
J’ai découvert Angela Marsons avec Nos monstres, un thriller psychologique noir et glaçant porté par une flic tête brûlée, un sacré personnage que j’ai tout de suite aimée.
Faire le mort est le quatrième tome de cette série mettant en scène la brillante capitaine Kim Stone.
Kim Stone et son équipe visitent le centre de Westerley, une ferme des corps perdue dans la campagne anglaise. Dans ce laboratoire à ciel ouvert les scientifiques étudient les effets des phénomènes naturels sur une dizaine de cadavres laissés à l’air libre, les différents stades de décomposition, l’activité des insectes sur les corps… Ils découvrent un corps qui ne fait pas partie des lieux, celui d’une femme récemment assassinée, sa tête a été fracassée et sa bouche est pleine de terre. Kim Stone prend l’affaire en main avec son équipe. Quelques jours plus tard, un deuxième corps est retrouvé, même scène de crime, même mode opératoire. Existe-t-il un lien entre les deux victimes ? Et pourquoi le tueur abandonne ces femmes au centre de Westerley ? Les enquêteurs peinent à les identifier, l’enquête piétine sans véritable piste et les autorités commencent à mettre la pression. Tracy Frost entre en scène, une journaliste avec qui Kim Stone entretient une relation plus que complexe, elle relance un cold-case et insiste pour avoir des informations sur l’affaire en cours quand elle disparaît brutalement. La tension monte pour la retrouver, et si elle était la prochaine victime ?
L’enquête est entrecoupée de passages donnant la voix au tueur, il raconte ses traumatismes d’enfance et sa relation à sa mère. Ses motivations profondes relèvent de la vengeance.
L’intrigue baigne dans une ambiance assez sombre et fort bien travaillée. La mise en scène de cette ferme des corps, décor particulièrement inédit dans les polars (Patricia Cornwell l’a évoqué dans les premières enquêtes de Kay Scarpetta) plonge le lecteur dans une noirceur qui peut déranger les âmes sensibles. Les scientifiques traitent ces cadavres comme de vulgaires morceaux de viande au nom de la science, est-ce vraiment justifié ? Angela Marsons aborde quelques thématiques glaçantes, comme le rapport à la mort et les traumas de l’enfance.
L’ensemble est efficace malgré les longueurs et le rythme en dent de scie. Les nombreux points de vue et les sauts constants de l’un à l’autre perdent un peu le lecteur. Les personnages sont finement étudiés et on s’y accroche pour avancer, le voile se lève sur le passé de Kim Stone, on la découvre plus en profondeur dans ses failles et blessures. Les rebondissements entretiennent le suspense et nous font tourner les pages jusqu’au final.
Cette intrigue noire ne révolutionne pas le genre mais elle se laisse lire. Très -trop- classique, manquant d’originalité, avec un air de déjà vu, déjà lu.
Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour leur confiance.
Quatrième de couverture
Grande-Bretagne, de nos jours.
Le laboratoire de recherche de Westerley n’est pas fait pour les âmes sensibles. Dans ce terrain aussi vaste qu’isolé séjournent une dizaine de cadavres légués à la science, que des biologistes analysent à différents stades de décomposition. Un lieu secret et hautement sécurisé où nul ne peut pénétrer. Mais un matin, le corps mutilé d’une jeune inconnue est découvert sur place. Qui est-elle ? Qui pour commettre un meurtre ici ?
Quelques jours plus tard, un deuxième corps est découvert. Même profil, même mode opératoire. Westerley serait-il devenu le terrain de jeu d’un tueur en série ? Combien de victimes à venir ? Qui sera la prochaine ? Pour la commissaire Kim Stone et son équipe, c’est le début d’une terrifiante enquête en terre de cauchemar.
Editeur : Belfond, 442 pages, date de sortie : 15 mai 2025
Mouais, si ça se laisse lire, ça attendra en version poche. 😊
Merci à toi ma Nadia pour la chronique 🙏 😘 Des bisitous 😘 🥰
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Non, je vais passer mon tour…
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