
Après l’excellent Ligne rouge que j’avais dévoré, j’attendais le nouveau roman de Laure Rollier avec beaucoup d’impatience. Quand une autrice me bluffe avec un roman, je place forcément la barre très haut.
Artefact : trace laissée par un évènement disparu. Ce qui demeure lorsque la réalité s’est retirée.
Le roman s’ouvre sur un prologue très intrigant… Ensuite, dès le premier chapitre, Laure Rollier nous embarque à fond dans son histoire. Nous sommes plongés dans la vie d’Adèle. Très vite, le doute et les questions arrivent.
Adèle, mère célibataire de deux adolescents, découvre un jour un colis anonyme dans sa boîte aux lettres. À l’intérieur, des centaines de photos d’elle prises à son insu. Le message qui accompagne la dernière a de quoi glacer le sang : quelqu’un la menace de mort. Ses soupçons se portent rapidement sur Jérémy, son mystérieux voisin. Mais qui observe qui ? Et jusqu’où la paranoïa peut-elle nous entraîner ?
Laure Rollier distille une ambiance sombre et anxiogène, où le contrôle et la solitude prennent progressivement toute leur place. La tension est bien réelle, le malaise s’installe petit à petit et la noirceur psychologique opère pleinement. On retrouve la sensibilité de l’autrice, notamment à travers certains personnages particulièrement bien travaillés.
L’autrice aborde une thématique grave, que je ne peux révéler sans risquer de vous spoiler. Le sujet est fort et mérite qu’on s’y attarde, mais j’ai ressenti un certain décalage entre sa gravité et la manière dont il est traité.
Ligne rouge m’avait complètement bluffée par sa nervosité, son intensité et cette sensation d’être constamment sur la ligne. Cette fois, même si les pages se tournent toutes seules, le suspense m’a moins tenue en haleine. Quelques rebondissements m’ont paru un peu faciles, et j’ai deviné avant la fin où l’autrice voulait m’emmener.
Au final, Artefact est un thriller psychologique efficace, porté par une plume fluide et une atmosphère angoissante. La barre était sans doute très haute… et cette fois, Laure Rollier ne m’a pas totalement convaincue.
Mais je retrouverai son prochain roman avec beaucoup de curiosité.
Je remercie chaleureusement les éditions Récamier pour leur confiance.
Quatrième de couverture
Le nouveau thriller psychologique de Laure Rollier.
Et si quelqu’un vous observait depuis des mois sans que vous le sachiez ?
Adèle, mère célibataire de deux adolescents, croyait avoir enfin trouvé un semblant de paix, jusqu’au jour où elle découvre, sur sa boîte aux lettres, un colis anonyme. À l’intérieur : des centaines de photos d’elle, prises à son insu. La dernière porte un message glaçant :
» Celle-ci est la dernière parce que tu vas mourir. «
Très vite, les soupçons d’Adèle se tournent vers son mystérieux voisin, Jérémy. Mais plus elle s’approche de la vérité, plus celle-ci semble lui échapper. Alors que les blessures du passé refont surface, la peur s’immisce à nouveau dans chaque recoin de son quotidien.
Entre paranoïa et réalité, Laure Rollier signe un thriller psychologique sombre et troublant où la frontière entre la survie et la folie se brouille jusqu’à la dernière page.
Editeur : Récamier, 288 pages, date de sortie : 8 octobre 2026
Ça va bien arranger ma qui tu sais 😁 , ma Nadia. C’est que le cerveau devient plus difficile à berner je pense, avec tout ce que l’on peut lire. Merci à toi pour la chronique et le partage 🙏 😘
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