Tout ce qu’on ne s’est jamais dit – Celeste NG

 

Un roman qu’on aime ou qu’on déteste, pas de demi mesure.
J’ai aimé !

La 4ème de couverture est très mal faite, en la lisant on s’attend à un thriller, un polar et il n’en est absolument rien.

Tout ce qu’on ne s’est jamais dit est un drame noir, une intrigue psychologique au sein d’une famille sino américaine.

Lydia, la grande soeur meurt au début du roman.

Nous n’assistons pas du tout à l’enquête, ce n’est pas le propos du livre. L’auteure analyse et décortique subtilement la souffrance ressentie par chacun des membres de la famille suite au décès de la soeur.
Tous sont écorchés. La mère, rêvait d’être médecin et se retrouve mère au foyer. Le père, professeur d’université, d’origine chinoise, a rencontré beaucoup de problèmes d’intégration. Lydia, la grande soeur adulée par ses parents, elle porte tous les espoirs de réussite. Nath, le grand frère brillant, invisible, il rêve d’entrer dans une grande université pour que ses parents le remarquent. Et Hannah, la petite soeur, transparente, personne ne la voit, elle se confond avec les meubles.
Le récit même habilement présent et passé pour tracer le portrait et l’histoire de cette famille idéale en apparence.

Ce roman nous dit beaucoup de choses sur la complexité des relations familiales, les non dits, les secrets, les silences, les zones d’ombre, le rejet, les frustrations, les rancoeurs, les attentes exagérées des parents envers les enfants, les rêves oubliés, la place de la femme dans la société, la difficulté d’être différent dans une petite ville américaine.

Le rythme est lent, très lent parfois mais il sert l’ambiance oppressante du roman.

Un formidable premier roman tout en finesse, en sensibilité et d’une grande profondeur.

Une auteure à suivre de près!

4ème Couv.

Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l’ignore encore…

Élève modèle, ses parents ont placé en elle tous leurs espoirs. Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu’elle n’a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d’université d’origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu’il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus.

Mais le corps de Lydia gît au fond d’un lac.

Accident, meurtre ou suicide ? Lorsque l’adolescente est retrouvée, la famille Lee, en apparence si soudée, va devoir affronter ses secrets les mieux gardés. Des secrets si longtemps enfouis qu’au fil du temps ils ont imperceptiblement éloigné ses membres, creusant des failles qui ne pourront sans doute jamais être comblées.

Bien sûr, Tout ce qu’on ne s’est jamais dit distille un suspense d’une rare efficacité. Mais ce livre qu’on garde en soi très longtemps est bien plus que cela. Celeste Ng aborde la violence de la dynamique familiale, les difficultés de communication, le malaise adolescent, avec une intensité exceptionnelle qui évoque l’univers de Laura Kasischke. En distinguant cette œuvre envoûtante comme l’un des meilleurs romans de l’année, les critiques anglo-saxons ont salué la naissance d’un écrivain majeur et fait le succès du livre, vendu à plus d’un million d’exemplaires.

Editeur: Sonatine, sortie le 3 mars 2016, 288 pages

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