Labyrinthes – Franck Thilliez

Labyrinthes

Franck Thilliez est un auteur que j’aime beaucoup, une valeur sûre à mes yeux, je le suis depuis ses débuts. J’ouvre toujours ses romans avec beaucoup d’excitation car j’ai la certitude de passer un excellent moment.

Et caramba, Labyrinthes est l’exception à la règle, je dois me faire violence pour vous avouer que j’en suis ressortie mitigée et déçue. Je ne suis pas là pour « casser du livre », juste vous partager mon ressenti en toute humilité et transparence.

Dans un chalet, un corps est retrouvé, le visage réduit en bouillie à coups de tisonnier. Une jeune suspecte, hagarde, en hypothermie, à ses côtés, elle s’est confiée à un psychiatre avant de perdre complètement la mémoire. Le docteur Fibonaci va tenter d’expliquer cette longue histoire complexe à Camille, l’enquêtrice chargée de l’affaire. Il y a cinq protagonistes féminines impliquées dans cette affaire. Sophie Enrichz, la romancière qui voit l’avenir; Véra, la psychiatre électro-sensible vit recluse dans les Vosges; Lysine, la journaliste rouennaise qui découvre un sale trafic en enquêtant sur le vol de son identité; Julie, l’adolescente kidnappée par un écrivain psychopathe. La cinquième est la clé, le fil qu’il nous faut suivre pour tenter de trouver la sortie. Les histoires de ces femmes vont s’entremêler dans un gigantesque labyrinthe où le lecteur est emprisonné.

Un roman choral où l’alternance des différentes voix génère une certaine tension. Durant la première moitié, j’ai été fort captivée par cette intrigue retorse. Franck Thilliez joue avec le lecteur, le manipule, l’embrouille et l’égare dans son gigantesque casse-tête. Mais au fil des chapitres, l’histoire se complexifie, mes neurones surchauffent, mes méninges s’emmêlent à force de traquer les indices. Je me lasse des pièges et des culs de sacs, mon plaisir de lecture s’émousse de plus en plus et le jeu finit par m’ennuyer.

On plonge dans les méandres de la mémoire qui nous joue des tours, des portes s’ouvrent sur la complexité du cerveau mais le sujet a été maintes fois ressassé par l’auteur, son plat goûte un peu le réchauffé. L’autre thématique chère à l’auteur : la violence dans l’art, les snuff movies, la torture, le meurtre et toutes les perversions au nom de l’art ont aussi été abordées dans « Il était deux fois ». Malaise garanti à la lecture de certains passages ! Petit conseil entre nous : il vaut mieux lire Le manuscrit inachevé et Il était deux fois avant d’ouvrir Labyrinthes.

C’est en me forçant que je suis arrivée au bout et la chute m’a déçue. Franck Thilliez ne s’est pas vraiment renouvelé, l’originalité n’est pas au rendez-vous et c’est bien dommage. Ceci n’étant que mon humble avis, n’hésitez pas à vous faire le votre.

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.

Quatrième de couverture

Une scène de pure folie dans un chalet. Une victime au visage réduit en bouillie à coups de tisonnier. Et une suspecte atteinte d’une étrange amnésie. Camille Nijinski, en charge de l’enquête, a besoin de comprendre cette subite perte de mémoire, mais le psychiatre avec lequel elle s’entretient a bien plus à lui apprendre. Car avant de tout oublier, sa patiente lui a confié son histoire. Une histoire longue et complexe. Sans doute la plus extraordinaire que Camille entendra de toute sa carrière…

 » Tout d’abord, mademoiselle Nijinski, vous devez savoir qu’il y a cinq protagonistes. Toutes des femmes. Écrivez, c’est important : « la journaliste’, « la psychiatre’, « la kidnappée’, « la romancière’… Et concentrez-vous, parce que cette histoire est un vrai labyrinthe où tout s’entremêle. Quant à cette cinquième personne, elle est le fil dans le dédale qui, j’en suis sûr, apportera les réponses à toutes vos questions.  »

Editeur : Fleuve, 374 pages, date sortie : 5 mai 2022

8 commentaires sur « Labyrinthes – Franck Thilliez »

  1. Une histoire tordue à souhait mais que j’ai suivie avec intérêt, abstractions faites des scènes très glauques.
    J’ai bien aimé le cheminement labyrinthique des personnages. C’était bien ficelé. Une lecture du « Manuscrit inachevé » et « Il était deux fois » reste malgré tout un préalable pour la compréhension de l’intrigue.
    Bref, en ce qui me concerne, une lecture intéressante.

    Aimé par 1 personne

    1. Nous avons tous et toutes nos sensibilités et heureusement. Perso, je préfère les bonnes enquêtes de Sharko et Lucie. Je trouve qu’il commence à ressasser sur la thématique de la mémoire et le fait de devoir lire les deux précédents pour mieux aborder Labyrinthes m’ennuie. Pour le prochain, il faudra peut être lire les trois précédents 😄

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