
Mitigée sur son dernier roman L’ultime avertissement, j’étais persuadée que Nicolas Beuglet me surprendrait comme il l’a déjà si bien fait dans le passé. J’ai donc ouvert Transylvania avec une grande attente, d’autant plus que la quatrième de couverture promet un très bon moment de lecture, plein de mystère.
Un début qui tient ses promesses
Les premières pages sont fort intrigantes et plantent immédiatement le décor. En raison d’un manque de personnel, Mina, une simple agent de police, est envoyée pour enquêter sur un meurtre étrange qui s’est déroulé dans le château de Bran, attribué au comte Dracula et perdu au fin fond de la Transylvanie. Si elle réussit son enquête, elle deviendra inspectrice. L’enjeu est de taille pour elle !
Nicolas Beuglet maîtrise l’art de créer une atmosphère. Un hôtel perdu dans la neige, le froid glacial qui nous transperce, le côté gothique avec le château de Dracula, les références aux contes des frères Grimm : tous ces éléments composent un cocktail glacé et bien frappé. L’auteur a du talent pour nous plonger dans son univers, et sur ce point, il excelle.
Quand l’atmosphère ne suffit plus…
Mais l’édifice vacille assez vite… Quand Mina découvre qui a été assassiné, je ne peux rien vous dire… elle reste seule sur l’enquête. Sérieusement ??? Je lève les yeux au ciel et je passe sur ce premier manque de crédibilité, en espérant que la suite rattrape.
Les pages se tournent assez vite façon page-turner. Mais progressivement, l’intrigue s’effondre sous son propre poids : trop abracadabrante, trop tirée par les cheveux, trop bancale, trop de raccourcis. Mina fait le tour du monde en quelques jours, guérit de blessures graves entre deux chapitres et mène un jeu de piste qui oscille entre Disney interdit aux enfants et pamphlet sociétal recyclé.
L’ombre du déjà-vu
Mon principal regret concerne cette impression tenace de déjà-vu. J’ai retrouvé les mêmes mécaniques narratives que dans ses précédents romans, la même approche de dénonciation sociétale avec un message alarmiste. Je ne peux hélas vous en parler davantage sous peine de spoiler l’histoire, mais cette récurrence finit par créer une certaine lassitude chez moi. L’auteur semble s’enfermer dans une formule qui, à force d’être répétée, perd de son impact.
Résultat : une intrigue qui s’étire, des personnages un peu caricaturaux, une fin qui ne clôt rien et qui a eu raison de ma patience.
Ce n’est bien sûr que mon humble avis et je sais que certains lecteurs seront séduits par cette histoire et son approche. L’atmosphère fonctionne bien et pour ceux qui découvrent l’univers de Nicolas Beuglet, le voyage peut être dépaysant.
Au final, Transylvania m’a laissé sur ma faim. Malgré des ingrédients prometteurs et un savoir-faire indéniable pour l’ambiance, j’espérais, j’attendais autre chose… mais la magie n’a pas opéré. Cette lecture confirme malheureusement que Nicolas Beuglet et moi ne vibrons plus sur la même fréquence. Peut-être est-ce le moment de faire une pause, en espérant que nos chemins se recroiseront plus tard avec bonheur.
Je remercie chaleureusement les éditions XO pour leur confiance.
Quatrième de couverture
Il était une fois… Encore aujourd’hui, on prétend que le château de Bran, en Transylvanie, était la propriété du comte Dracula. Rares sont ceux qui s’arrêtent dans cet hôtel reculé, cerné par la neige et la glace. L’endroit paraît habité par des fantômes depuis la nuit des temps. C’est là que la jeune inspectrice Mina Dragan est envoyée pour enquêter sur un meurtre étrange. Un cadavre gît dans une chambre. Celui de l’unique client de l’établissement. A ses côtés traîne une vieille malle verrouillée. Avant de disparaître, l’assassin a inscrit un tatouage énigmatique sur la main de sa victime. Mina Dragan ne le sait pas mais c’est pour elle le début d’un jeu de piste terrifiant qui lui fera découvrir la face cachée et peut-être pas si imaginaire des contes de fées de notre enfance. Et si la clé de tous ces mystères se trouvait dans un seul livre ? Un livre fondateur. Il était une fois Transylvania…
Dans ce thriller qui plonge dans les profondeurs de notre subconscient, Nicolas Beuglet explore, une fois de plus, les ombres du passé pour éclairer l’avenir. Haletant. Vertigineux. Passionnant.
Editeur : XO, 349 pages, date de sortie : 18 septembre 2025
J’ai l’impression qu’on est loin des livres du début. Merci à toi pour ta franchise ma Nadia et le partage de la chronique 🙏 😘
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Tu sais que ce n’est pas de gaité de coeur que j’écris ce genre de retour… mais j’argumente toujours et puis mentir, c’est impossible pour moi, je respecte trop mes abonnés. 😘
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Même lassitude chez moi, raison pour laquelle j’ai voulu faire une pause avec cet auteur. Je n’ai pas terminé sa dernière trilogie, mais j’avoue que j’étais attirée par le titre de ce roman. Cela dit, j’en vais faire l’impasse, car je sens bien que je vais pousser des soupirs.
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Oui tu risques bien de pousser de gros soupirs 😉
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Je peux être bon public quand certaines incohérences servent le rythme, mais j’avoue que j’avais déjà fait l’impasse sur le précédent par peur de cet excès alarmiste que tu soulignes ici aussi.
Si j’y vais, je choisirai le bon moment ! Je suis meilleur public en vacances, par exemple 😄
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Cela devient très alarmiste, au détriment des intrigues très tirées par les cheveux. Pour moi, c’est terminé !
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J’ai aimé lire Le Cri, par contre j’ai décroché au fil des autres titres…donc je passe mon tour pour celui-ci 😅
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Il faut toujours s’écouter 😉
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OMG ! Je suis si déçue, j’ai beaucoup aimé les premiers livres mais là… c’est devenu un auteur connu, avec sans doute des objectifs de vente (détrompez moi si jamais), mais l’histoire est pauvre, l’écriture limite et je me pose toujours la question de mire ce livre jusqu’à la fin (ce qui ne m’arrive presque jamais!!). L’histoire est complètement invraisemblable, si on veut en rajouter une couche… bref, à fuir (désolée pour l’auteur !)
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Je partage votre avis, vous l’avez lu dans ma chronique ! Une énorme déception pour moi !
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Ça tombe bien, je ne comptais pas le lire 😉
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Je n’aime pas faire ce genre de retour, mais je ne vais pas vous mentir quand même 😉
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Non, et je ne voudrais pas que tu nous fasses de la critique de complaisance ! Je te suis pour ça aussi : pour la pertinence de tes chroniques.
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merci beaucoup !
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De rien, merci à toi !
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