La mort selon Turner – Tim Willocks

La mort selon Turner – Tim Willocks

Un western tarentinesque !

 Quand le Bien affronte le Mal… 

Direction l’Afrique du Sud, dans la banlieue du Cap. Après une soirée de beuveries avec une bande de potes, Dirk un jeune riche Afrikaner renverse une jeune métisse, une pauvresse sous alimentée entrain de fouiller une benne à ordures près d’un bar du township. Il s’enfuit sans prévenir les secours, laissant la victime agoniser seule. Une mort dont tout le monde se fiche, les flics du Cap ne lèvent pas le petit doigt, ils ont d’autres chats à fouetter. Sauf Turner qui décide de mener l’enquête pour trouver les coupables. Turner, un excellent flic noir, d’une intégrité absolue face à la corruption régnante, farouchement déterminé à rendre justice, peu importe le prix à payer. Pour lui, tout le monde est soumis à la même loi. Turner, un spécialiste des arts martiaux, un mélange entre Dirty Harry et Rambo. Rien ne l’arrête, même quand il apprend que les possibles meurtriers sont des blancs richissimes habitant très loin du Cap et qu’il sera bien dur de les mettre derrière les barreaux.

Nous ne sommes pas dans une simple enquête de police puisque nous connaissons très vite le coupable.  La mort selon Turner est l’affrontement impitoyable entre Turner, l’incorruptible et Margot Le Roux, la mère de Dirk, une richissime Afrikaner, propriétaire minière qui règne en seigneur local sur ses terres. Le flic veut faire triompher la justice, la mère veut protéger son fils. La mort selon Turner est le récit d’une croisade justicière, une traque sans pitié par un policier hors norme qui n’a rien à perdre, il ira jusqu’au bout de lui même en franchissant toutes les limites, semant la mort et le chaos autour de lui.

Ce western dans un décor de désert sud africain ne vous laissera pas souffler un instant, les scènes s’enchaînent à un rythme incroyable ! C’est puissant, très noir, violent, sanglant et bourré de testostérone. C’est épique, entre l’opéra et la tragédie grecque, plein d’excès et ça vous coupe le souffle ! La plume de Tim Willocks est sublime, poétique et la façon toute particulière qu’il a de plonger dans l’esprit humain -n’oublions pas que l’auteur est psychiatre- pour l’explorer dans les moindres replis donne une touche exceptionnelle à l’histoire.

Dans cet affrontement du Bien et du Mal, le lecteur se posera plus d’une fois la question: qui a raison et qui a tort ?

Un grand roman noir que je vous conseille vivement !

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine pour leur confiance.

4ème Couverture

Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages, tout le monde s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir des Homicides. Lorsqu’il arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation va être terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Editeur: Sonatine, 384 pages, date sortie: 11 octobre 2018

Les heures indociles – Eric Marchal

Les heures indociles – Eric Marchal

Une véritable pépite !

La magie a opéré… j’ai adoré.

Un roman historique richement documenté, qui mêle avec maestria la grande Histoire et la petite. Aventures, intrigues, complots, amour, suspense, frissons sont au rendez-vous. Une fois entamé, vous ne le lâcherez pas, un vrai feuilleton plein de rebondissements qui vous tiennent en haleine du début à la fin.

Eric Marchal nous immerge au coeur de Londres en 1908 et nous raconte -à la façon de Ken Follet- l’histoire de trois rebelles qui feront trembler l’Angleterre.
Olympe Lovell, une suffragette très engagée dans le courageux combat des femmes dans un pays conservateur qui leur refuse le droit de vote (elles l’obtiendront en 1928, et en 1944 pour la France). Des femmes qui secouaient la société et se battaient parfois au péril de leur vie pour changer les choses.
Thomas Belamy, un brillant médecin urgentiste à l’hôpital St Bart’s. Il suscite le respect et l’admiration de ses collaborateurs, il est aimé de tous les malades, considéré comme un médecin exceptionnel qui fait des « miracles » en alliant l’acupuncture et la médecine non conventionnelle aux traitements classiques. Il cache un mystère lié à son passé. Horace de Vere Cole, un aristocrate excentrique, énervant sur les bords, un épicurien qui ne cesse de provoquer des scandales avec ses canulars.

Le récit est nourrit de faits historiques, je salue l’impressionnant travail de documentation effectué par l’auteur. C’est très bien écrit, pointu, habilement décrit avec un souci du détail. Cela reste fluide sans lourdeur, ni complication et nous apprenons énormément de choses sans nous ennuyer une seule seconde.
Une immersion dans le service des urgences de l’hôpital, les progrès de la médecine et la chirurgie de l’époque en détail, la pharmacopée, la rivalité entre la médecine officielle et la non conventionnelle (personnellement j’ai été fascinée par les détails sur l’acupuncture).
Une magnifique reconstitution de Londres au début du siècle, la bourgeoisie et ses salons, la politique en vigueur, les services de police, le palais royal et le roi Edward VI. Une plongée dans les quartiers pauvres de l’East End, les misérables conditions de vie et la misère qui y règnaient.

