Je ne suis pas un monstre – Carme Chaparro

Une très belle surprise !

Un  thriller psychologique sur le thème de l’enlèvement d’enfant. Rassurez-vous, nous sommes bien loin du énième thriller sur cette thématique, en mode vu, revu et réchauffé.

Un excellent premier roman que j’ai lu quasi d’une traite (et qui m’a sorti d’une énorme panne de lecture).

Qu’y a t il de pire qu’un cauchemar ?  Un cauchemar qui se répète.

Le roman démarre très fort, il vous happe dès le prologue, glaçant à souhait. Et puis arrive le premier chapitre, un enfant de quatre ans est enlevé en plein centre commercial. Même mode opératoire qu’un autre enlèvement qui a eu lieu deux ans plus tôt, l’affaire a fait la une des médias mais elle n’a jamais été résolue.
Nous allons suivre deux personnages féminins. L’inspectrice Ana Aren qui a participé à l’enquête il y a deux ans, elle traîne ce cauchemar et cet échec comme un gros boulet. Son amie Inès Grau, une journaliste TV des faits divers, très douée pour créer l’émotion auprès du public. Elle a écrit un roman à succès sur un enlèvement d’enfant et elle subit la pression de son éditeur pour qu’elle en sorte un deuxième. Ces deux femmes sont une des forces de ce roman. L’autre point fort, c’est le réalisme du récit et les émotions qu’il suscite chez le lecteur tiraillé entre anxiété, doute, peur, douleur et culpabilité des parents, sans jamais tomber dans le pathos ou le larmoyant à deux sous.

Les chapitres très courts traduisent bien l’urgence de cette course contre la montre et l’alternance d’une voix à l’autre donne une belle dynamique au récit. La construction est intelligente, le rythme rapide sans aucun temps mort et la tension énorme nous tiennent en haleine jusqu’à la toute fin. Le style est fluide et efficace.

Au delà du récit de l’enlèvement et de l’enquête, le roman égratigne au passage les éditeurs, le monde du journalisme, la course à la notoriété, le rôle des médias dans les enquêtes et notre société avide de sensationnalisme, de morbidité et d’émotions fortes.

La fin est parfaite, elle tombe brutalement, la surprise est totale et nous laisse la bouche grande ouverte quand on découvre le visage des vrais monstres.

Un page-turner que je vous conseille vivement !

4ème Couverture

24 décembre. Un enfant disparaît dans un centre commercial de Madrid.
Même lieu et même mode opératoire qu’une ancienne affaire : l’enlèvement de Nicolás Acosta deux ans plus tôt. Et si tout recommençait ?
L’inspectrice Ana Arén, qui a failli lors de l’enquête précédente, se lance à corps perdu dans une course contre la montre pour retrouver le petit garçon. Mais certains journalistes viennent contrarier son enquête, avides de scoops et d’audience.
Les fausses pistes s’enchaînent, les rumeurs enflent et les politiques s’en mêlent. La ville tremble, sans répit, devant la menace d’un tueur en série, d’un prédateur à l’affût des proies qu’il veut faire siennes.
Alors que la vérité est sur le point d’éclater, l’inspectrice se retrouve face à une effroyable réalité qui pourrait la consumer.

Editeur : Plon, 320 pages, date sortie : 26 septembre 2019

5 commentaires sur « Je ne suis pas un monstre – Carme Chaparro »

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