L’ange gardien – Leo Giorda

Un premier roman signé par un très jeune auteur italien, et une belle découverte pour moi.

À Rome, dans le quartier populaire de San Lorenzo, le corps décapité d’un orphelin de onze ans est retrouvé dans une poubelle. Très vite, Claudio Gatto, pianiste de bar traînant une ancienne accusation de pédophilie, devient le suspect idéal aux yeux du vice-questeur Giacomo Chiesa, policier rigide et méthodique. Pour prouver son innocence, Gatto fait appel à un détective pour le moins atypique.

Dès les premières pages, on comprend que L’Ange gardien ne sera pas un polar classique. Leo Giorda surprend par le choix de son protagoniste : Adriano Scala, instituteur romain d’une quarantaine d’années, que tout le monde surnomme « Woodstock ». Pour activer son don -une intelligence fulgurante et un sens de l’observation redoutable- il lui faut un joint ou deux. Alors, le voilà métamorphosé en un Sherlock Holmes des temps modernes, capable de déductions vertigineuses. Une sorte d’ange gardien urbain, qui met son talent au service des laissés-pour-compte de son quartier. Mais cette fois, Woodstock se retrouve confronté pour la première fois à une affaire de meurtre.

L’enquête s’avère dérangeante, remontant jusqu’aux hautes sphères du Vatican. Leo Giorda ose aborder des thèmes forts -violences policières, corruption, secrets profondément enfouis- tout en conservant une véritable humanité pour ses personnages, même les plus cabossés.

Le mélange fonctionne bien : une enquête qu’on suit avec intérêt, une intrigue parfois dure, menée avec finesse, traversée d’humour noir, de tendresse et de dialogues piquants. Rome est omniprésente : les bars de Testaccio, les rues de San Lorenzo, l’argot romain qui donne au récit une couleur vivante et authentique. Et surtout on s’attache au duo improbable formé par Woodstock et Chiesa -le marginal et le défenseur inflexible de l’ordre- contraints de collaborer au nom d’une valeur commune : l’amour de la vérité.

Personnellement, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture. Ce premier roman prometteur surprend par sa touche de légèreté, de fraîcheur et son humanité et j’ai envie de suivre Woodstock au-delà de cette première enquête. Oui, une suite est annoncée.

Je remercie chaleureusement les éditions Gallmeister pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Dans le quartier de San Lorenzo, à Rome, le corps décapité d’un orphelin est retrouvé dans une poubelle. Le vice-questeur Chiesa est certain de tenir le coupable. Mais, déterminé à prouver son innocence, le suspect fait appel à un détective privé pour le moins atypique : Adriano Scala, alias Woodstock. Instituteur de profession, hippie sur le retour, Woodstock possède une faculté particulière. Sous l’emprise de la drogue, ses fonctions cognitives sont décuplées, et il devient capable des plus formidables déductions. Il met ce talent, digne de Sherlock Holmes, au service des laissés-pour-compte dédaignés par la justice. Mais Woodstock n’a jamais eu à résoudre une affaire de meurtre ; il devra donc composer avec l’inflexible vice-questeur Chiesa.
Leo Giorda signe une enquête haletante portée par un duo original, avec pour toile de fond une Rome tumultueuse.

Editeur : Gallmeister, 272 pages, date de sortie : 2 juillet 2025

28 commentaires sur « L’ange gardien – Leo Giorda »

Répondre à perfectlyruins2d263017ac Annuler la réponse.

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