
Immersion noire à la Foire du Livre de Bruxelles
Je n’ai pas découvert Adeline Dieudonné comme beaucoup de lecteurs.
Je n’ai pas commencé par La vraie vie.
Moi, c’est Kerozene qui m’a fait entrer dans l’univers de l’autrice.
Une lecture complètement déroutante. Décalée. Explosive.
Impossible à classer. Impossible à oublier.
Il n’y a pas de demi-mesure.
Soit on embarque totalement… soit on reste sur le quai.
Je me souviens encore de cette sensation étrange : rire, être mal à l’aise, puis retenir mon souffle quelques pages plus loin.
Alors forcément, assister pour la première fois à une rencontre avec l’autrice à la Foire du Livre avait quelque chose de terriblement excitant.
D’autant plus que les deux rencontres promettaient d’être riches.
Deux moments très différents :
– Le vrai mal : Jusqu’où la violence se loge-t-elle au cœur des relations intimes ?
– Un roman à soi : À la frontière du stand-up et de la confidence, Adeline Dieudonné nous ouvre les portes d’un
territoire discret : celui de la fabrication de ses romans.
Finalement, l’agenda en a décidé autrement : je n’ai pas pu assister à ces rencontres.
Mais j’ai tout de même pu échanger quelques minutes avec Adeline Dieudonné.
Nous avons parlé de son nouveau roman… et de mon ressenti de lectrice de polar.
Elle l’a accueilli avec beaucoup de justesse… et m’a expliqué son choix : ici, pas de suspense à construire. Tout est donné dès le départ. Le chemin compte plus que la chute.
Je viens de terminer son nouveau roman Dans la jungle, présenté en avant-première à la Foire.
Un texte plus lent qui observe presque cliniquement la mise en place d’une relation sous emprise.
Une lecture déroutante pour moi, qui m’a laissée davantage dans l’observation que dans l’émotion.
Après l’expérience totalement détonante de Kerozene, j’attendais sans doute quelque chose d’aussi mordant, aussi explosif.
Mais cette fois, Adeline Dieudonné emprunte un autre chemin.
Un chemin qui m’a tenue à distance, là où j’attendais peut-être davantage de vertige.



Adeline Dieudonné fait partie de ces auteurs qui ne cherchent pas à rassurer.
Elle gratte.
Elle fissure.
Elle secoue.
Certaines voix dérangent.
Et c’est précisément pour ça qu’on a besoin de les entendre.
Bon, on voit bien que tu as kiffé ton passage à la foire. 🤗, Veinarde. Ça peut arriver de passer à côté d’un livre ma Nadia, nous n’avons pas le même vécu, ni le même ressenti.
Merci à toi pour le partage 🙏 😘
J’aimeJ’aime