Les 596 pages se lisent toutes seules et vous entraînent dans un tourbillon d’aventures passionnantes, foisonnantes, plus palpitantes les unes que les autres, aux côtés de personnages extrêmement attachants, hauts en couleur et finement étudiés.

Si je devais émettre un mini bémol, ce serait le dénouement fort rapide qui m’a quelque peu frustrée. Mais  ce n’est qu’un détail.

Une lecture immersive qu’on referme à regret, un pur bonheur que je vous recommande à 1000%.

Je remercie chaleureusement les éditions Anne Carrière pour leur confiance.

4ème Couverture

1908. La reine Victoria n’est plus et son fils Edward VI se rapproche de ses voisins européens. Le vieux monde britannique se fissure sous l’impulsion de groupes d’avant-garde, comme les suffragettes qui mènent une lutte acharnée pour le droit de vote des femmes. L’heure n’est pas à la révolution, mais à une révolte sociétale de moins en moins feutrée dont les hautsfaits se déroulent dans le Londres de Virginia Woolf et de Conan Doyle, celui des parcs et de la bourgeoisie de l’ouest et que des taudis de l’East End ouvrier.
Dans Les heures indociles, Éric Marchal relate le parcours de trois personnages hors du commun : Olympe Lovell, la suffragette, une guerrière au service de Mrs Pankhurst, prête à tous les sacrifices pour la cause. Thomas Belamy, l’annamite, médecin au Saint Bartholomew Hospital, le plus vieil établissement de Londres. Il travaille dans le service flambant neuf des urgences et dirige un département de médecine non conventionnelle dont le but est d’unifier les pratiques occidentales et chinoises. Enfin, Horace de Vere Cole, le plus excentrique des aristocrates britanniques, poète et mystificateur, à la recherche de son chef d’oeuvre, le plus grand canular de tous les temps.
Chacun d’eux est un rebelle. À deux, ils sont dangereux. À trois, ils sont incontrôlables et deviendront la cible du pouvoir et d’un mystérieux personnage se faisant appeler l’Apôtre.

Editeur: Anne Carrière, 596 pages, date sortie: 7 septembre 2018

Bilan lecture – novembre 2018

Bilan lecture – novembre 2018

8 livres lus, soit 3669 pages

Un magnifique et exceptionnel mois lecture, je jubile en écrivant mon bilan.  8 livres lus dont 4 gros pavés de plus de 500 pages. J’ai découvert 7 auteurs dans des genres complètement différents.
J’ai lu un roman mystère dont je ne peux vous parler pour l’instant.
Vous imaginez ? Un truc de ouf de dingue, c’est Noël avant l’heure, découvrir Mattias Köping, Armelle Carbonnel, Tim Willocks, Eric Marchal, Fiona Cummins et son premier roman, tout ça sur un mois…. dis donc, quel choc !  Elle est pas belle la vie d’une serial lectrice ? A l’heure où j’écris mon bilan, je termine juste Les heures indociles, je peux déjà vous dire que je l’ai refermé à regret, triste de quitter les personnages. Sinon, mea culpa, j’ai accumulé du retard dans mes chroniques, pas encore écrit celle sur La mort selon Turner, c’est promis, je m’y colle ce week-end.

Allez, c’est parti pour un résumé de mes lectures. Comme d’habitude, les liens des chroniques se trouvent en bas de page.

Promenons nous dans ce bois-Nele Neuhaus : Un ressenti en demi teinte pour moi. Un polar classique qui lorgne du côté du thriller psychologique. L’intrigue est bien ficelée, la plongée dans l’ambiance du village très réussie mais le roman souffre de beaucoup de longueurs !

Le manufacturier-Mattias Köping : Je n’avais encore jamais lu un thriller aussi percutant, je n’avais jamais vécu une telle expérience de lecture, ni pris une gifle aussi forte. A lire absolument, attention pour public averti.   Coup de coeur ? le mot est faible… je dis COUP DE FOUDRE !!!

Le collectionneur-Fiona Cummins : Un premier roman parfaitement maîtrisé, l’auteure apporte un « petit quelque chose » d’original et une touche de sensibilité particulière à l’histoire. Un page turner glaçant de 509 pages qui ne nous laisse aucun répit et se lit quasi d’une traite tant la mécanique est bien huilée. 100% glaçant, 100% plaisir !

Sinestra-Armelle Carbonel : Une merveille… une charge émotionnelle dévastatrice !
Armelle Carbonel a tout compris de la littérature, elle nous offre une vraie leçon d’écriture. Un voyage envoûtant qui vous sortira de votre zone de confort, un voyage dont vous vous souviendrez longtemps.

