Le siffleur de nuit – Greg Woodland

Le siffleur de nuit

En 1966, la famille Humphries débarque et s’installe dans la petite ville rurale de Moorabool, au coeur du bush australien. Le père est un commercial qui vient d’être nommé chef des ventes. En jouant près du ruisseau, Hal et son petit frère découvrent le corps d’un chien atrocement mutilé. Mick Goodenough, flic déchu en période probatoire, fraîchement muté dans le coin, est intrigué par cette barbarie. Hanté par une précédente affaire de tueur en série, il est intimement persuadé que la cruauté sur les animaux est une porte d’entrée vers des crimes plus graves. Quand des chats, des chiens, des oiseaux disparaissent et sont retrouvés avec les mêmes mutilations, crâne fracassé et la griffe du milieu arrachée, la petite ville paisible est chamboulée et Mick prend l’affaire très au sérieux.

La mère de Hal commence à recevoir d’étranges appels anonymes le soir, toujours quand son mari est en déplacement professionnel. Quelqu’un siffle un air d’Elvis Presley et raccroche immédiatement. La police locale ne s’intéresse guère à ces appels, allant même jusqu’à en plaisanter. Contrairement à ses collègues, Mick, aidé du jeune Hal, décide de mener l’enquête. Y a-t-il un lien entre les mutilations sur animaux et les appels anonymes ?  Une étrange ombre rôde le soir autour de la maison des Humphries. Un serial killer est-il à l’oeuvre ?

Ne vous attendez pas à une intrigue haletante, Greg Woodland prend le temps de planter le décor et de donner vie à la petite ville de Moorabool et à ses habitants. C’est un roman noir d’atmosphère oppressant, l’ambiance rurale et pesante est envoûtante. Une histoire sombre au rythme assez lent, mais loin d’être soporifique, la tension palpable dès les premières pages nous maintient constamment en haleine.

Le récit alterne entre deux voix, celle de Hal et celle de Mick. Deux personnages hyper attachants qui partageront une très belle relation. Mick, l’amoureux des chiens qui a transformé sa maison en refuge SPA, Mick le père séparé de sa fille, il lui écrit des tonnes de lettres qu’il n’envoie pas, Mick, le flic qui tente de redorer son blason. Et Hal, douze ans, un gamin intrépide d’une incroyable sagesse, il observe le monde et entend tout autour de lui, adore Sherlock Holmes, se lie d’amitié et fait les quatre cent coups avec Allie, une jeune Aborigène qui n’a pas froid aux yeux .

Au fil des chapitres, l’enquête devient passionnante. Mick, obnubilé par cette affaire plongeant ses racines dans le passé, n’imagine pas l’ampleur du drame qui l’attend, il veut à tout prix faire éclater la vérité. L’angoisse sourde s’insinue et monte crescendo, le malaise grandit. La violence s’intensifie, le rythme s’accélère légèrement, les évènements s’enchaînent, aiguisant notre curiosité et le mystère s’épaissit. Le voile ne se lèvera qu’à la toute fin, la surprise est totale.

Un premier roman aboutit et une très belle découverte pour moi. Je retiendrai surtout l’atmosphère et les personnages.

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Are You Lonesome Tonight ?
Atmosphère oppressante, personnages vibrants d’humanité et style envoûtant… Avec ce premier roman, Greg Woodland nous entraîne dans l’Australie de 1966 pour une balade terrifiante sur le territoire d’un monstre.
Ex-super flic de Sydney, Mick Goodenough se retrouve désormais à dresser des P.-V. dans la morne bourgade de Moorabool, en plein bush australien. Mais un jour, l’inspecteur déchu voit ses sens alertés par une série de faits étranges : des animaux qui disparaissent et qu’on retrouve mutilés sauvagement. Des bêtes toujours plus grosses, des sévices toujours plus sophistiqués.
Fraîchement arrivé à Moorabool également, Hal, douze ans, s’inquiète des coups de fil mystérieux que sa mère reçoit le soir. Une voix qui siffle les premières notes d’un tube d’Elvis, avant de raccrocher.
Si la police locale tourne ces appels nocturnes en dérision, Goodenough, lui, prend l’affaire très au sérieux. Avec le jeune Hal, il va se lancer sur les traces d’un danger qui les dépasse et rouvrir les plaies d’un drame non élucidé vieux de vingt ans.

Editeur : Belfond, 398 pages, date sortie : 14 avril 2022

4 commentaires sur « Le siffleur de nuit – Greg Woodland »

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