La petite ritournelle de l’horreur – Cécile Cabanac

La petite ritournelle de l'horreur

 

Son premier Des poignards dans les sourires  était très bon.
Son deuxième Requiem pour un diamant  était tout aussi bon.
Son troisième LA PETITE RITOURNELLE DE L’HORREUR est excellent.


 COUP DE COEUR !

 

Quand les murs cachent de sombres secrets… 

Cécile Cabanac nous plonge au coeur de la noirceur de l’âme humaine, là où l’horreur s’infiltre dans les strates les plus profondes. Le voyage est sordide et effroyable.  

Pio vient d’acheter une vieille maison. Durant les travaux de rénovation qu’il effectue, en tentant d’abattre une cloison, il découvre le corps momifié d’une jeune adolescente. Virginie Sevran et son équipe sont en charge de l’enquête. Quand ils débarquent sur place, les enquêteurs sont confrontés à l’horreur, une vision de folie. C’est la sidération. Trois cadavres d’enfants ne portant qu’une chaussure au pied droit sont découverts derrière les murs. 

L’ancienne propriétaire de la maison est Madeleine Dufflot, une dame âgée vivant en Ehpad et qui vient de décéder. Les fantômes du passé se manifestent, réveillant une vieille affaire de disparition d’enfant jamais élucidée, du temps où Pierre Biolet était à Clermont-Ferrant. L’affaire semble fort complexe. 

Des personnages hyper attachants

On retrouve avec bonheur la commandant Virginie Sevran avec son inséparable binôme Pierre Biolet et les enquêteurs qui gravitent autour : Ortiz, Kervan et le borderline Dombard. Le duo Sevran-Biolet fonctionne à merveille, ils sont de plus en plus complices et se comprennent à demi-mot, d’un simple regard. 

Une enquête réaliste

Une enquête minutieuse et très réaliste qu’on suit de l’intérieur dans les moindres détails, tout y est fouillé, décortiqué avec une extrême précision. Nous sommes sur le terrain aux côtés de policiers submergés d’émotions face aux drames qu’ils vivent jour après jour, ils encaissent et en prennent plein les tripes. Des vrais et beaux personnages, emplis d’humanité et très attachants, d’une sensibilité à fleur de peau, jonglant entre leur vie privée et leur boulot d’enquêteurs. La frontière entre les deux est fort mince et les débordements fréquents. 

Derrière l’enquête se cache l’envers du décor peuplé de bourreaux et de victimes : les mères seules complètement dépassées par leur marmaille, les enfants retirés à leur mère et placé en famille d’accueil, les travers et difficultés de l’Aide à l’enfance confrontée aux manques de moyens. Des mômes abusés, profondément brisés, détruits à tout jamais. Accrochez-vous, Cécile Cabanac nous donne à vivre beaucoup d’émotions et certains passages émouvants pincent le coeur.

Un scénario en béton

Une intrigue tentaculaire, pleine de suspense et bien rythmée. Difficile de lâcher sa lecture en route, les pages se tournent toutes seules grâce à la plume fluide et aux dialogues d’une grande justesse. La construction est parfaitement maîtrisée jusqu’aux plus infimes rouages. Le scénario en béton nous tient en haleine grâce aux nombreux rebondissements et retournements de situation. On avance entre fausses pistes et suspects potentiels en retenant sa respiration. Le dénouement fort poignant nous tire quelques larmes.

En trois romans, Cécile Cabanac s’est taillée une belle place dans le monde du polar, elle est montée en puissance et confirme son très grand talent. Cette pépite bien noire nous le prouve sans l’ombre d’un doute. Allez-y, c’est de l’excellent !

Pour ceux qui se poseraient la question : ce roman se lit indépendamment des deux premiers, sans aucun problème. 

Je remercie chaleureusement les éditions Fleuve pour leur confiance.

 

Quatrième de couverture

Derrière les murs se cachent les plus sombres des secrets…
Un appel au cœur de la nuit. Des gyrophares qui tournoient dans l’obscurité. Une vieille bâtisse à l’abandon. Quand la commandant Virginie Sevran arrive sur les lieux, les techniciens de l’identité judiciaire sont déjà à l’œuvre à l’intérieur. Ils font face à l’insoutenable. À la noirceur de l’âme humaine. Au cadavre d’une gamine dissimulé derrière une cloison que le nouveau propriétaire tentait d’abattre.
Là, au milieu de la campagne francilienne, le silence est oppressant. L’angoisse monte. Et, bientôt, les murs confient deux autres corps aux policiers. Deux autres enfants… Rapidement, la sidération laisse place à une enquête éprouvante. Certainement la plus sordide de toutes celles auxquelles la commandant et son binôme, Pierre Biolet, ont été confrontés durant leurs carrières. Une seule certitude, personne ne ressortira indemne de cette affaire…

Editeur : Fleuve, 480 pages, date sortie : 13 janvier 2022

9 commentaires sur « La petite ritournelle de l’horreur – Cécile Cabanac »

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