La mer qui prend l’homme-Christian Blanchard : Mal de mer garanti, vous voilà prisonnier des vagues dans un huis clos glaçant. Entre les secrets, les histoires de vengeance et de paranoïa, rien ne se passe comme prévu, les choses vont sérieusement déraper jusqu’au bain de sang. Tension, violence larvée, histoire bien ficelée mais bémol pour la fin, il m’a manqué quelque chose.

La mort selon Turner-Tim Willocks : Un western en Afrique du sud. Quand le bien affronte le mal. C’est très noir, sanglant, puissant, épique, ça vous coupe le souffle !

Les heures indociles-Eric Marchal : Si vous aimez Ken Follet, vous allez adorer !
Un médecin, une suffragette, un aristocrate excentrique, trois rebelles qui font trembler l’Angleterre. Intrigues, aventures, passions, rebondissements. 100% plaisir de lecture garanti. Truculent, foisonnant, passionnant, addictif.

Un livre mystère dont je ne peux rien dire pour l’instant, il sortira en mars 2019

MERCI A VOUS DE ME SUIVRE !

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures…
Soyez fous et déraisonnables, achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les,
empruntez les, peu importe, mais lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

Cliquez sur les titres pour lire les chroniques entières

Promenons nous dans ce bois – Nele Neuhaus

Le manufacturier – Mattias Köping

Le collectionneur – Fiona Cummins

Sinestra – Armelle Carbonel

La mer qui prend l’homme – Christian Blanchard

Les heures indociles-Eric Marchal : ma chronique arrive tout bientôt.

La mort selon Turner-Tim Willocks : ma chronique arrive tout bientôt.

La mer qui prend l’homme – Christian Blanchard

La mer qui prend l’homme – Christian Blanchard

Trois ex militaires de la guerre d’Afghanistan ont du mal à se réintégrer dans la société, ils souffrent de stress post traumatique. Ils vont embarquer à bord du Doux Frimaire, un chalutier de pêche en partance pour la mer d’Irlande. L’expérience est suggérée par le lieutenant Emily Garcia des services sociaux de l’armée française. L’idée de cette thérapie de choc est de les immerger dans un contexte extrêmement dur pour éradiquer leurs peurs et les guérir. Elle embarque à leurs côtés pour les encadrer et s’assurer que tout se passe bien, ce sera la seule femme à bord.
Sur l’île de Batz, Walter Colley, un copain des trois autres, semble s’être suicidé en incendiant sa maison. Saadia Aleph va mener l’enquête mandatée par sa compagnie d’assurance, elle sent quelque chose de pas net. Les deux histoires s’entremêlent et finissent par se rejoindre.

Préparez vous à tanguer de tous les côtés sur la mer déchainée, mal de mer garanti, vous voilà prisonnier des vagues dans un huis clos glaçant. Entre les secrets, les histoires de vengeance et de paranoïa, rien ne se passe comme prévu, les choses vont sérieusement déraper jusqu’au bain de sang.

Les chapitres alternent à merveille entre présent et passé rendant la lecture très dynamique. D’un côté la vie à bord du chalutier, les dures conditions des marins dans le froid et l’humidité; de l’autre les embruns de l’île de Batz et la minutieuse enquête de Saadia décidée à faire la lumière sur cet étrange suicide; entre les deux, les souvenirs d’Afghanistan, l’histoire de nos trois protagonistes, le terrible secret qui les lie et une plongée dans leur psyché abimée.

Le lecteur n’a pas beaucoup de répit pour souffler.  Une tension s’installe très vite, elle monte crescendo au fil du récit, la violence larvée est bien présente, prête à exploser à chaque moment. Les pages se tournent toutes seules, même si on connait le dénouement, l’histoire est captivante, très bien ficelée, on sent que l’auteur nous manipule à souhait et on a envie de comprendre ce qui s’est réellement passé à bord du navire pour aboutir à un tel carnage.
J’ai fort accroché à l’histoire mais la tension est retombée sur la fin que j’ai trouvé très tirée par les cheveux. Il m’a manqué quelque chose !  Un très bon moment lecture dans l’ensemble. A découvrir !

Pour info: ce roman est paru aux éditions Palémon en 2014, sous le titre Pulsions salines.

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour leur confiance.

