
Avec Le Hameau, Niko Tackian nous entraîne ailleurs — dans un récit trouble, dérangeant, et impossible à lâcher.
Un voyage hypnotique dont on ne revient pas indemne.
Ceux qui me suivent savent que j’aime beaucoup l’univers de Niko Tackian, je le suis depuis ses débuts. Mais je dois être honnête : ses deux derniers romans m’avaient laissée un peu sur ma faim. C’est donc avec une attente immense et une légère appréhension que j’ai ouvert Le Hameau.
Et là… dès les premières pages, la magie a opéré.
Complètement.
Un fleuve. Trois vies. Un secret.
Paris, Berlin, Ukraine.
Trois destins. Trois trajectoires brisées.
Paris, Paul reçoit une lettre posthume du père qui l’a abandonné à la naissance — un héritage trouble, une clé sans serrure, des questions qui dérangent.
Léna, à Berlin, décide de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, retrouvée morte dans le Danube.
Ukraine, Dmitri, violoniste devenu soldat, fuit une guerre qui menace de le dévorer.
Trois récits que Niko Tackian entremêle avec une maîtrise redoutable.
Les chapitres courts impriment un rythme nerveux, l’alternance est fluide, on avance sans jamais se perdre.
On est happé. Totalement immergé. Impossible de lâcher.
On est à mille lieues d’un thriller classique. Et je n’ai aucune envie d’en dire trop de peur de spoiler. Gardons le mystère entier.
On suit ces trois âmes brisées qui longent le Danube… leurs trajectoires finissent par converger vers ce lieu interdit, mystérieux, presque irréel qu’on appelle le Hameau.
Et là, le thriller prend une toute autre dimension.
On retient son souffle face à ce qui se joue sous nos yeux.
Cela résonne méchamment avec notre actualité.
L’auteur tend un miroir à notre monde fracturé, où les silences pèsent et finissent par tuer.
Niko Tackian nous embarque ici dans un voyage d’une beauté sombre et envoûtante.
Le Danube, devient une présence vivante et sombre, un personnage à part entière.
C’est lui qui porte tout. Qui relie. Qui attire. Qui engloutit.
La plume toujours aussi fluide et visuelle nous immerge totalement.
On sent l’eau noire couler.
On voit le brouillard sur les rives.
On ressent le poids de l’Histoire, des silences, des secrets.
L’atmosphère est particulièrement bien travaillée.
Sombre, brumeuse, parfois presque mystique.
Mais surtout très troublante.
Le malaise s’installe par petites touches. Et une dérive lente et inexorable.
Après deux romans qui m’avaient laissée en retrait, Le Hameau me réconcilie pleinement avec l’auteur.
Un thriller choral envoûtant et profondément atypique.
Un roman qui dérange autant qu’il captive, et qui dépasse largement les codes du genre.
On croyait suivre un fleuve.
On suivait une dérive.
Et arrivé au Hameau…
il est déjà trop tard pour faire demi-tour.
Je remercie chaleureusement les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.
Quatrième de couverture
UN FLEUVE. TROIS VIES. UN SECRET.
À Paris, un homme reçoit une lettre posthume du père qui l’a abandonné à la naissance.
En Ukraine, un violoniste devenu soldat fuit une guerre qui menace de le dévorer.
À Berlin, une jeune femme décide de rendre justice à sa sœur retrouvée morte dans le Danube.
Paul, Dmitri, Léna. Ils ne se connaissent pas, et pourtant leurs destins convergent à travers l’Europe, liés par le Danube et par un lieu interdit : le Hameau.
Avec Le Hameau, Niko Tackian signe un thriller exceptionnel, à l’atmosphère saisissante, qui vous entraîne de Paris à Vienne et sur le plus long des fleuves d’Europe, pour un voyage sombre, fascinant, mystérieux.
Editeur : Calmann-Lévy, 352 pages, date de sortie : 25 mars 2026
Ah ça me fait plaisir de te lire comme ça ma Nadia. Il a dit que c’était son livre le plus intime, visiblement, c’est très réussi.
Merci pour le partage 🙏 😘
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