Les enfants du secret – Marina Carrère d’Encausse

Quand les traumatismes d’enfance se déclenchent comme une bombe à retardement.

Paris, porte de la chapelle, la police est appelée sur une horrible scène de crime. Un homme est retrouvé gisant sur le sol, scarifié, empreintes effacées, défiguré, son visage n’est plus qu’une plaie, du sang s’écoule de son crâne, l’homme est entre la vie et la mort.  Quelques heures plus tard, un deuxième corps est découvert à proximité, mêmes tortures et scarifications, celui-ci est mort.  Il existe forcément un lien entre les deux victimes, mais lequel ? Leur profil est si différent, trente ans semble les séparer, l’un est blanc et l’autre métis. L’affaire s’annonce bien compliquée pour la commandant Marie Trebert et son adjoint Antoine, elle vire même au cauchemar quand la médecin légiste succombe à une fièvre hémorragique après son autopsie. Le corps était porteur d’un virus mortel et très contagieux.

Un très court roman qu’on lit d’une traite. Immergés au coeur d’une passionnante enquête, nous suivons Marie et son adjoint au quotidien, entre leurs peurs et leurs doutes, ils subissent une pression énorme et remuent ciel et terre pour trouver le coupable de ces horreurs. L’enquête va mettre en lumière un scandale bien caché, un épisode peu connu de l’histoire de France. Marina Carrère d’Encausse se penche sur les lourds secrets de famille, dénonce l’enfance bafouée, la violence, les blessures et les traumatismes qui en découlent.

La plume est belle et très efficace, l’auteure entretient le suspense grâce à quelques rebondissements bien placés, elle nous tient en haleine jusqu’au dénouement. Brutal, rapide et un peu précipité, on se le prend en pleine face.

J’émettrai deux bémols. Le premier, c’est un carton rouge pour la quatrième de couverture qui spoile énormément l’histoire.
Le deuxième, la gravité du sujet méritait un peu plus de développement, me semble-t-il, 173 pages, c’est très court. 

Je remercie chaleureusement les éditions Héloïse d’Ormesson pour leur confiance. 

 

4ème Couverture

Noirceur des tourments sous la pureté de l’enfance
Paris, porte de la Chapelle. À quelques heures d’intervalle, deux hommes sont retrouvés défigurés, scarifiés, empreintes effacées. L’affaire s’annonce compliquée pour le commandant de la Crim’, Marie Tebert. Et elle vire au cauchemar lorsque la légiste succombe à une fièvre hémorragique après l’autopsie. Que cache le rituel autour de ces crimes ? Quel lien unissait les victimes aux profils si différents ? Au fil de l’enquête, Marie et son équipe remontent la piste d’un scandale entre la Creuse et la Réunion. Un drame qui dépasse de loin tout ce qu’elle pouvait imaginer.

Editeur : Héloïse d’Ormesson, 173 pages, date sortie : 1er octobre 2020

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