4ème Couverture

Au large des côtes du Finistère, un chalutier à la dérive est localisé. Lors de l’opération de sauvetage, une femme est retrouvée dans une remise, prostrée, terrorisée et amnésique. Le reste de l’équipage a disparu.
Parmi eux se trouvaient trois anciens militaires français. Xavier Kerlic, Franck Lecostumer et Paul Brive avaient embarqué sur le Doux Frimaire à Concarneau, encadrés par le lieutenant Emily Garcia, des services sociaux de la Défense. Celle-ci devait expérimenter avec eux une méthode de lutte contre le stress post-traumatique en les insérant dans un groupe d’hommes soudés par de rudes conditions de travail – les marins du Doux Frimaire.
 » Je ne le sens pas, ce coup. Qu’est-ce qu’on vient faire dans cette galère ?  » avait lancé Franck en montant à bord, avant que le chalutier ne lève l’ancre en direction de la mer d’Irlande et ne disparaisse des radars…

Editeur: Belfond, 320 pages, date sortie: 18 octobre 2018

Sinestra – Armelle Carbonel

Sinestra – Armelle Carbonel

Une merveille !!!
Une charge émotionnelle dévastatrice…

Suisse 1942, des mères et des enfants atteints de désordres psychiques arrivent au Val Sinestra, un refuge isolé au coeur des montagnes, pour échapper aux horreurs de la guerre et trouver la sécurité. Le piège mortifère va très vite se refermer, bienvenue en enfer au coeur du Mal !

Difficile de parler de cet OLNI troublant (objet littéraire non identifié), à l’univers inclassable, nous naviguons à la frontière du roman noir, du conte de fée et du roman gothique. Les quelques lignes de pitch suffisent, je n’ai pas envie de vous en dire plus sur l’histoire malsaine qui se dévoilera par petites touches.

Un huis clos dérangeant, oppressant et tout en contrastes, entre folie, angoisse, noirceur, espoir et lumière. Le lecteur est imprégné par l’atmosphère particulièrement anxiogène et mortifère qui se dégage du lieu et de certains personnages. L’horreur, le macabre et la violence transpirent en toile de fond.

Le Val Sinestra , une bâtisse lugubre qui donne froid dans le dos, il a valeur de personnage à part entière et l’auteure lui donne la parole. Sinestra murmure son histoire, il nous fait visiter ses lieux, ses profondeurs cachées, un vrai labyrinthe que nous parcourons en nous perdant dans ses couloirs hantés. L’auteure s’est inspirée d’un lieu qui existe réellement, au début du 20è siècle, c’était un centre thermal, reconverti aujourd’hui en hôtel de luxe.

La plume sublime et poétique nous emporte complètement. Chaque mot est choisi soigneusement pour nous faire ressentir tout un panel d’émotions, de sensations vibrantes et distiller le suspense au compte goutte.  Armelle Carbonel a tout compris de la littérature, elle nous offre une vraie leçon d’écriture.

Un voyage envoûtant qui vous sortira de votre zone de confort, un voyage 100% émotions dont vous vous souviendrez longtemps.

Les éditions RING frappent décidément très fort avec leurs auteurs polars/noirs qui sortent du cadre formaté.  Je les remercie chaleureusement pour leur confiance.

4ème Couverture

Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le mal a franchi la frontière avec eux.

Editeur: RING, 390 pages, date sortie: 8 novembre 2018

Le collectionneur – Fiona Cummins

Le collectionneur – Fiona Cummins

100% glaçant, 100% addictif, 100% plaisir !

Deux enfants sont enlevés, une troisième enfant a disparu depuis un an. Ils ont tous un point commun, lequel ? Ils ont croisé la route du Collectionneur. Un homme effacé, un monsieur tout le monde le jour, qui se transforme en un redoutable serial killer la nuit. Un tueur complexe et terrifiant qui collectionne les os humains pour son musée morbide transmis de père en fils. Mais attention pas n’importe lesquels, il cherche la rareté, des os spéciaux et uniques. Les enfants enlevés sont atteints de malformation osseuse. Clara  a une malformation au niveau des mains et Jakey est atteint d’une maladie génétique rare, la fybrodisplasie ossifiante progressive, appelée la maladie de l’homme de pierre, des os supplémentaires poussent jusqu’à l’enfermer petit à petit dans son corps.

Fiona Cummins nous offre un premier roman parfaitement maîtrisé, un page turner glaçant de 509 pages qui ne nous laisse aucun répit et se lit quasi d’une traite tant la mécanique est bien huilée.

L’auteure apporte un « petit quelque chose » d’original et une touche de sensibilité particulière à l’histoire, elle donne une belle profondeur à tous ses personnages, les parents, les victimes, l’inspectrice et nous les rend tellement proches. Elle nous immerge complètement dans la vie des parents en nous faisant ressentir ce qu’ils endurent au quotidien avec la maladie de leurs enfants, leur désarroi, leur fragilité et leurs angoisses face à l’enlèvement. Criant de vérité et très touchant ! J’ai beaucoup aimé l’inspectrice qui mène l’enquête, une femme forte, déterminée, fragile, instable, en proie à des problèmes de couple et pleine d’empathie pour les victimes. Un mini bémol concernant le Collectionneur, il m’a manqué un petit truc, peut être aurais-je aimé qu’il soit plus mis en lumière. Je pense que l’auteure a fait le choix de mettre sa collection morbide au premier plan.

