
Un caillou jeté dans l’eau d’un canal… et les ricochets commencent.
Novembre 2025, près de Lille. Des membres humains sont retrouvés dans un canal. La capitaine Nadia Vernois, son équipière Sybille Kervasdoué et le commandant Xavier Ducastaing se lancent dans une enquête qui s’annonce particulièrement complexe. Un tueur en série serait-il à l’œuvre ? Sur ce territoire hanté par des meurtres et des disparitions jamais élucidés, le passé n’a visiblement pas livré tous ses secrets.
En parallèle, nous suivons Audrey, une mère dévastée depuis la mort de son mari, qui se consacre à la traque des pédocriminels en ligne. Et Bruno, un chasseur de cold cases qui sillonne la France au volant de son van, enchaînant les petits boulots pour faire éclater la vérité sur des affaires non résolues.
Trois approches, trois trajectoires qui vont progressivement se croiser. Mais derrière cette quête de vérité se cachent des obsessions qui peuvent tout dévorer sur leur passage.
Des ricochets, des eaux troubles… et des questions
Le titre est parfait. Chaque trajectoire rebondit sur les autres, chaque affaire fait écho à la précédente, et les cercles s’élargissent jusqu’à tout réunir. Quant aux eaux troubles, ce sont autant celles du Nord que celles de l’âme humaine.
Audrey, Bruno, mais aussi Nadia, Xavier et Sybille : tous veulent comprendre, débusquer, faire éclater la vérité. Mais jusqu’où peut-on aller lorsque cette quête devient une obsession ? Où se situe la frontière entre justice et vengeance ? À force de traquer le mal, ne risque-t-on pas de finir par lui ressembler ? Ou de se noyer dans ces eaux troubles ?
Dans ce Nord où le passé refuse de se taire, l’atmosphère est sombre, tendue, presque oppressante.
C’est la force du roman. Derrière l’enquête, Cécile Cabanac interroge ceux qui cherchent la vérité et les limites qu’ils sont prêts à franchir, avec cette psychologie fouillée qui donne toute sa profondeur à l’intrigue.
L’intrigue à plusieurs voix demande une certaine attention mais elle récompense largement le lecteur qui prend le temps de s’y immerger.
L’autrice possède une plume incisive, une écriture au scalpel, au service de la tension et du suspense. J’ai été complètement happée, fascinée.
Cécile Cabanac, mon admiration ne faiblit pas
Depuis Des poignards dans les sourires, je l’ai vue monter en puissance. Au fil des romans, elle confirme son talent, affine encore sa maîtrise et continue de me surprendre. Avec ce septième roman, elle frappe particulièrement fort. Chapeau ! Cécile Cabanac n’est plus une autrice à suivre : c’est une autrice que l’on suit les yeux fermés.
Un fabuleux polar sombre qui ne se contente pas de nous tenir en haleine : il interroge notre rapport au mal, à la justice et à l’obsession.
Allez-y, plongez dans les eaux troubles. Mais attention aux ricochets : ils vous poursuivront bien après la dernière page.
Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon pour leur confiance.
Quatrième de couverture
Tous traquent le mal avec la même obsession.
Quitte à lui ressembler.
Novembre 2025, près de Lille.
Des membres humains sont retrouvés dans un canal.
Sur un territoire hanté par des meurtres jamais élucidés, un trio d’enquêteurs, un chasseur de cold case et une mère en guerre contre les pédocriminels se lancent sur la piste d’un tueur en série.
Avant de refermer l’ouvrage, ne manquez pas le cahier bonus pour aller plus loin dans l’enquête. Mais attention ! A n’ouvrir qu’à la fin de votre lecture !
Editeur : Michel Lafon, 429 pages, date de sortie : 1 octobre 2026
J’ai adoré, mais la fin…
J’aimeJ’aime