Le passé doit mourir – Katrine Engberg

Après L’enfant étoile et Le papillon de verre , voici le troisième tome de la série « Jeppe Korner et Anette Werner ». Les enquêtes sont indépendantes mais je vous conseille vivement de les lire dans l’ordre, car la grande force de cette série repose sur les personnages principaux et l’évolution de leur vie privée.

Katrine Engberg s’est taillée une place de choix dans le polar nordique. Elle nous offre des intrigues complexes et fouillées, sans longueur ni ennui (comme c’est souvent le cas dans les nordiques), suspense et tension sont toujours au programme, avec des personnages très humains et attachants, des décors bien travaillés et une atmosphère particulière.

Oscar Dreyer-Hoff, un adolescent de quinze ans, disparaît brutalement en laissant une lettre très énigmatique derrière lui. Un suicide ? Une fugue ? Ses richissimes parents sont persuadés qu’il a été enlevé. Anette et Jeppe vont enquêter sur eux et l’envers du décor réserve de belles surprises. Les Dreyer-Hoff ont été impliqués dans un récent scandale et ont été la cible de menaces et de rumeurs.

La famille et ses lourds secrets, ses liens et ses trahisons et l’enfance sont au coeur de l’intrigue. D’autres affaires viennent se greffer sur cette disparition inquiétante. La découverte d’un corps dans l’incinérateur de la ville fait rebondir les recherches et lance le duo sur une autre voie. Qui est ce mort ? Est-il lié à leur enquête ? C’est un véritable puzzle qui prend vie sous nos yeux, des indices sont semés ça et là, brouillant les pistes, les pièces s’assemblent petit à petit. Le sentiment d’urgence augmente au fil des chapitres et la tension s’intensifie, le temps presse, y-a-t-il encore une chance de retrouver Oscar en vie ?

Parallèlement à l’enquête, il se passe beaucoup de choses dans la vie des deux enquêteurs. Ce duo très attachant qu’on découvre un peu plus au fil des tomes. Anette est de retour de son congé de maternité, plus en forme que jamais. Devenue très vulnérable depuis la naissance de sa fille, avec ses émotions à fleur de peau, cherchant un nouveau souffle dans son couple. Jeppe est sur le fil du rasoir dans sa relation avec sa collègue Sara. Il essaye de trouver ses marques en tant que compagnon et beau-père des deux filles de Sara. L’attachante Esther, professeure de littérature à la retraite qui vit avec son colocataire le vieux Gregers, fait une nouvelle apparition. Esther est une sorte de Miss Marple, elle aide régulièrement Jeppe dans ses enquêtes.

Comme dans les précédents tomes, l’histoire se déroule à Copenhague, Katrine Engberg a un attachement particulier pour cette ville. Le port de Copenhague et ses forteresses maritimes occupe une place très importante dans l’intrigue. Un mélange d’atmosphère feutrée et de froideur sauvage.

On reste accroché et captivé par l’enquête jusqu’au surprenant dénouement et son rebondissement inattendu.

Une série que je continuerai à suivre avec beaucoup de plaisir !

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Une course contre la montre.
Lorsque Oscar Dreyer-Hoff, quinze ans, disparaît, la police ne sait que penser. Le canot en bois de la famille s’est volatilisé et le jeune garçon a laissé derrière lui une lettre un peu étrange, suggérant une fugue. Peut-être vers l’une de ces forteresses maritimes dont on distingue au loin les phares. Pourtant, cette hypothèse ne convainc pas l’inspecteur Jeppe Kørner et sa coéquipière Anette Werner qui, en creusant, ne vont pas tarder à s’approcher de secrets que tout le monde croyait bein enfouis. L’urgence, alors, monte d’un cran : à chaque heure qui passe, les chances de retrouver l’adolescent en vie s’amenuisent.

Editeur : Fleuve, 400 pages, date sortie : 24 août 2023

3 commentaires sur « Le passé doit mourir – Katrine Engberg »

  1. Je crois que j’ai le premier dans ma pal. Et peut être même le second. Ne ris pas ma Nadia, c’est dû à mon grand âge. 😂
    Merci à toi pour la chronique. 🙏 😘 1) récupérer le premier tome.

    Aimé par 1 personne

N'hésitez pas à commenter cette chronique

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.