Un course contre la montre qui nous maintient sous tension permanente, les chapitres très courts donnent un rythme de dingue à l’histoire, nous tournons frénétiquement les pages pour savoir si les enfants vont être sauvés par l’inspectrice Etta Fitzroy. Les rebondissements s’enchaînent de plus en plus vite jusqu’à la fin. Et quelle fin ! Je vous en parle ? WTF, j’ai juste failli jeter mon livre par terre.

Mon petit doigt me disait que Fiona Cummins avait prévu une suite, elle vient de paraître en Angleterre, il n’y a plus qu’à patienter.

Avis aux amateurs… un thriller que je vous recommande vivement !

Je remercie chaleureusement les éditions Slatkine & Cie pour leur confiance.

4ème Couverture

Un tueur en serie encore plus effrayant qu’Hannibal Lecter.
Le Collectionneur a tout organisé et mène une double vie. Dans l’une, il est comme vous et moi. Dans l’autre, il est le gardien d’un macabre musée de famille : une collection d’ossements humains.
Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l’objet unique. Deux enfants, Jakey Frith et Clara Foyle, souffrent l’un et l’autre d’une maladie génétique orpheline (une centaine de cas en France) qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu’à l’étouffement, lamaladie de l’homme de pierre. Le Collectionneur se doit d’avoir ces deux pièces rarissimes que sont deux petits squelettes au tout début de leur déformation.
Dans sa traque éperdue, il déjoue la vigilance du père de Jakey et celle d’un détective trouble, Etta Fitzroy, qui enquête sur une série d’enlèvements.

Editeur: Slatkine & Cie, 509 pages, date sortie: 18 octobre 2018

Le manufacturier – Mattias Köping

Le manufacturier – Mattias Köping

Coup de coeur ? le mot est trop faible… je dis COUP DE FOUDRE !!!

Je découvre Mattias Köping avec Le Manufacturier. Je n’ai pas lu son premier roman Les démoniaques, sa noirceur me faisait trop peur. J’ai rencontré l’auteur il y a quelques mois à Saint Maur en Poche et il a balayé toutes mes appréhensions en quelques minutes, un monsieur d’une grande douceur et d’une extrême gentillesse, qui prend le temps d’écouter ses lecteurs.

Je vais vous faire un aveu, je lis du noir et des thrillers depuis plus de 35 ans, environ 125 par an, faites le compte, ça donne le vertige…
Je n’avais encore jamais lu un thriller aussi percutant, je n’avais jamais vécu une telle expérience de lecture, ni pris une gifle aussi forte.  A côté du Manufacturier,  certaines de mes lectures les plus noires ressemblent à « Oui, oui, à la plage ». Mattias Köping a un talent fou et il faut le dire haut et fort !!!

Ce roman m’a laissée KO et il continue de me pourchasser, je suis restée trois jours sans lire, difficile d’ouvrir un autre livre après un tel uppercut ! Personne ne peut sortir indemne d’une telle lecture. Je me retrouve sans voix devant ma page blanche, si je m’écoutais, je me contenterais d’aligner une kyrielle d’adjectifs louant ses nombreuses qualités.

Mise en garde aux lecteurs, Le Manufacturier est destiné à un public averti, les personnes trop sensibles qui n’ont pas le coeur bien accroché passeront leur chemin.

Les années 90, le conflit dans les Balkans et la guerre que se livrent les serbes, croates et bosniaques. Milovan, un garçon croate échappe aux tortionnaires, les Lions de Serbie, qui ont massacré toute sa famille, il rejoint la France pour vivre chez un oncle. Vingt cinq ans plus tard, une avocate serbe enquête sur les criminels de guerre. Milovan va l’engager pour retrouver les bourreaux qui ont exterminé sa famille.
La ville du Havre, le trafic de drogue dans ses cités, la prostitution, la corruption, les mafias et les parrains sans état d’âme. L’univers du Dark Web où le Manufacturier propose des vidéos de ses crimes à la vente sur son site internet.

Nous allons croiser de nombreux personnages, les intrigues sont très denses, elles se croisent, s’entremêlent avec fluidité dans une construction minutieuse et intelligente, elles s’imbriquent au fur et à mesure qu’on avance pour finir  par se rejoindre et se percuter dans un final ahurissant.

