique qui débute comme un classique du genre dans la première partie, on pose le cadre et les personnages principaux. Sam et Annie, un jeune couple, ont tout pour être heureux, ils viennent de se marier et d’acheter une magnifique maison. Sam est psychologue, son cabinet privé commence à bien fonctionner, il attend même un gros héritage de son père. Un soir, Sam disparait sans donner de nouvelles. Quand la police découvre que Sam était criblé de dettes et qu’il cachait pas mal de secrets, pour eux, il n’y a aucun doute, il s’est enfui quelque part, peut-être avec une maîtresse. Annie n’y croit pas un instant. Et là, arrive un retournement de situation, un énorme twist qui te retourne la tête à 180°. Excellent ! Ensuite, le suspense s’essouffle un peu et les longueurs s’installent. Je ne peux hélas rien vous dire de ma déception sans spoiler, cette deuxième partie est un copié-collé d’un autre roman, un excellent roman qui maintenait la tension jusqu’au bout. Dommage !

4ème Couverture
Sam Statler et Annie Potter, fraîchement mariés, viennent de quitter New York pour s’installer la petite ville natale de Sam. Annie passe la plupart de ses journées seule et désœuvrée tandis que Sam, thérapeute, reçoit ses patients –majoritairement féminins – dans son cabinet installé au rez-de chaussée de la maison. Ce que Sam ne sait pas, c’est qu’un conduit d’aération dans le plafond permet d’entendre tout ce qui se dit dans la chambre au-dessus. La femme du pharmacien qui aimerait divorcer. La peintre renommée qui n’est pas satisfaite au lit… Comment résister et ne pas écouter ? Mais un jour, juste après l’arrivée d’une nouvelle et mystérieuse patiente, Sam disparaît et la vie d’Annie s’écroule. Parviendra-t-elle à le retrouver à temps ? 
Un thriller psychologique étourdissant à la construction diabolique.  Les Escales, 15 octobre 2020

Les premiers mot qui me viennent à l’esprit quand je pense à cette lecture est un OVNI barge et délirant.
Un roman complètement atypique et décalé, loin de tout ce qu’on connait.
Romain R. Martin impose sa voix singulière et très à part dans le monde du polar.
Il joue beaucoup avec les mots (parfois trop), son style est unique, très particulier, léché, ciselé.
Hélas, l’auteur ne m’a pas transportée dans sa folie et sa noirceur, je suis restée sur le quai du métro sans vraiment y descendre.
Pas de demi mesure possible avec cette lecture, on y adhère à 100% ou on passe tout à fait à côté.

4ème Couverture
Le sombre Paris. Les profondeurs du métro.
Claude Sorensen et Werther, agents de maintenance autoproclamés de la RATP, finissent leur quotidienne et méthodique nuit de labeur.
Rentrés dans leur « terrier » situé sous le chemin de fer, les deux excentriques sont attaqués dans leur juste sommeil par un collègue travesti en sage-femme.
C’est l’incompréhension. L’agression nécessite légitime vengeance.
Démarre une course-poursuite contre l’assaillant, fuite en avant et sans retour pour les trois parias, au cœur d’un monde dément et hostile : le « dédale » et ses multiples ramifications. Les « boyaux »… Editions LBS, 18 novembre 2020

Un polar écrit par un commissaire divisionnaire. Une plongée au coeur de la « flicaille » et du banditisme, une enquête très classique qui ne révolutionne pas le genre. Tout le roman est rempli de jargon, de procédures policières, d’énumération des différents services de police. Cela donne énormément d’abréviations, de sigles et de notes en bas de page (Ensop, ESIPN,DIPJ, CAP, GRB et j’en passe), j’ai eu l’impression que l’auteur voulait étaler toute sa culture policière ou qu’il écrivait pour des policiers. C’est énervant, cela coupe le rythme de lecture et au final mon intérêt s’est complètement émoussé. Un roman qui rencontre un certain succès mais désolée, je ne suis pas du tout le public cible.

