Sa majesté des ombres – Ghislain Gilberti

J’ai pris une claque phénoménale !

Je découvre enfin Ghislain Gilberti et je suis sans voix face à son talent fou.  Purée, mais pourquoi ne l’ai je pas lu plus tôt ? J’ai « Le festin du serpent » dans ma PAL depuis au moins deux ans. Entre nous, je crois que j’avais tout simplement peur de sa noirceur. J’ai rencontré l’auteur il y a deux mois à Saint Maur en Poche, il a balayé toutes mes appréhensions en dix minutes.

Sa majesté des ombres est une pure merveille, c’est le premier tome d’une incroyable trilogie qui s’annonce explosive et hautement additive. Trash et magistrale !

Bienvenue en enfer ! L’auteur nous immerge complètement dans un réseau de dealers de la pire espèce qui déploie  leur cartel dans toute l’Europe. Tous les membres portent le même tatouage au poignet Ecce Lex. Quand les dealers sont capturés, ils n’offrent aucune information sur leur patron.

Un récit en deux parties. La première en forme de prologue.  2003, Villa Venezia, la police se prépare pour l’arrestation d’un grand dealer de la région. L’interpellation vire au drame et au carnage, elle se termine dans un bain de sang. L’affaire est classée sans suite.
2010, la commissaire Cécile Sanchez -une flic mentaliste hors du commun, à l’esprit d’analyse implacable- est appelée à Strasbourg pour élucider plusieurs carnages aux modes opératoires similaires.  En étudiant les documents, elle trouve des similitudes avec la Villa Venezia en 2003. Assistée d’une équipe de flics hors norme, elle entame une enquête complexe et dense pour tenter de remonter jusqu’à la tête de ce cartel sanguinaire.  Y parviendra-t-elle ?

Le lecteur est plongé au coeur du mal, dans les rouages d’une enquête aux ramifications multiples. C’est réaliste dans les moindres détails, hyper bien documenté et parfaitement construit. Le rythme de dingue ne nous offre pas une seconde de répit. Les personnages sont bien campés, une mention spéciale pour Cécile Sanchez, une héroïne d’une rare puissance, comme on en croise peu. Les flics, les ripoux, les dealers, les salauds, tous sont travaillés, fouillés, décortiqués jusqu’au tréfonds de leur âme. Nous allons vivre, souffrir, rager, angoisser avec eux de bout en bout jusqu’au final qui nous laissera K.O. debout.

740 pages qu’on dévore en apnée à une vitesse incroyable, sans pouvoir décrocher un instant.
740 pages hallucinantes qui envahiront vos journées et raccourciront vos nuits.
740 pages à couper le souffle, bourrées d’adrénaline, d’action et de rebondissements.
740 pages d’une rare intensité qui décoiffent sec et balaient tout sur leur passage.
740 pages puissantes, noires et violentes qu’on referme à regret, on n’est pas prêt de les oublier !

Le manque se fait déjà sentir et l’attente du deuxième tome sera longue. Je vais patienter en lisant les autres romans de Ghislain Gilberti.

Comment ne pas s’incliner face à un tel talent ?
Amateurs de noir, ne passez surtout pas à côté de ce tourbillon hypnotique, addiction grave garantie !

Je remercie chaleureusement les éditions RING pour leur confiance.

4ème Couverture

Un cartel d’un nouveau genre, invisible et sans pitié.
Une drogue d’une pureté inédite.
Un réseau de dealers sous pression, déployé à travers l’Europe et coupé de la tête de l’organisation.
Un signe commun aux membres du cartel : Ecce Lex, tatoué sur le poignet. Quand des dealers sont capturés, ils se révèlent incapables de livrer le moindre indice sur leur commanditaire… Quand leurs cadavres ne servent pas déjà de bornes kilométriques.
Une légende de la police judiciaire aux dons de mentaliste, Cécile Sanchez, fait face à des tueries aux modes opératoires sans précédent.
Est-il possible de mettre des ombres en cage ? Dans quel enfer devra-t-elle descendre pour faire face au mal absolu ?
Bienvenue dans le Réseau Fantôme.
Entre Braquo et Breaking Bad, Sa Majesté des Ombres ouvre magistralement la nouvelle épopée du thriller hexagonal.

Editeur: RING, 738 pages, date sortie: 8 mars 2018

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