
Faux polar, vrai malentendu
Août 1979 : trois enfants disparaissent lors d’une fête de village en Galice. Seule Blanca, huit ans, est retrouvée le lendemain, amnésique. Aucune trace des deux garçons. Vingt-cinq ans plus tard, leurs ossements sont exhumés. Blanca, devenue adulte, revient sur les lieux du drame. Sur le papier, Les disparus d’As Covas promet un polar, une enquête, un cold case à l’espagnole. Tous les éléments sont réunis pour me séduire.
Les premières pages fonctionnent bien et attisent ma curiosité. L’atmosphère est intrigante, le mystère est présent. Mais très vite, le roman prend une autre direction. L’enquête s’efface, la tension retombe, et le récit bascule dans un roman d’introspection lent, centré sur la mémoire, les souvenirs fragmentés et les silences d’un village marqué par son passé.
La plume de Susana Fortes est sensible et travaillée. L’autrice installe une vraie ambiance, évoque l’enfance, la culpabilité, les non-dits familiaux et collectifs. Mais cela ne m’a pas suffi. Le rythme est trop lent, la narration souvent décousue, et l’absence de véritable enquête finit par me frustrer. Je tourne les pages, je m’accroche, j’attends des réponses, des avancées qui ne viennent pas.
Car dans ce récit, la disparition des enfants n’est qu’un prétexte. Le cœur du roman, c’est la survivante Blanca face à son passé, pas la résolution du mystère. Et la fin, volontairement ouverte et feutrée, laisse un goût d’inachevé.
Tout est là pour un cold case… sauf le cold case. Les disparus d’As Covas préfère fouiller la mémoire plutôt que la vérité. Et le roman se termine sans vraiment répondre aux questions qu’il a soulevées.
Les disparus d’As Covas n’est pas un polar raté, mais un roman qui a choisi un autre chemin que celui annoncé. Une lecture qui pourra toucher les amateurs de romans d’atmosphère, d’introspection et de silences habités. Mais le décalage entre la promesse et la réalité, l’absence d’enquête véritable et le rythme contemplatif laissera les amateurs de polar sur leur faim – et parfois, comme moi, à distance.
En bref
Si vous cherchez un polar espagnol tendu, une enquête structurée ou la résolution d’un cold case, passez votre chemin. En revanche, si vous aimez les récits de mémoire fragmentée et les ambiances mélancoliques, ce roman vous plaira.
Pour ma part, je suis restée sur le bord du chemin, avec le sentiment d’une promesse trahie.
Je remercie chaleureusement les éditions L’Archipel pour leur confiance.
Quatrième de couverture
Trois enfants disparaissent en Galice, un village se tait.
Vingt-cinq ans après les faits, la seule rescapée revient sur les lieux du drame pour tenter de résoudre le mystère. Un roman d’atmosphère, noir, puissant, singulier.
Le suspense littéraire de la rentrée d’hiver 2026.
Le samedi 12 août 1979 au soir, trois enfants disparaissent dans la commune espagnole d’As Covas, en Galice, lors de la fête du Castro : Blanca Suances, 8 ans, Nicolas et Hugo Cadavid, 12 et 10 ans.
Le lendemain matin, la fillette est retrouvée indemne mais amnésique à des kilomètres de là, de l’autre côté de la frontière portugaise. De Nicolas et d’Hugo, nulle trace…
Vingt-cinq ans plus tard, les ossements des frères Cadavid sont exhumés… Accompagnée d’un journaliste local, Blanca retourne sur les lieux du drame, interroge les témoins de l’époque et se heurte à un village encore marqué par les rancunes nées de la guerre civile et d’affaires plus récentes.
Même si des flashs lui reviennent, des souvenirs par bribes, difficile pour elle de se représenter un tableau net du passé, aux contours bien définis. D’autant qu’à son envie de résoudre le mystère se mêle une quête toute personnelle, à la (re)découverte de son histoire familiale.
Pour sa première incursion dans l’univers du noir, Susana Fortes livre un roman singulier qui danse autour des codes habituels du genre pour les nimber d’une atmosphère étrange et inquiétante, qui happe dès les premières pages.
Editeur : L’Archipel, 242 pages, date de sortie : 12 février 2026
alors celui ci sans mentir,je ne l’ai pas vu arriver et a la limite c’est pas plus mal…si y a bien un truc qui me decoit c’est bien quand le livre ne contient rien de ce que le 4eme de couverture raconte😉
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Oui tout à fait, la quatrième de couv. nous vend un polar haletant…. et c’est tout l’inverse !
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Ma whislist fait des cabrioles dans la salle à manger. 😂 Merci à toi ma Nadia pour la chronique 🙏 😘. J’espère que ta prochaine lecture sera meilleure, ça sent le pétard mouillé. 😁
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Un début d’année très en dent de scie pour l’instant !
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Pas mieux de mon côté, je crois que M.T a emporté tout mon élan.
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Sacrée Marie Thérèse ! ♥️
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Ma Maman est en pleine lecture, elle me fait le résumé de la situation quand elle pose son livre. Je ne lui dis rien du tout. 😂
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L’avis de « Actu du Noir » était plus élogieux que le tien, il m’avait tenté et toi, tu me refroidis avec « rythme est trop lent, la narration souvent décousue » et un clod case qui n’est pas là. Merdouille, que faire ?? 😆
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Ah mais tu sais que toutes les sensibilités coexistent… et heureusement d’ailleurs ! Le roman ne correspond pas vraiment à la 4ème de couv. Tu verras s’il croise ta route. Perso, je l’ai choisi car j’aime les polars espagnols et les enquêtes cold case mais mais tu as lu ma chronique 😉
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Oui, tous les goûts sont dans la littérature et on peut passer d’un « super, j’adore » chez l’un(e) à « quelle merde » chez un(e) autre.
Bon, vu ma PAL, je ne vais pas courir et comme pour le moment je suis avec Marie-Thérèse et ses balles, je vais laisser un peu sur le côté le As Covas. 😉
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coucou Nadia,
même en étant avertie de ce à quoi m’attendre je ne sais pas…bon je ne suis pas en manque de livres.
J’ai aussi déjà marqué mon attrait pour l’histoire de l’Espagne.
Bref j’hésite mais je le garde dans un coin.
merci pour la chronique ou pas 🤣❤️
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Tu verras s’il croise ta route un de ces jours…
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Au moins, si on y va, ce sera en connaissance de cause grâce à ton retour 😊
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Mon humble retour… comme toujours 😉
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