La colline – Mathilde Beaussault


J’ai aimé Les saules.
J’ai adoré La Colline.

Avec ce deuxième roman, Mathilde Beaussault frappe plus fort.

Noir.
Brutal.
Intense.

Dès les premières pages, une scène qui coupe le souffle.
Monroe, 17 ans, accouche seule, dans sa chambre, comme une bête traquée.
Elle se vide de son sang.
Dans l’indifférence d’une mère qui ne l’a jamais désirée.
Sous le regard d’un frère violent.

Quelques étages plus bas, un nouveau-né est découvert dans une benne à ordures.

C’est froid.
C’est violent.
C’est presque insoutenable.

Et pourtant…

Traversé de lumière.

Car Monroe se souvient de la colline.
Des semaines passées auprès de sa grand-mère.
Madeleine la guérisseuse, rugueuse et droite, les mains ancrées dans la terre.

Auprès d’elle, Monroe découvre autre chose.
La tendresse.
La complicité.
L’amour de la vie.
Un endroit où respirer.

Entre Rennes et la colline, entre le béton et le vent, le roman oscille sans cesse.
Du désespoir à la foi en l’humain.
De la rudesse à la douceur.
De la noirceur absolue à une lumière fragile.

La construction chorale amplifie ce mouvement.
Au milieu du chaos, l’humain persiste.

Ce roman m’a serré le cœur du début à la fin.
Il m’a bousculée.
Il m’a touchée profondément.

Certaines pages m’ont fait hurler.
D’autres m’ont donné envie de serrer Monroe contre moi.

Une plume viscérale, habitée.
Qui frappe et caresse à la fois.

La Colline n’est pas seulement une confirmation.
C’est une montée en puissance.

Un roman d’une sensibilité exceptionnelle.

Coup de poing.
Coup au cœur.

Je remercie chaleureusement les Editions Seuil pour leur confiance.



Quatrième de couverture

Un roman choral et viscéral qui mêle brutalité et grâce, par la lauréate du Grand Prix de littérature policière 2025 Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant. Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang. Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans. Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé. Monroe s’affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s’interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d’une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu’il a perdu – ou sauvé – de son humanité.

Née en Bretagne au début des années 1980, Mathilde Beaussault, fille d’agriculteurs, enseignante, a fait une entrée remarquée dans le monde de la littérature avec son premier roman Les Saules, un des 100 meilleurs livres de l’année 2025 selon le palmarès Lire Magazine, Grand Prix de littérature policière, Prix du jury du polar L’Humanité, Prix Louis-Guilloux.

Editeur : Seuil, 336 pages, date de sortie : 6 mars 2026

4 commentaires sur « La colline – Mathilde Beaussault »

    1. il y a des livres qu’on oublie très vite ..il y a ceux dont on garde un vague souvenir et puis il y a LES SAULES un livre fort avec ses personnages attachants ..un livre dont on se souvient de tout un an après…

      demain matin ..LA COLLINE sera dans mes mains🙏🙏😁😁

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  1. Je le voulais déjà, mais si en plus, il est encore plus fort que « les saules », alors, c’est pour moi. La scène de l’accouchement, je pense qu’il y en avait une dans « les noces barbares » de Quéffelec, un roman que j’avais adoré.

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