4ème Couverture
Ancien du 36, désormais en poste à Marseille, Henri Saint-Donat est confronté à son premier « barbecue », règlement de comptes en vogue parmi les trafiquants de la cité phocéenne, qui consiste à enfermer un corps dans le coffre d’une voiture à laquelle on met le feu. Flanqué d’équipiers hauts en couleur, le commandant commence l’enquête, mais la piste de la guerre des gangs ne donne rien. Lorsque
l’identité de la victime est enfin confirmée, les choses prennent un nouveau tour : Henri a connu cette personne autrefois à Paris, et elle n’avait pas du tout le profil pour finir sa vie dans une voiture incendiée par des dealers marseillais … Fayard, 4 novembre 2020

Vous mélangez le monde du Renseignement, la DGSE, les militaires, les forces spéciales françaises, les dijhadistes, les e-terroristes, un génie de l’intelligence artificielle, un algorithme de reconnaissance faciale ultra sophistiqué et vous obtenez un thriller politico-technologique effrayant, brûlant d’actualité. Un thriller d’espionnage entre Homeland et 24h Chrono qui ravira les amateurs du genre. Mais je n’en fais pas partie. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’histoire, à l’écriture et aux personnages. Bref, l’ennui a pointé le bout du nez et cela s’est terminé en abandon.

4ème Couverture
Le sous-lieutenant Georges Kabla, petit génie tout juste sorti de Polytechnique, effectue son stage au centre radioélectrique des Alluets-le-Roi, en réalité une base d’écoute de la DGSE. Sa mission ? Paramétrer Face Mort, un algorithme de reconnaissance faciale extrêmement sophistiqué. Quand la machine déclenche une alerte après avoir détecté et analysé une vidéo, la France se retrouve en première ligne face à une conspiration impitoyable… 
À des milliers de kilomètres de là, de l’autre côté de la Méditerranée, en Afrique du Nord, une femme traque dans le plus grand secret les djihadistes français pour les éliminer. Maxime Barelli, capitaine dans les forces spéciales, affronte ses vieux démons, mais obéit aux ordres. Jusqu’à ce matin où elle découvre qu’une arme inconnue vient d’être testée dans une petite ville de Libye. Une arme qui choisit ses victimes, aussi insaisissable que l’air, et qui menace l’Hexagone !  Fleuve, 15 octobre 2020

L’auteur est un scénariste à succès, au départ La glace était un scénario destiné à devenir un film. Le projet a été refusé et John Kare Raake a décidé d’en faire un roman, son premier roman. Nous sommes au pôle Nord. Anna Aune, une ancienne soldat des forces spéciales norvégiennes, est en mission avec le Pr Daniel Zakariassen. Il font des recherches sur la fonte des glaces. Une nuit de tempête, ils aperçoivent une fusée de détresse tirée de la base de recherche chinoise voisine. Quand ils arrivent sur place, ils découvrent l’horreur, tous les hommes de la base sont morts assassinés. Ils entament une traque pour retrouver le meurtrier. Le début est fort prometteur… c’est la nuit, la tempête se déchaine, la tension est à son maximum dans ce milieu très effrayant et inhospitalier. Mais hélas, les longues descriptions donnent un rythme très inégal. Anna souffre de stress post traumatique suite aux horribles scènes de guerre qu’elle a vécues, ses flashs back violents se mêlent au récit, nous déconcentrent et nous sortent du cadre. Les mêmes scènes stressantes se répètent encore et encore. La mécanique finit par se gripper. On sent clairement le savoir faire du scénariste, il nous a écrit un très bon film jouant avec nos nerfs. Mais je me pose une question : un bon scénario de cinéma donne-t-il un bon roman ? Au final, j’ai perdu pied sur La glace.

