La caste des ténèbres – Ludovic Lancien

La caste des ténèbres

La très courte chronique d’une déception

« Les oubliés de Dieu » le deuxième roman de Ludovic Lancien a été une très belle découverte. C’est donc avec une certaine excitation que je me suis plongée dans « La caste des ténèbres ». D’autant plus que la quatrième de couverture titillait grandement mon envie.

Deux scènes d’ouverture marquantes, l’une se déroulant en Inde en 1995 et l’autre à Paris en 2020 avec la découverte d’une scène de crime particulièrement atroce. L’intrigue démarre en force et laisse présager le meilleur. Je retiens mon souffle.

On navigue entre la France et l’Inde avec sa caste des Intouchables, entre le présent et le passé. Le mysticisme-ésotérique se mêle à l’enquête, mais celle-ci est littéralement étouffée par les trop nombreuses ramifications qui partent dans tous les sens.  Chez moi à Bruxelles, on dit « un sacré melting pot »… pour ne citer que quelques thématiques au passage : les vampires, les sectes sataniques, le sadomasochisme, les néo-nazis, le soleil noir d’Himmler, l’Ahnenerbe, la cyclothymie, la nécrophilie, le syndrome de Renfield, la maladie de Pica… et j’en passe. Trop c’est trop et on s’y perd, un peu… beaucoup. L’auteur a fourni un colossal travail de documentation pour s’imprégner de ces différentes matières et je tiens à le souligner. Tous ces sujets regorgent d’explications bien trop didactiques, au point de frôler l’indigeste. Cela lasse et nous sort du récit, ça dilue la tension de l’intrigue fort complexe et le fil du suspense s’effiloche tellement qu’on a du mal à s’y accrocher.

En parlant de voyage, j’ai l’impression d’être restée à quai et j’en suis bien désolée. Cette histoire ne m’a pas emportée, aucun atome crochu avec les personnages. Je n’ai pas vibré, j’ai ressenti très peu d’émotions. Et moi, je lis essentiellement pour vibrer.

Ceci n’est bien entendu que mon humble avis, n’hésitez pas à vous faire le votre.

Je remercie chaleureusement les éditions Hugo pour leur confiance.

Quatrième de couverture

1995 : Faubourg de Kombakkam (Sud-Est de l’Inde)
Viresh est un Dalit, un Intouchable. À huit ans à peine, il comprend que son existence ne sera qu’un enfer pavé d’humiliations. Révolté par cette condition qu’il n’a pas choisie, désireux de s’affranchir d’une société régie par un système de castes archaïque et profondément inégalitaire, le jeune garçon apprendra bientôt ce qu’il en coûte de défier la volonté des dieux.

Janvier 2020 : Paris. Un hiver poisseux et humide
Le lieutenant Lucas Dorinel quitte sa Bretagne adoptive et prend le premier train pour Paris, deux ans après son départ forcé de la capitale. Réintégré au sein de la prestigieuse Brigade criminelle, il n’est pas encore parvenu au Bastion qu’une femme se suicide sous ses yeux en se jetant tête la première sous les roues d’un bus.
Quelques heures plus tard, le lieutenant est envoyé sur une scène de crime atroce dans un HLM de Bondy : un homme retrouvé mort chez lui, les membres disloqués, mutilés, son corps nu écrasé au fond d’une malle. Le plus étrange survient lorsque le légiste retrousse les lèvres du mort pour dévoiler des canines anormalement longues, tout droit sorties d’un film d’horreur.
Pour Lucas Dorinel et ses équipiers, le cauchemar ne fait que commencer.

Editeur : Hugo, 453 pages, date sortie : 5 mai 2022

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