
Love, Mom : quand le buzz ne ment pas… complètement
Je me méfie des romans qui font trop de bruit. Encore plus quand ils envahissent les réseaux à coups de promesses XXL et de slogans du type « le thriller de l’année qui va vous retourner l’esprit ». Spoiler : le mien est toujours à l’endroit. Love, Mom cochait toutes les cases pour m’agacer… Et pourtant, j’ai passé un très bon moment de lecture, tenue en haleine entre révélations, rebondissements, secrets de famille et non-dits bien enfouis.
Ceux qui me suivent savent que le thriller domestique n’est pas ma tasse de thé. Trop souvent, il sacrifie la vraisemblance au sensationnel et prend le lecteur pour un gogo avide de twists. J’ai donc ouvert Love, Mom avec beaucoup de méfiance.
Le roman commence fort. La jeune Mackenzie vient de perdre sa mère, une célèbre auteure à succès décédée brutalement dans un accident. Le jour des obsèques, la jeune femme découvre une enveloppe sur le siège conducteur de sa voiture. « De la part de Fan n°1. XOXO. » À l’intérieur : « Tu veux connaître un secret ? Love, Mom. » Fort intriguant, oui. Mais pas encore suffisant pour me convaincre. Mise en place qui traîne, ambiance feutrée, impression de déjà-vu. J’ai hésité.
C’est au bout de quelques chapitres que le roman commence réellement à m’accrocher. Une mère morte qui continue de parler à travers son journal intime, de manipuler, d’influencer le présent depuis l’au-delà : le concept est fort et intelligemment exploité. Les révélations ne surgissent jamais de nulle part ; elles sont préparées, posées. On les devine parfois, mais ce n’est pas un défaut. L’enjeu n’est pas le secret lui-même, mais la façon dont il se dévoile. On observe comment le puzzle se reconstitue petit à petit.
Ce qui m’a définitivement embarquée, c’est le duo formé par Mackenzie et EJ. Une jeune femme encore engluée dans l’ombre écrasante de sa mère, maladroite, fragile, épaulée par son ami fidèle, discret, jamais envahissant, qui l’aide à explorer le passé de sa mère. Leur relation complice apporte à l’enquête une vraie dimension humaine. On s’y attache sans effort.
La mécanique est efficace : chapitres courts, alternance passé/présent, tension qui monte crescendo. Les ficelles sont visibles, oui c’est vrai, mais elles tiennent bon. Et surtout, le roman possède une qualité devenue rare dans les best-sellers très exposés : il ne prend pas les lecteurs pour des imbéciles.
Tout n’est pas irréprochable. Certains personnages restent en surface, la profondeur psychologique aurait parfois mérité d’être davantage creusée. Mais l’ensemble fonctionne, aiguise la curiosité, entretient le mystère, et finit par devenir franchement addictif.
Love, Mom ne révolutionne pas le thriller domestique. Mais il prouve qu’un roman ultra-buzzé peut encore être construit, intelligent et diablement efficace. Et venant d’une lectrice méfiante, c’est un très beau compliment.
Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.

Quatrième de couverture
Et si votre mère cachait un secret si sombre…qu’il pourrait vous détruire ?
Mackenzie, 21 ans, a grandi dans l’ombre de sa célèbre mère, E.V. Renge, autrice de thrillers à succès. Alors quand cette dernière meurt subitement dans un accident, Mackenzie hérite de bien plus qu’un deuil.
Le jour des obsèques, elle reçoit une étrange lettre qui commence par ces mots : » Tu veux connaître un secret ? Love, Mom. «
Dans l’enveloppe, un extrait du journal intime de sa mère. Ce que Mackenzie y découvre la laisse en état de choc. S’ensuivent une deuxième et une troisième lettre, où s’enchaînent les révélations sordides. Mensonges. Manipulations. Meurtres. Très vite, Mackenzie comprend que sa mère n’était peut-être pas celle qu’elle croyait, et que sa renommée cache une réalité aussi dérangeante que dangereuse…
Parce qu’il existe des secrets qu’on ne devrait jamais exhumer.
Et des vérités pires que la mort.
Editeur : Fleuve, 408 pages, date de sortie : 8 janvier 2025
Cela mérite d’être souligné si tu as été ravie, malgré le buzz. Surtout pour un livre de début d’année. Merci à toi ma Nadia pour le partage de la chronique 🙏 😘
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J’avoue que je lis très rarement les gros buzz médiatiques, mais j’ai bien fait d’écouter mon envie car j’ai passé un bon moment.
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C’est le principal 🤗🥰
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je me demande si love,mom n’est pas le roman qui va me donner envie d’apprendre a lire 🤣🤣🤣🤣
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Bonne future lecture quand tu auras appris à lire 😂
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A voir je vais attendre qu’il soit à ma médiathèque.
merci👍
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Bonne future lecture 😍
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eh bien voilà une chronique qui m a convaincue !! Ça tombe plutôt bien car j ai déjà le livre 😉😂. Je ne savais même pas que c était un thriller domestique .. merci Nadia ☺️
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Bonne lecture ! j’espère que la découverte sera belle 😍
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euh ! Qu’entendez vous par thriller domestique ? Je suis inculte !!!
moyen, moyen , peut être un jour à la bibliothèque .
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Le thriller domestique est un sous genre du thriller psychologique. Il est centré sur les relations (famille, amis…) dans le quotidien, où secrets et mensonges plongent les personnages ordinaires dans des situations difficiles sans impliquer d’enquête policière classique.
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La preuve que les buzz ne sont pas toujours menteurs ou exagérés dans leurs commentaires. Bon, ton esprit est toujours à l’endroit et tant mieux. Je ne note pas, malgré ton bon retour, parce que bon… ma PAL 🙄
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Et oui, il faut bien choisir… impossible de tout suivre !
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impossible est le mot…
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J’aime bien que ce soit une lectrice exigeante comme toi qui en parle. Ceci dit, je vais éviter les gros coups médiatiques qui n’ont pas besoin de moi pour être achetés 😉
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Mais oui je comprends ! Je lis rarement les buzz médiatiques… mais là j’ai bien fait d’écouter mon feeling 😉
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