OUI ? NON ?

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Petit rappel pour les nouveaux venus ou ceux qui me suivent de loin.
OUI ?  NON ? ou les retours en quelques lignes
Rubrique lancée en mai 2019, suite à ma décision de ne plus faire
de longues chroniques
 pour les lectures mitigées ou les déceptions.
Le blog est fort chronophage, je préfère consacrer du temps à vous parler des livres que j’ai aimé.

J’assume entièrement mes déceptions, mon humble avis n’est pas parole d’évangile et surtout je ne détiens aucune vérité. Je vous ai toujours promis la transparence dans mes ressentis. N’hésitez jamais à lire ces romans pour vous faire votre propre avis. Je ne remets nullement en question les qualités du roman. Le plus souvent, il n’y a pas eu ‘la rencontre’ qu’on attend. Je suis passée à côté de l’histoire, de l’univers du récit, de l’écriture, etc…  Je n’ai pas pas aimé ou j’ai été déçue par rapport à mes attentes.   Allez savoir !

Mes déceptions de janvier 2022

Respire

J’ai aimé les sept romans de Niko Tackian, tant sa série Tomar Khan que ses one shot. Son dernier Solitudes avec sa sensibilité à fleur de peau, sa plume soignée et son ambiance envoûtante a été un véritable coup de coeur. Je me réjouissais de découvrir celui-ci, sûre et certaine de passer un excellent moment. Hélas, c’est une petite déception qui a pointé le bout de son nez. On dirait bien que je suis passée à côté de ma lecture et j’en suis fort désolée.

Si le fil invisible de la mémoire qui nous joue des tours relie Respire aux précédents romans, cette fois l’auteur se renouvelle, il se réinvente et c’est tout à son honneur d’oser surprendre ses lecteurs en les plongeant dans un registre fort différent. Bye bye le polar, place au roman d’aventures style « L’île mystérieuse » teinté d’une touche de fantastique. La quatrième de couverture intrigue et titille. Yohan rêve de fuir sa vie merdique, il a envie de disparaître. L’étrange société Blue Skye lui promet le paradis en oubliant son passé, il suffit d’avaler une pilule bleue et hop le miracle s’opère, on démarre une nouvelle vie. Yohan se réveille sur une île déserte peuplée d’une dizaine d’habitants. Et les problèmes commencent.

Je n’ai pas réussi à me plonger à fond dans cette histoire. Tous les ingrédients sont pourtant réunis pour ressentir le frisson. L’ambiance oppressante, limite flippante. Un huis-clos sur une île paradisiaque proche de l’enfer et le mystère qui l’entoure. La tension, le côté prenant du récit et l’envie de comprendre cette énigme ambiguë et fort perturbante. Les différents personnages plus étranges les uns que les autres, la plume fluide et particulièrement soignée.

Alors que s’est il passé ? La première partie démarre très lentement, quand l’histoire s’accélère avec quelques beaux rebondissements, un sentiment d’agacement prend le dessus chez moi, j’ai du mal à entrer dans le jeu. Peut être est-ce le manque d’attachement aux personnages, leur sort m’a laissée indifférente. La quête de Yohan n’est pas entrée en résonance avec moi. Et puis, il y a ce sentiment de déjà vu ou lu quelque part. Le dénouement me laisse perplexe et sur ma faim, beaucoup de questions tournent dans ma tête en refermant le roman.

Un roman « ça passe ou ça casse », je vous invite à vous faire votre avis et on en parlera !  Rendez-vous manqué pour moi, mais promis, je serai au rendez-vous l’an prochain !

Quatrième de couverture
SI LE PARADIS EST UNE ÎLE, L’ENFER AUSSI.
Le sable très blanc, l’océan turquoise. Voici ce que découvre Yohan à son réveil. Un endroit paradisiaque où il va entamer une nouvelle vie. Avoir une deuxième chance d’être heureux. Pour arriver sur cette île inconnue, il a signé avec une mystérieuse société qui promettait de le faire disparaître et d’effacer toute trace de son passé.
Les premiers jours, Yohan savoure son insouciance retrouvée. Même si peu à peu, un sentiment d’étrangeté le gagne. L’île héberge une dizaine d’habitants plus énigmatiques les uns que les autres. Pourtant les maisons abandonnées, les échoppes désertes dans les rues balayées par le vent, laissent penser qu’un jour ils ont été bien plus nombreux. Où sont passés les autres ?  Yohan veut comprendre. Mais jamais il n’aurait dû chercher à voir l’envers du décor. Car c’est bien connu, la connaissance fait voler en éclats le Paradis…
Editeur : Calmann-Lévy, 294 pages, date sortie : 5 janvier 2022

Dix âmes, pas plus

Entre Ragnar Jonasson et moi, c’est l’amour en dent de scie. Sa série Ari Thor ne m’avait franchement pas convaincue. Sa trilogie La dame de Reykjavik a été un véritable coup de coeur. C’est donc avec une grande excitation que j’ai ouvert Dix âmes pas plus, la quatrième de couverture a aiguisé ma curiosité, j’ai immédiatement pensé à Dix petits nègres d’Agatha Christie.