Bienvenue en enfer, aucune échappatoire possible ! Le Manufacturier, c’est une plongée dans la bestialité de l’âme, la nature humaine dans ce qu’elle a de plus horrible, le Mal à l’état pur.
Une plongée dans la monstruosité du conflit serbo-croate qui a fait 200 000 morts et dont on parle très peu. Tout y est décrit sans aucune censure, les atrocités, les cruautés, les vengeances, les horreurs et tortures les plus abjectes. La plume affutée et incisive de l’auteur ne nous épargne rien. Vos tripes se retourneront plus d’une fois, la nausée vous envahira et pourtant, aucune violence n’est gratuite, tous les détails servent l’intrigue. L’auteur a effectué un énorme travail de documentation, c’est impressionnant de justesse et de réalisme.

Le Manufacturier, c’est :
548 pages à couper le souffle, d’une rare puissance et d’une brutalité effrayante
548 pages explosives, ultra noires, d’une violence inouïe
548 pages millimétrées à la perfection, pleines de rebondissements, sans aucune longueur
548 pages sacrément addictives qui soumettront vos nerfs à rude épreuve
548 pages crues et sordides qui vous décaperont et vous broieront corps et âme
548 pages qui s’imprimeront tout au fond de vous pour très longtemps

Je termine en citant l’auteur : « aucune fiction n’arrive à la cheville du monde réel en termes d’horreur ».

Le Manufacturier est un grand, un énorme, un terrible bouquin… que dire de plus ? Mattias Köping est un auteur qui a du génie, ne passez pas à côté !!!

J’ai envie de le souligner. Le Manufacturier est le troisième roman des éditions RING que je termine et la troisième claque d’affilée. Après Ghislain Gilberti « Sa majesté des ombres » et Frédéric Mars « Les marcheurs ». Je suis entrain de lire Sinestra d’Armelle Carbonel, bien parti pour rejoindre mes coups de coeur. RING, une maison d’édition qui a un don particulier pour dénicher des talents et qui ose publier des romans coup de poing qui percutent et dérangent. 

Je remercie chaleureusement les éditions RING pour leur confiance.

4ème Couverture

Le 19 novembre 1991, une poignée de paramilitaires serbes massacrent une famille à Erdut, un village de Croatie. Laissé pour mort, un garçonnet échappe aux griffes des tortionnaires, les Lions de Serbie. Un quart-de-siècle plus tard, l’avocate Irena Ilić tente de remonter la piste jusqu’à la tête du commando, le sinistre Dragoljub.

Le 1er avril 2017, les cadavres d’une femme et de son bébé sont retrouvés dans la banlieue du Havre, atrocement mutilés. Niché dans le dark Web, un inconnu sous pseudonyme revendique le double meurtre et propose les vidéos de ses crimes à la vente sur son site Internet… Depuis quand sévit-il ? Prêt à transgresser la loi, le capitaine de police Vladimir Radiche s’empare de l’affaire qui sème la panique sur le pays, au risque de voir l’inimaginable s’en échapper.

Les deux investigations vont se percuter avec une violence inouïe. L’avocate et le flic ont des intérêts divergents et sont prêts à se livrer une guerre sans merci. Emportés dans l’abîme du terrifiant conflit yougoslave, les enquêteurs évoluent dans un vertige noir, gangrené par la violence et la corruption, où les plus pourris ne sont peut-être pas ceux que l’on croit. Crimes contre l’humanité, meurtres en série, fanatismes religieux, trafics entre mafias sans scrupules, l’étau se resserre au fil des chapitres. Les égouts de l’Histoire finiront par déborder, et vomir des monstres trop vite oubliés.

N’ayez pas peur. Oui, il y a tout cela dans Le Manufacturier. Non, il n’y a pas d’autre issue.

Editeur: RING, 548 pages, date sortie: 25 octobre 2018

Promenons nous dans ce bois – Nele Neuhaus

Promenons nous dans ce bois – Nele Neuhaus

Je découvre Nele Neuhaus avec ce 8è opus de la série mettant en scène le commissaire Oliver von Bodenstein et l’inspectrice Pia Kirchhoff. Une série qui rencontre visiblement un gros succès, le 2è tome « Blanche Neige doit mourir » s’est vendu à 1 million d’exemplaires en Allemagne.

Nous sommes plongés au coeur du village natal du commissaire, petit coin isolé dans la région montagneuse du Taunus. Quelqu’un s’acharne à tuer des gens sans histoires, les cadavres s’accumulent. Les victimes ont un point commun : elles se connaissent toutes.

Le commissaire est mal à l’aise car il connait les victimes et les habitants, l’enquête s’annonce très complexe. Il est persuadé que le meurtrier est un des villageois et que ces meurtres sont liés à des évènements du passé. De vieux secrets enfouis depuis quarante ans vont être déterrés… jalousies, trahisons, adultères.  Artur, le meilleur ami de Bodenstein a disparu brutalement durant l’été 1972, que s’est-il réellement passé ? Bodenstein a enfoui ce traumastime d’enfance.
Les enquêteurs devront faire face au silence des villageois, tout le monde semble avoir des choses à cacher et il leur faudra beaucoup de patience pour assembler les pièces du puzzle et percer les zones d’ombre.

