
Londres, 1841 : sous haute tension
Quand la science éclaire autant qu’elle inquiète
Avec Le Laboratoire des ombres, David S. Khara nous plonge dans un Londres victorien électrique, au sens propre comme au figuré. Dès les premières pages, l’immersion est totale : la capitale britannique de 1841 prend vie avec une précision et une atmosphère saisissantes, la révolution industrielle côtoie les ruelles sombres et les intrigues de l’ombre.
Le roman doit beaucoup à ses deux personnages principaux, particulièrement attachants. Michael Faraday, scientifique hors pair dont les découvertes sur l’électricité fascinent autant qu’elles effraient, est dépeint avec une grande humanité et une humilité touchante. À ses côtés, l’agent Ashton, figure plus trouble, réserve bien des surprises… mais chut, mieux vaut ne rien en dire. Ce qui rend leur duo si captivant, c’est ce contraste : la lumière de la science face aux zones d’ombre de l’espionnage, la franchise du savant contre les multiples visages de l’agent secret. Leur alliance improbable porte le récit avec beaucoup d’intensité.
David S. Khara confirme son talent de conteur. Il maîtrise parfaitement le rythme, le sens du suspense et de la tension. Les chapitres s’enchaînent, la narration est fluide, et on se laisse happer par cette course contre la montre où l’enjeu dépasse largement les protagonistes. Le contrôle d’une technologie révolutionnaire pourrait redistribuer toutes les cartes du pouvoir. Un complot d’envergure qui pourrait bien embraser le monde.
Mais au-delà de l’intrigue qui mêle polar historique et aventure, c’est l’atmosphère que j’ai particulièrement aimée. Ce voyage palpitant baigne dans une ambiance victorienne soignée, crédible, et si vivante qu’on a l’impression d’être au coeur de la ville. Et comme dans les meilleurs polars historiques (raison pour laquelle je les aimes tant), le dépaysement est total… tout en faisant étrangement écho à notre époque, à ses peurs face aux avancées technologiques et aux dérives possibles du progrès.
Huit ans après sa remarquable trilogie Le Projet Bleiberg — où il mêlait déjà suspense, action, espionnage et Histoire —, l’auteur signe un retour particulièrement inspiré. Le Laboratoire des ombres ouvre une nouvelle série prometteuse baptisée « Embraser le monde », et on peut dire sans hésiter : l’attente en valait largement la peine. David S. Khara prouve une fois de plus qu’il excelle à mêler faits historiques et fiction haletante.
Un roman immersif et électrisant, qui rappelle que la science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Et qu’une étincelle, parfois, suffit à faire vaciller le monde.
Une lecture qui ne manque ni de tension ni de profondeur, et qui vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page.
Je remercie chaleureusement les éditions Maison Pop pour leur confiance.
Quatrième de couverture
Londres, 1841. Un mystérieux paquet livré dans l’ombre. Un fonctionnaire retrouvé mort. Une invention qui pourrait changer le monde. Ou le détruire… Ashton, agent secret britannique aux multiples visages, plonge au coeur d’une affaire qui menace l’équilibre de l’ordre mondial. Les découvertes révolutionnaires de Michael Faraday sur l’électricité attisent toutes les convoitises et pourraient, entre de mauvaises mains, se transformer en arme dévastatrice. Le savant visionnaire et Ashton s’engagent dans une course contre la montre pour déjouer un complot aux ramifications insoupçonnées. Mêlant polar historique et roman d’espionnage victorien, Le Laboratoire des ombres vous plongera dans une aventure sombre et haletante, où une seule étincelle pourrait bien embraser le monde…
Editeur : Maison Pop, 290 pages, date de sortie : 21 janvier 2026
serait ce le premier du genre auquel je ne pourrai résister ? 😉 Merci pour votre chronique qui donne en tout cas furieusement envie de le lire
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merci Nadia, je pense l’offrir à ma compagne et me laisser tenter aussi 😉.
Je ne suis pas fan des polars historiques mais ta chronique me.donne envie.
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Oups, toujours pas lu la trilogie « Le Projet Bleiberg », alors que c’était dans mes priorités… Heureusement que je ne dirige pas le monde 😆
J’ajoute celui-ci, parce que Londres, 1841, ça me tente beaucoup.
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J’en ai d’autres de l’auteur dans ma pal, faudrait que je pense à les en sortir 🤣 merci pour le partage de la chronique 🙏 😘
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