La douche froide, la grosse déception !  Nous sommes à des années lumière de sa fabuleuse trilogie.  Dix âmes… mais aucun supplément d’âme.

Les lecteurs qui aiment les romans 100% ambiance y trouveront sans doute leur bonheur. L’auteur a tout misé sur l’atmosphère pesante et glaçante d’un village du bout du monde. Il nous plonge dans le froid, le brouillard, le côté sauvage de ce bout d’Islande. Il nous fait bien ressentir la sensation d’isolement et de solitude de la jeune Una, coupée de sa vie citadine à Reykjavik, de ses amis et très mal accueillie par les villageois hostiles à son égard.

Ceux qui attendent quelque chose de plus seront déçus. Beaucoup de faiblesse dans l’intrigue, même si un certain mystère et des secrets planent sur le village. Entre le suspense quasi inexistant, le manque d’action et de tension, l’histoire mollassonne prend son temps pour avancer, il ne se passe pas grand chose. On tente de se raccrocher aux personnages mais ils sont tellement superficiels qu’on s’y attache à peine. Quand arrive le dénouement, on se dit : tout ça pour çà !

Si vous avez envie de découvrir Ragnar Jonasson, je vous conseille vivement sa trilogie !

Quatrième de couverture
Dix habitants au bout du monde.
Un mort.
Neuf suspects.
Recherche professeur au bout du monde. Voici une petite annonce qui découragerait toute personne saine d’esprit. Pas Una. La jeune femme quitte Reykjavík pour Skálar, l’un des villages les plus reculés d’Islande, qui ne compte que dix habitants. Malgré l’hostilité des villageois. Malgré l’isolement vertigineux.  Là-bas, Una entend des voix et le son fantomatique d’une berceuse. Et bientôt, une mort brutale survient. Quels secrets cache ce village ? Jusqu’où iront ses habitants pour les protéger ?
Editeur : La Martinière, 336 pages, date sortie : 14 janvier 2022

15 commentaires sur « OUI ? NON ? »

  1. Incroyable! J’avais une appréhension, quelque chose qui me retenait d’acheter le dernier Niko Tackian (dont j’ai aussi adoré les sept livres précédents, surtout l’avant-dernier, « Solitudes »),quant à Ragnar, idem, je ne l’ai pas encore sur ma liste, j’ai bien aimé la série Ari Thor et adoré la trilogie « La dame de Reykjavik, surtout le dernier, « La dernière tempête »! Encore un appréhension, une peur qu’il ne se contente de nous écrire un roman moyen, un copie de « Dix petits nègres » d’Agatha Christie qu’il adore et dont il a traduit tous les livres! Et voilà que mon présentiment se justifie avec ta chronique!

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      1. Oui, je les lirai car ce sont quand-même deux de mes auteurs préférés dans le style « Thriller/Roman noir » mais contrairement à la trilogie « La dame de Reykjavik », je ne vais pas me ruer et les acheter, faute de patience, je vais attendre qu’ils arrivent à la bibliothèque ;-)!

        Aimé par 1 personne

  2. Si tu savais le nombre d’auteurs que j’ai découverts grâce à la bibliothèque d’Ostende! David Vann, Daniel Woodrell, RJ Ellory, Elizabeth Brundage (ils ont déjà son deuxième roman en néerlandais), Gabriel Tallent, Ron Rash, Johan Theorin, Arnaldur Indridasson, tous les auteurs « nature writing » que j’adore…Et quand ils n’ont pas un livre, je peux le commander via « Interbibliothecair Leenverkeer » (« Prêts inter-bibliothèques), c’est comme ça que j’ai pu lire tous les Niko Tackian, « Boréale » et « Cataractes » de Sonja Delzongle, « Les sœurs de Montmorts » de Jérôme Loubry que je suis en train de lire…Il me suffit de taper le nom de l’auteur dans le catalogue « online » de la bib, si la bibliothèque d’Ostende ne l’a pas, ils t’indiquent si le livre est dans une autre bibliothèque flamande (à Louvain et à Gand, par exemple, ils ont énormément de livres d’auteurs français). Il ne me reste plus qu’à envoyer un email à la bibliothèque d’Ostende qui se charge d’emprunter le (ou les) livre(s) pour moi, qui arrivent en général quelques jours plus tard. Je reçois un email pour me prévenir qu’ils sont arrivés à Ostende. La seule chose, c’est qu’il faut payer €1,50 pour l’envoi des livres et contrairement aux livres empruntés dans « ma bibliothèque », il faut les rendre sans pouvoir prolonger la durée de l’emprunt de ces livres au bout de 3 semaines de 3 semaines supplémentaires. Je trouve ce système très bien! Autre avantage de la bibliothèque, ils me font souvent confiance lorsque je fais des suggestions d’achat! Ils ont acheté le deuxième roman de Karen Dionne à ma demande, « Surface » de Norek, « L’archipel des larmes » de Camilla Grebe et encore bien d’autres! Si vraiment je ne trouve pas les livres d’un auteur que j’aime, alors, je les achète comme « De silence et de loup », un achat que je ne regrette pas! J

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