
La chronique impossible à écrire…
996 kilomètres. Une route. Des disparitions. Des morts. Des accidents. Un père retrouvé mort dans une voiture calcinée. Une valise. Des coupures de presse. Et une romancière qui cherche à comprendre.
Voilà. Je n’en dirai pas plus, j’ai trop peur de vous gâcher ce que Sophie Loubière a patiemment construit. Alors comment parler de ce roman sans raconter le voyage ? Je vais essayer…
996 kilomètres, deux voyageurs et une histoire qui se dévoile.
Après un accident qui a failli lui coûter la vie, Cécile Varennes n’est plus capable de prendre le volant. Lorsque la voiture de son père est retrouvée calcinée et qu’une mystérieuse valise fait ressurgir des coupures de presse liées à des disparitions et des meurtres sur la Nationale 7, elle décide de suivre les traces de celui-ci.
Pour parcourir les 996 kms qui séparent Paris de Nice, elle fait appel à Tristan Frato, ancien photoreporter devenu journaliste dans la Nièvre. Tristan n’est pas simplement celui qui tient le volant : il observe, il photographie, il enquête. Et il a lui aussi une histoire.
Deux personnages. Deux passés. Une même route.
J’ai beaucoup aimé la relation qui se tisse entre eux, ces conversations qui semblent parfois anodines et qui, petit à petit, font tomber les masques. Sophie Loubière ne force jamais l’intime : elle le fait émerger. Un mot, un souvenir, un silence… et soudain, un personnage prend une autre dimension.
Une histoire dans l’histoire.
Et puis il y a cette mise en abyme que j’ai adorée. Cécile est romancière, et ce qu’elle découvre au fil du voyage pourrait devenir la matière de son prochain polar.
Une romancière cherche une histoire. Une histoire devient matière à roman. Et nous lisons ce roman.
Sophie Loubière joue avec les frontières entre réalité, souvenirs, mensonges, enquête et fiction, avec une intelligence remarquable. Mais ne vous y trompez pas : Accident(s) est aussi un excellent polar. Les indices apparaissent au fil du chemin, la tension monte, les pièces du puzzle se mettent en place…
La plume et la manipulation
Ce qui me frappe, roman après roman, depuis L’Enfant aux cailloux, c’est cette plume si fine, ce sens du détail, et cette manière bien à elle de fouiller l’humain. Ses personnages ne sont jamais en carton, plantés dans l’intrigue : ils ont du relief, des failles, des contradictions, des secrets.
Et pendant ce temps-là, elle nous manipule. Elle distille des indices, nous laisse échafauder nos hypothèses, nous fait croire que nous avons compris… puis poursuit tranquillement sa route. Kilomètre après kilomètre. Et nous, on suit.
Je n’ai pas vu passer les 560 pages. J’ai aimé le voyage, le mystère, l’intime. J’ai aimé être manipulée.
Et puis… il y a la fin.
Alors là…
Quelle fin !
Certains sortent la grosse artillerie pour nous asséner leur claque finale. Sophie Loubière n’en a pas besoin. Elle avance avec subtilité, finesse et intelligence… et elle frappe exactement là où on ne l’attend pas.
Je pourrais vous parler du retournement. Je pourrais vous donner un indice. Mais non.
Si vous lisez Accident(s), je veux que vous arriviez au bout comme moi : sans savoir et sans voir venir. J’ai refermé ce roman la bouche ouverte, avec une seule envie : recommencer. Revenir à la première page, reprendre la route, regarder autrement les détails, les mots, les personnages, et me demander ce que j’avais laissé passer.
Je préfère donc vous laisser 996 kilomètres à parcourir. Avec Cécile. Avec Tristan. Et avec Sophie Loubière au volant.
Un voyage dont on ne revient pas tout à fait indemne.
Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour leur confiance.

Quatrième de couverture
Après une collision qui a failli lui coûter la vie, l’autrice de romans noirs Cécile Varennes voit son monde se fracturer une nouvelle fois lorsque la voiture de son père est retrouvée calcinée au fond d’un bois, près de Nevers. L’enquête conclut à un accident. Cependant, une valise cachée dans la maison du défunt raconte une autre histoire.
À l’intérieur, des coupures de presse faisant mention de disparitions et de meurtres survenus le long de la nationale 7. La même route où ont péri la mère et le petit frère de Cécile, trente ans plus tôt.
Ce que son père traquait, elle l’ignore.
Mais ce sera le moteur de son prochain polar.
Désormais incapable de tenir un volant, la romancière fait appel à Tristan Frato, un ancien photoreporter devenu journaliste dans la Nièvre, pour arpenter les 996 kilomètres de la route bleue. Un homme dont le passé pourrait bien télescoper le présent de la » reine du crime « .
Vérités enfouies, meurtres en héritage… De Paris à Nice plane l’ombre d’un mensonge. Et si la quête de Cécile la conduisait droit dans le mur ?
» Sophie Loubière est une pilote d’exception. Elle vous mène là où vous n’osiez aller avant de changer la destination dans un final incroyable ! C’est LE thriller de la fin d’année ! » Emmanuelle – Librairie Tome 5 à Thionville
Editeur : Belfond, 560 pages, date de sortie : 8 octobre 2026
lecture en approche donc je te lirai après. Je suis vraiment fan de ce qu’écrit Sophie Loubière
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🎶🎵On the road again, again 🎵🎶. Je note ma Nadia, parce que pour finir la bouche ouverte, ça doit être une sacrée lecture. Merci à toi pour le partage de la chronique 🙏 😘
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Puisque tu nous chantes la belle chanson de Bernard Laviliers, je vais entonner cette de Canned Head, sur le même registre :
♫ Well, i’m so tired of crying, But i’m out on the road again. I’m on the road again. ♪
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Mince, maintenant, j’ai envie de me taper l’accident avec l’autrice ! :lol:
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ptdr
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tu me donnes envie encore plus car il est déjà dans ma PAL mais là j’hésite à passer chez le libraire ce soir !
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