
Dans Aurore, Nicolas Leclerc ne cherche pas à surprendre à coup de grands effets.
Il installe. Il observe. Il laisse faire.
Et c’est précisément ce qui met mal à l’aise.
Trois femmes.
Une mère, Astrid, artiste vieillissante, diminuée par un AVC, autoritaire et égocentrique jusqu’au bout. Recluse dans sa maison isolée en pleine forêt jurassienne, elle refuse de partir.
Sa fille, Mélanie, vétérinaire rurale au bord du burn-out, qui tient encore debout par sens du devoir plus que par force.
Et Aurore, jeune aide à domicile. Douce, attentive. Dévouée, présente. Trop parfaite. En apparence.
Tout le roman repose sur ce trio.
Aucune n’est accessoire.
Chacune joue sa partition.
Le cœur du roman est là.
Dans les relations.
Dans ce triangle fermé où chacune tient l’autre par quelque chose : la dépendance, l’autorité, le soin.
Aurore arrive comme une solution.
Un soulagement.
Une respiration.
Puis quelque chose se déplace.
Une parole de trop.
Un geste qui s’impose.
Une présence qui devient nécessaire… puis envahissante.
Le lecteur, lui, voit venir les choses. Très tôt.
Il sent le déséquilibre, le malaise diffus, cette impression persistante que quelque chose cloche sans pouvoir encore la nommer.
Le malaise ne surgit pas brutalement. Il s’installe à pas feutrés. Il s’accumule.
Les liens se tendent jusqu’à devenir irrespirables.
Aurore est un thriller qui piège le lecteur.
Il le force à regarder, comme un témoin privilégié mais impuissant, l’emprise se mettre en place pendant que les personnages s’accrochent et se débattent.
Mélanie tente de résister.
Elle doute. Elle pressent le danger.
Mais comment lutter quand tout le monde vous explique que vous exagérez ?
Quand tout semble, en surface, parfaitement normal ?
Quand la fatigue brouille le jugement ?
Rien n’est jamais frontal.
Tout passe par les silences, les regards, les gestes anodins qui finissent par peser trop lourd.
Le piège ne claque pas. Il se referme lentement.
Le roman parle de dépendance, oui. Mais aussi des liens mère-fille, des non-dits, et d’une analyse très fine des mécanismes psychologiques, de ces failles ordinaires dans lesquelles l’emprise s’engouffre.
Dans ce huis clos haletant, loin de tout, Nicolas Leclerc explore l’intime avec une précision redoutable.
Aucune surenchère. Aucun effet facile.
Juste une tension sourde, qui rend l’ensemble profondément troublant… et terriblement crédible.
Vous est-il déjà arrivé de voir le danger venir,
et de ne rien pouvoir faire ?
Aurore fait ce que la jeune Aurore fait le mieux.
S’infiltrer.
Et laisser une trace.
Je remercie chaleureusement les éditions Seuil pour leur confiance.
Quatrième de couverture
« Elle veillera toujours sur vous ».
A la suite d’un AVC qui la laisse paralysée du côté droit, Astrid, 75 ans, n’est plus capable de vivre seule dans sa maison isolée en pleine forêt jurassienne. Elle refuse de quitter son havre de paix malgré l’insistance de sa fille Mélanie, vétérinaire rurale au bord du burn out. Elles parviennent à un compromis en embauchant Aurore, une jeune aide à domicile timide et dévouée. Mélanie est vraiment soulagée. Mais très vite quelque chose cloche sérieusement. Qui est Aurore ?
Editeur : Seuil, 432 pages, date de sortie : 6 février 2026
il est en attente dans ma P.A.L celui ci😉😉😁
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Bonne lecture à venir. Et si tu n’as pas encore lu son précédent « Le veilleur du lac », je te le conseille plus que vivement, il est excellent.
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Bonjour , c’est un auteur que je n’ai jamais lu. Vous m avez donné très envie de le lire. J’adore les thrillers psychologiques. Mercii pour cette découverte. Bien a vous.
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Avec plaisir pour la chronique ! Si vous ne connaissez pas l’auteur, je vous conseille aussi son précédent roman « Le veilleur du lac », il est excellent ♥️
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Mercii je pense le lire aussi. Je l ai noté. Bon dimanche
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coucou,
jamais lu cet auteur mais ta chronique me donne envie.
le genre de livre à atmosphère j’adore.
merci Nadia
bon amusement ❤️
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jamais lu non plus je me note merci pour cette chronique
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Avec plaisir pour la chronique !
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Il faut que je le découvre !
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ah mais oui ma chère Geneviève, c’est un auteur à découvrir. Si tu aimes le côté fantastique, tu liras son premier « Le manteau de neige ». Et son précédent « Le veilleur du lac » est bourré de suspense, excellent !
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Ah, tu sais parler aux amatrices de thriller bien ficelés, toi ! Allez, je note et je ne te remercie pas ! 😆
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Note le et tant qu’à faire note aussi son précédent qui est excellent « Le veilleur du lac » 😜
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Hein ? Qu’est-ce que tu dis ? Je ne t’entends pas…. 🙄
Faut arrêter, là, tu vas me tuer 😉
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Je n’entends rien non plus 🤣
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C’est l’histoire de deux sourdes…
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Va tout de même falloir se calmer un peu, hein, je dis ça, je dis rien. Mais à force de nous faire saliver comme des escargots, on va non seulement nous suivre à la trace, mais aussi, se promener avec une bouée pour ne pas se noyer. 🤣. Sans compter l’autre psycho rigide de whislist qui me menace..
Merci à toi ma Nadia pour la chronique qui donne trèèès envie 😍 🙏😘 Des bisitous
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Mais comment veux tu que je me calme ? tu me fais bien rire… 😂 Histoire d’en remettre une couche, tu as lu son précédent « Le veilleur du lac » ? Sinon, je te conseille plus que vivement de le noter sur l’autre psycho rigide qui te menace. Il est excellent ! Des gros bisous 😘
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Nan, pas lu celui-ci. Je note sur l’autre frappadingue. Si elle me mord, je ne réponds plus de rien. 😂 Des bisitous ma Nadia 😘 🥰
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J’aime beaucoup cet auteur dont j’ai lu quasiment tous les romans ; cet opus semble très réussi également ! Merci pour le partage
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Je te souhaite déjà une bonne lecture à venir… tu verras, il est excellent !
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