
L’an dernier, ma première rencontre avec Anouk Shutterberg a été une sacrée découverte. Dans ma chronique de Bestial, j’ai écrit « l’auteure a des tripes, du cran, de l’imagination et du talent ». Elle récidive cette année et confirme son talent haut la main.
A peine quelques pages lues et le piège se referme. Nous voilà enfermés dans La nuit des fous, impossible d’en sortir, nous sommes complètement emportés par cette intrigue déstabilisante, entre présent et passé.
Deux histoires en parallèle, rien ne semblent les relier… Et pourtant.
La jeune Elise, célibataire et lourdement handicapée par une maladie vient de perdre son père. Il lui a fait une confession sur son lit de mort, elle va tenter de percer le secret familial et de retrouver sa tante, la seule famille qui lui reste. Ses recherches vont l’ébranler profondément.
Cinq squelettes sont retrouvés dans le Jura, la mort remonterait aux années septante. Le commandant Jourdain découvre une mise en scène macabre, les corps ont été tordus avec du fil de fer avant leur décomposition. Une enquête cold case qui s’annonce complexe et fort éprouvante. Les enquêteurs sont plongés dans un labyrinthe sans apercevoir la moindre sortie. Ils avancent très lentement en essayant de suivre toutes les pistes, ils les croisent, les recoupent mais les questions et les impasses sont nombreuses. Comment progresser dans une affaire qui plonge ses racines si loin dans le passé et surtout comment décrypter le code de la mise en scène ?
Noir et Intense
Une intrigue diabolique et superbement construite. Un gigantesque puzzle avec un fabuleux souci du détail. Une mécanique de pointe millimétrée dans les moindres rouages, d’une précision sans faille. Les lieux ont une grande importance et l’histoire baigne dans une atmosphère magnifiquement rendue… noire, oppressante et perturbante. Elle est portée par des personnages à la psychologie bien fouillée, on découvre le commandant Jourdain sous une autre facette, fragile et plus vulnérable que jamais.
Une plongée dans le tréfonds de l’âme humaine, tout au fond là où se cache la folie, là où les failles laissent entrer la nuit noire et les cauchemars.
Anouk Shutterberg a le sens du rythme. Le thriller se mêle au roman noir psychologique dans ces deux histoires aux deux tempos qui alternent. De quoi nous ferrer et nous obliger à tourner les pages sans poser notre lecture.
Un univers très particulier nourrit par une vraie plume. Acérée, travaillée et très visuelle. Les mots claquent et touchent les tripes, les émotions se bousculent et la boule grossit au creux du ventre. L’auteure nous surprend, nous déstabilise de plus en plus au fil des chapitres. Elle fait monter la tension jusqu’à l’inconfort et le terrible dénouement arrive comme une délivrance qui glace le sang. Complètement bluffée par le final !
La postface racontant l’origine du récit est terriblement émouvante.
Je recommande vivement ce joyau noir
Je remercie chaleureusement les éditions Récamier pour leur confiance.

Quatrième de couverture
Élise, jeune trentenaire atteinte d’une grave pathologie, découvre à la mort de son père l’existence d’une tante. Un secret familial. Elle décide de renouer les liens avec cette femme, seule famille qui lui reste. Alors que les rencontres entre elles se multiplient, surviennent d’étranges incidents. Comme la morsure d’un crotale, un venin vient s’infiltrer dans son quotidien.
Mai 2022. Dole, Jura. Cinq squelettes sont déterrés lors d’un chantier. Placés dans des caisses en bois, parfaits parallélépipèdes, les corps ont été façonnés au fil de fer avant la rigidité cadavérique.
Le tueur a figé ses victimes pour délivrer un message. Une partie morbide semble avoir débuté…
Dans ce dossier, le commandant Jourdain en charge de l’enquête l’ignore encore mais, la folie est à ses trousses.
Editeur : Récamier, 368 pages, date de sortie : 2 novembre 2023
Quelle chronique 😍, je suis entièrement d’accord avec toi ma Nadia. La fin ( tout à la fin) m’a fait pleurer. Des bisitous 😘 On va entendre parler d’Anouk un bon moment encore. Trois livres, trois #bombeslivresques, elle est très douée.
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Nous sommes bien d’accord, Anouk Shutterberg a beaucoup de talent. Aussi émue par la postface. On en entend pas assez parler, je trouve. Des bises 😘
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Peut être que vous les bloggeurs, vous pourriez faire avancer les choses ? Le problème, c’est que ça spoile le livre. Des bisitous ma Nadia 😘 🥰
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Oh tu sais nous on a si peu de pouvoir, c’est « ririqui pipi » ce qu’on fait… faut en être conscient !
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Je suis dedans, j’avance doucement…
Alors je lirai ta chronique après avoir écrite la mienne, tu comprends, hein ?
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Bonne lecture ma chère Geneviève 😘
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Oh, mais tu es Belge ! Moi je suis du Nord, frontalière. « Les années septante », mot qui ne trompe pas !
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Et oui, je suis à Bruxelles… et j’utilise septante et nonante… mais je m’adapte pour mes amis français, je bien le français 😂. Nous somme presque voisines !
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Oui !! 😂😂
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Alors là ! 😍 heureusement que je l’ai déjà acheté 😅
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Et tu as vu la bonne nouvelle de ce matin… La nuit des fous a obtenu le prix Noir sur Ormesan 2023. Je suis très contente pour l’auteure ! ♥️
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C’est tellement mérité. #unebombelivresque
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