Ne vous attendez pas à des rebondissements incessants, l’intrigue très dense démarre fort lentement.  Nele Neuhaus prend son temps pour nous présenter les nombreux personnages et nous immerger dans le décor et l’atmosphère oppressante du village, au coeur des secrets, des non-dits, des mensonges et des vieilles rancoeurs.

Un ressenti en demi teinte pour moi. Globalement, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce polar classique qui lorgne du côté du thriller psychologique. L’intrigue est bien ficelée, la plongée dans l’ambiance du village très réussie mais le roman souffre quelque peu d’un manque d’originalité (oui, je sais, je suis difficile et j’aime être surprise) et de beaucoup de longueurs (544 pages quand même !).

Un livre que je conseillerais aux amateurs d’ambiance de polars nordiques. Et je le répète, ceci n’est que mon humble avis, faites vous le vôtre.

Une mention spéciale pour la sublime couverture ! Je remercie les éditions Calmann Lévy pour leur confiance.

4ème Couverture

Dans la région montagneuse du Taunus, la forêt prédomine. Peut-on alors parler d’accident quand en pleine nuit, au coeur des bois, un feu tue un homme dans sa caravane ? Et quand non loin, dans un village reclus, deux autres morts suspectes se succèdent ?
Le commissaire Bodenstein et sa jeune collègue Sander comprennent vite qu’un même meurtrier s’acharne, mais pourquoi s’en prend-il à des gens sans histoires et qui se connaissaient tous ? Peu à peu, l’enquête les ramène à l’été 1972, lorsque le meilleur ami de Bodenstein, Artur, disparut sans laisser de traces. Un traumatisme d’enfance pour lui, et un drame que beaucoup auraient préféré oublier. Et si un lien existait avec les victimes récentes ? Pour arrêter le coupable, un seul moyen : découvrir ce qui s’est vraiment passé à l’époque, là-bas, dans ce bois…

Editeur: Calmann Lévy, 544 pages, date sortie: 10 octobre 2018

Bilan lecture – octobre 2018

Bilan lecture – octobre 2018

10 livres lus, soit 3934 pages

Octobre a été un mois très riche avec beaucoup de belles lectures.
Sept retrouvailles avec sept auteurs que je suis de près et aime beaucoup. Certains ont confirmé leur talent, d’autres ont réussi le pari de se renouveler, d’oser, de me surprendre en allant là où je ne les attendais pas. Et trois découvertes… deux en demi teinte et une qui m’a délié les zygomatiques.
Allez, c’est parti comme d’habitude avec les résumés et les liens des chroniques en bas de page !

Le douzième chapitre-Jérôme Loubry : Pari réussi avec ce deuxième roman. L’auteur a un don particulier pour créer des ambiances captivantes et angoissantes, le livre se dévore quasi d’une traite,  tellement curieux de connaitre le mot de la fin.

Organigramme-Jacques Pons : Un premier roman qui dépeint à merveille l’univers impitoyable d’un système qui ne pense qu’aux chiffres, aux actionnaires et à la compétition, au détriment de l’humain. Bienvenue en enfer, tout y est permis. Hermétique à cette histoire, je n’ai pas ressenti beaucoup d’empathie pour les nombreux personnages.

Apocryphe-René Manzor : Un passionnant thriller où l’Histoire et la fiction se croisent, une fresque épique qui revisite l’histoire officielle. Un fabuleux divertissement qui nous plonge deux mille ans en arrière. Une chasse à l’homme haletante, des batailles sanglantes. L’auteur est un conteur exceptionnel qui fabrique des images avec ses mots.

Au coeur de la folie-Luca d’Andrea : En quelques mots il parvient à créer un certain malaise en nous, il nous immerge dans le froid glacial des montagnes enneigées, il installe une ambiance angoissante proche de celle de certains contes cruels des frères Grimm, une peur qui nous donne des frissons en nous glaçant les os. Le lecteur est piégé dans une spirale effrayante, impossible d’en sortir avant la fin. Petit bémol pour la fin !

Honky Tonk Samouraïs-Joe R. Lansdale : Neuvième tome de la série Hap et Leonard et j’avoue avoir passé un très bon moment en compagnie de ces deux détectives texans, mes zygomatiques se sont déliés plus d’une fois.C’est noir, violent, déjanté, cru, plein d’ironie, de cynisme, on rit vraiment beaucoup.

Enfermé.e-Jacques Saussey :  Coup de coeur !!!
Un long cri d’amour. Une claque magistrale. Un coup de poing d’une violence inouïe. A lire de toute urgence. Lisez-le, lisez-le, LISEZ-LE !!!