4ème Couverture
Quand le danger est partout, on ne peut se fier qu’à son instinct.
Anna Aune, ancien membre des forces spéciales norvégiennes, a accepté d’accompagner le Pr Zakariassen au pôle Nord. Leur mission : observer et décrire les effets du réchauffement climatique sur la banquise.
Le jour de la Toussaint, la nuit arctique est déchirée par la lueur d’une fusée de détresse tirée de la base chinoise voisine d’Isdragen. Anna et Daniel sont les seuls à pouvoir se rendre sur les lieux et venir en aide à celui qui a envoyé ce signal. Mais c’est une vision d’horreur qui les accueille sur place : dans les locaux, ils découvrent plusieurs hommes morts, complètement gelés. Ils se rendent rapidement à l’évidence : les scientifiques chinois ont été assassinés. Au même moment, une terrible tempête polaire se lève, les isolant du reste du monde. Prise au piège, Anna n’a pas le choix : elle doit retrouver le meurtrier et comprendre ce qu’il s’est passé.
Son enquête va la mener au cœur d’une lutte sans merci entre pays convoitant les ressources enfouies au plus profond de ces terres hostiles…
Michel Lafon, 5 novembre 2020

La jeune Tara est chargée de conduire un célèbre professeur qui doit donner une conférence dans une université. Ils sont victimes d’un accident, le professeur est tué sur le coup. Tara se retrouve dans le coma, pleinement consciente mais incapable de communiquer avec l’extérieur, victime du syndrome de l’enfermement. Abby, ancienne cascadeur automobile, enquêtrice d’assurances, engagée par l’université découvre que l’histoire de l’accident ne colle pas du tout, il s’agit d’une plutôt d’une attaque délibérée. Elle se retrouve pourchassée par Dax, un tueur à gages. Lisa Boone, une agent du gouvernement entre en scène. Tout ce petit monde veut récupérer le téléphone du professeur. J’ai bien aimé la première partie, elle pose le cadre, présente les personnages et dégage une certaine atmosphère. Toutes les scènes avec Tara piégée dans son corps, incapable de remuer un seul doigt, sont excellentes. Tout s’accélère dans la deuxième partie et les personnages se multiplient. L’intrigue devient alambiquée à souhait, les souvenirs de la vie d’Abby se mêlent au récit, il faut s’accrocher pour ne pas s’y perdre. Nous sommes au coeur d’un film série B filant à 1000km heure et enchainant les scènes d’action et les rebondissements. Un bon divertissement que j’aimerais voir à la télé pour me détendre, mais le roman ne m’a pas totalement convaincue.

4ème de Couverture
Tara Beckley, étudiante, est chargée de conduire un célèbre chercheur au Hammel College, dans l’État du Maine, où il doit donner une conférence, lorsqu’elle est percutée par un véhicule. L’accident tue son passager et la laisse, elle, dans ce que ses médecins pensent être un coma. En réalité, elle est enfermée dans son propre corps, mais bel et bien consciente. Elle apprend ainsi que quelqu’un de puissant a voulu et veut toujours sa mort …
Enquêtrice pour la compagnie d’assurance de l’université, Abby Kaplan comprend vite que l’accident n’en est pas un, et se retrouve encore plus rapidement pourchassée par des tueurs professionnels de très haut niveau, dont un certain Dax Blackwell, petit prodige du crime. Commence alors une traque haletante dont l’enjeu n’est autre que Tara, la seule à pouvoir pointer les coupables du doigt.
Un thriller au suspense si brillant que Stephen King n’a pas hésité à qualifier l’auteur de «  maître  »  du genre  !
Calmann Lévy, 12 novembre 2020

3 commentaires sur « OUI ? NON ? »

    1. Ah mais je ne cesse de le répéter, il ne faut jamais hésiter à se faire son propre avis et écouter sa curiosité… les goûts et les couleurs !!! Si tu tentes l’expérience, n’hésite pas à partager ton ressenti.

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