Dragon noir-Frédérick Rapilly : Un thriller électrique branché sur du 20 000 volt. C’est en apnée qu’on lit ce suspense haletant.  Nous sommes entrainés aux côtés de Marina dans sa course effrénée pour sauver sa peau, va-t-elle échapper aux tueurs et retrouver la mémoire ?

Inexorable-Claire Favan : L’auteure a osé un roman qui sort du moule, un roman différent pour parler de la différence. Bravo ! Un roman noir puissant, porteur d’un message fort, avec une intrigue sur des meurtres de femmes en toile de fond laissant la part belle aux personnages et aux émotions.

Tu tairas tous les secrets-Hervé Jourdain : Personne n’en parle et c’est bien dommage ! Deux meurtres, deux enquêtes en parallèle. Complexes, minutieuses, criantes de réalisme, très prenantes, hyper bien ficelées. Aucune longueur, un tempo parfait, le lecteur est captivé de bout en bout, le suspense et la tension vont crescendo jusqu’au final scotchant.

Irrespirable-Olivia Kiernan : Un bandeau très accrocheur nous présente ce premier roman « Entre Le poète et Le silence des agneaux ». Tous les ingrédients d’un bon polar sont réunis. MAIS mes attentes (liées à ce bandeau mensonger) étaient trop grandes, la serial lectrice  espérait la surprise, le choc de lecture et forcément, j’ai été déçue.

MERCI A VOUS DE ME SUIVRE !

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes lectures…
Soyez fous et déraisonnables, achetez des livres, beaucoup de livres, prêtez les,
empruntez les, peu importe, mais lisez, lisez, lisez… cela rend heureux !

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Le douzième chapitre – Jérôme Loubry

Organigramme – Jacques Pons

Apocryphe – René Manzor

Au coeur de la folie – Luca d’Andrea

Honky Tonk Samouraïs – Joe R. Lansdale

Enfermé.e – Jacques Saussey

Dragon noir – Frédérick Rapilly

Inexorable – Claire Favan

Tu tairas tous les secrets – Hervé Jourdain

Irrespirable – Olivia Kiernan

Irrespirable – Olivia Kiernan

Un bandeau très accrocheur nous présente ce premier roman « Entre Le poète et Le silence des agneaux ».  Waouh, ça commence fort, le menu est très alléchant. La 4è de couverture nous parle de chambres de tortures, sites BDSM, trash et noirceur absolue… Comment puis-je y résister à un tel menu, le roman me tente fort et j’y plonge tête première !

Une biologiste est retrouvée pendue chez elle, apparemment une banale affaire de suicide. La commissaire Frankie Sheenan est chargée de l’affaire, elle reprend tout juste le boulot et se remet à peine d’une longue convalescence suite à une agression liée à une précédente affaire. Après l’examen du corps, il s’avère qu’il s’agit d’un meurtre, le mari a disparu. D’autres meurtres suivront, les pistes vont se multiplier et mener les enquêteurs dans le monde du dark web et le milieu sado maso.

L’histoire se tient, l’intrigue est bien menée, la construction est plutôt originale. Il y a des longueurs au début, j’ai l’impression de tourner en rond mais le rythme s’accélère dans la seconde partie et le suspense s’intensifie. Les enquêteurs sont attachants, rien à dire côté technique, tous les ingrédients d’un bon polar sont réunis. MAIS mes attentes (liées à ce bandeau mensonger) étaient trop grandes, la serial lectrice  espérait la surprise, le choc de lecture et forcément, j’ai été déçue.
Un thriller sympathique mais beaucoup trop sage pour moi, comme si l’auteure avait eu peur de se lâcher et d’explorer la perversion. Dommage !

Ce n’est bien sûr que mon humble avis, faites vous le vôtre.

Je remercie les éditions Hugo Thriller pour leur confiance.

4ème Couverture

Irréversible.
Dublin. Le docteur Eleanor Costello, scientifi que respectée, est retrouvée morte chez elle. Suicide ?

Implacable
À peine remise des coups reçus lors de sa précédente affaire, la commissaire Frankie Sheehan se voit confi er l’enquête. La disparition du mari d’Eleanor puis la découverte d’une deuxième et bientôt d’une troisième victime lui prouvent qu’elle est en présence d’un tueur en série. Et que ce tueur aime jouer avec la mort.

Irrespirable
Victimes consentantes, sites BDSM,  » near death experiences « , chambres de torture, meurtres filmés et ritualisés : jusqu’à sa confrontation finale avec le tueur, Frankie va s’immerger dans ce que l’âme humaine a de plus noir et de plus pervers. Un noir absolu, malgré les taches de bleu de Prusse, ce pigment utilisé par Chagall et que l’on retrouve sur les victimes comme une signature.

Editeur: Hugo Thriller, 368 pages, date sortie: 18 octobre 2018